L'Hypnose pour renforcer l'Amour de Soi
Vous venez de rater quelque chose. Rien de grave : un dossier, un rendez-vous oublié, une phrase maladroite.
Imaginez maintenant qu'un ami vous raconte exactement la même chose. Vous savez très bien ce que vous lui diriez : que ce n'est pas grave, que ça arrive, qu'il se met trop de pression.
Et vous savez aussi ce que vous vous dites à vous-même, à l'instant. Ce n'est pas la même personne qui parle. C'est exactement là que se joue l'amour de soi : pas dans l'admiration de soi, pas dans la confiance en ses capacités, mais dans la façon dont vous vous traitez quand ça ne va pas.
Amour de soi, estime de soi, confiance en soi
Les trois mots circulent ensemble et désignent des choses différentes.
La confiance en soi, c'est ce que je crois pouvoir faire. Elle est liée aux capacités et se construit par l'expérience.
L'estime de soi, c'est la valeur que je m'accorde. Elle est plus globale et plus stable.
L'amour de soi, c'est la relation que j'entretiens avec moi, et surtout la façon dont je me traite dans l'échec. Il ne dépend ni des réussites, ni du regard des autres.
C'est cette dernière qui nous occupe ici. Sur la voix qui commente et qui juge en continu, voyez plutôt notre page consacrée au critique intérieur. Sur ce que l'on se croit capable de faire, voyez confiance en soi et estime de soi.
Ce que la recherche appelle l'autocompassion
L'amour de soi n'est pas un concept mesurable. En revanche, il en existe un très proche, et largement étudié depuis vingt ans : l'autocompassion.
Elle se décrit en trois mouvements, tels que les a définis la chercheuse américaine Kristin Neff : se traiter avec bienveillance plutôt qu'avec dureté quand on échoue ; se rappeler que l'échec fait partie de l'expérience humaine plutôt que de se croire seul défaillant ; et regarder ce qu'on ressent sans s'y noyer.
Ce cadre est intéressant pour une raison précise : c'est là que porte le travail. Pas sur le fait de se trouver formidable, mais sur ce que vous faites de vous-même les jours où vous n'y arrivez pas.
Deux situations qui relèvent d'un médecin. Une dévalorisation intense et permanente est un élément fréquent de l'épisode dépressif. Si elle s'accompagne d'une perte d'élan durable, de troubles du sommeil ou de l'appétit, d'un retrait, ou d'idées noires, ce n'est plus une question de relation à soi : parlez-en à votre médecin. Et si vous restez dans une relation qui vous fait du mal, sachez ceci : quand il y a des violences, verbales, psychologiques, physiques ou économiques, le problème n'est pas votre amour de vous-même. Travailler sur soi ne rend pas une relation violente acceptable, et personne ne mérite cela pour avoir manqué de confiance. Québec : SOS violence conjugale, 1 800 363-9010, 24 h sur 24. France : 3919, violences femmes info, gratuit et anonyme. Idées noires : Québec 811 option 2 ou 1 866 APPELLE (277-3553) · France 3114.
Ce que ça change au quotidien

Dans l'échec, une contrariété ordinaire devient une confirmation. Ce n'est plus « j'ai raté ce dossier », c'est « je savais bien ». Dans les relations, on s'excuse en permanence, on n'ose pas demander, on accepte ce qui ne convient pas — et l'on se rend indispensable pour compenser, ce qui épuise. Dans les projets, c'est l'auto-sabotage : le rendez-vous qu'on ne prend pas, l'opportunité qu'on laisse passer, le travail rendu au dernier moment pour avoir une excuse toute prête. Dans le soin qu'on se porte, ce sont le sommeil, l'alimentation et les rendez-vous médicaux repoussés : on prend soin de tout le monde, sauf de soi.
Et dans l'épuisement, qui finit par arriver, parce que ne jamais s'accorder de répit coûte de l'énergie en continu.
Une précision sur le sens de la flèche. Vous lirez souvent que le manque d'amour de soi « mène » à l'anxiété ou à la dépression. C'est trop simple, et surtout ça vous met en cause. Dans les faits, la relation va dans les deux sens, et la dévalorisation est souvent un symptôme plutôt qu'une cause : elle figure d'ailleurs parmi les critères qui servent à reconnaître un épisode dépressif dans la recommandation de la Haute Autorité de Santé. Un épisode dépressif abîme le regard qu'on porte sur soi ; ce n'est pas le manque d'amour de soi qui l'a provoqué. La distinction compte, parce que la première version ajoute de la culpabilité à quelqu'un qui va déjà mal.
Ce qui existe en dehors de l'hypnose
- Un avis médical, dès que la dévalorisation s'accompagne d'un moral bas durable.
- Les approches fondées sur l'autocompassion, développées précisément pour les personnes marquées par la honte et l'autocritique. Elles relèvent de psychologues et de psychothérapeutes, et c'est le champ de recherche dont notre travail est le plus proche par son principe.
- La thérapie cognitivo-comportementale, la mieux documentée sur les croyances et les pensées automatiques.
- Les thérapies centrées sur les parties de soi ou sur les schémas.
- La pleine conscience, pour observer ce qu'on ressent sans s'y agripper.
- Et quelque chose de très simple : noter chaque soir une chose que vous avez faite correctement. C'est banal, ça marche, et ça ne coûte rien.
Ce que l'Hypnose peut apporter
Elle ne vous fera pas vous trouver formidable, et ce n'est pas l'objectif. Elle ne garantit aucun résultat.
Ce qu'un accompagnement vise :
- Changer ce qui se passe dans l'échec. C'est le cœur. Pas supprimer l'erreur, mais modifier ce que vous vous infligez ensuite.
- Remonter à l'origine. Presque toujours, il y a des phrases entendues tôt, un contexte où il fallait mériter sa place. Les identifier ne suffit pas à les défaire, mais rien ne se défait sans les avoir identifiées.
- Réactiver ce que vous savez déjà faire. Vous êtes capable de bienveillance : vous la pratiquez tous les jours avec d'autres. Le travail consiste souvent à tourner vers vous une compétence que vous possédez déjà.
- Réattribuer ce qui vous revient. Une réussite reclassée en coup de chance ne s'accumule jamais du bon côté — c'est aussi le terrain du syndrome de l'imposteur.
- Oser une action concrète, préparée en imagination avant d'être tentée.
- Poser une limite, ce qui est souvent la première chose qui change visiblement.
Sur les affirmations positives, une mise en garde
Remplacer « je ne vaux rien » par « je suis formidable » ne fonctionne pas, et pour les personnes concernées c'est souvent pire. Une étude publiée dans *Psychological Science* en 2009 l'a montré : les participants ayant une faible estime d'eux-mêmes qui répétaient une affirmation positive du type « je suis quelqu'un d'aimable » se sentaient plus mal que ceux qui ne la répétaient pas. Les auteurs concluent que ce type de formules peut se retourner contre les personnes mêmes à qui elles sont destinées.
La raison est mécanique : une affirmation globale et invérifiable offre une prise immédiate. Il suffit d'un contre-exemple pour tout balayer, et il y en a toujours un.
Ce qui fonctionne mieux, ce sont des formulations mesurées et portant sur un point précis, attachées à un fait plutôt qu'à une identité. « J'ai tenu parole sur ce dossier » plutôt que « je suis quelqu'un de fiable ». Les auteurs avancent cette piste en discussion, sans l'avoir testée : une formule qui tombe trop loin de ce que l'on peut accepter de soi se fait rejeter, et le rejet renforce la croyance négative. C'est ce que nous écrivons aussi sur notre page consacrée au critique intérieur, et les deux pages disent la même chose parce que ce sont les mêmes lecteurs.
Ce que dit la recherche
Il n'existe pas d'étude portant spécifiquement sur l'hypnose et l'amour de soi. En revanche, l'autocompassion constitue un champ de recherche établi, et les approches qui en découlent reposent sur le même principe que le travail proposé ici : développer une façon de se traiter qui soutienne, plutôt que chercher à se convaincre de sa propre valeur.
Sur ces approches, une méta-analyse de 2019 a réuni vingt-sept essais randomisés. Elle rapporte des effets moyens sur les symptômes dépressifs, le stress et l'autocritique, et un effet plus marqué sur la rumination. Les auteurs posent eux-mêmes deux limites : un seul des essais retenus avait été enregistré avant le recueil des données, et ils ne sont pas en mesure d'expliquer par quel mécanisme l'autocompassion agit sur des résultats aussi variés. C'est un champ prometteur, pas une démonstration.
Sur l'anxiété, qui accompagne souvent ce tableau, une méta-analyse de 2019 réunissant quinze études rapporte un effet moyen important de l'hypnose, meilleur en complément d'autres approches qu'utilisée seule — voir notre page sur le stress et l'anxiété.
Un exemple d'accompagnement : le cas d'Antoine

Antoine (prénom modifié) se décrivait comme « invisible ». Il ne demandait rien, acceptait les dossiers dont personne ne voulait, et laissait passer les occasions de se mettre en avant. Ce qui l'a décidé à consulter, c'est de s'être entendu refuser une proposition qu'il attendait pourtant depuis deux ans. Le travail n'a pas consisté à lui faire répéter qu'il avait de la valeur. Il a porté sur ce qui se passait dans les secondes où l'occasion se présentait, sur ce qu'il se disait à ce moment-là, et sur l'origine de cette phrase, qu'il a reconnue comme n'étant pas la sienne. Il a aussi commencé à noter ce qui s'était bien passé dans ses journées, parce que sa mémoire, elle, ne retenait que le reste.
Ce cas décrit un cheminement possible. Il ne prédit celui de personne. Le rythme et les résultats varient d'une personne à l'autre, et aucun accompagnement ne peut garantir un résultat.
Le déroulement d'une séance
L'entretien. Ce qui se passe quand ça ne va pas, dans quels moments, depuis quand, et ce que cela vous a coûté concrètement. Le praticien vérifiera aussi que la situation ne relève pas d'abord d'un suivi médical ou psychologique.
Un objectif concret. Pas « m'aimer davantage », qui ne se mesure pas. Plutôt : demander l'augmentation avant juin, dire non à une seule chose cette semaine, ne pas ruminer trois jours après une réunion.
L'induction, puis le travail lui-même, selon ce qui a été identifié lors de l'entretien.
Le prolongement. Un exercice, et souvent un carnet, parce que la mémoire est sélective et qu'il faut consigner ce qu'elle efface.
Combien de séances ? Cela se discute au premier entretien. Personne ne peut le savoir à l'avance.
Prendre rendez-vous

Décrivez-nous votre situation. Si elle relève d'abord d'un suivi médical ou psychologique, nous vous le dirons. Posez-nous votre question ou prenez rendez-vous. Où que vous soyez dans le monde, la consultation par vidéo offre le même entretien et la même séance qu'en cabinet ; nous recevons ainsi des personnes depuis la France, le Québec, le Maroc et bien au-delà, et le mode d'emploi est ici. Si le sujet touche votre couple ou une séparation, voyez aussi notre page vie amoureuse et couple.
Où souhaitez-vous consulter ?
Toutes les zones
Anne-Géraldine Lavielle
Saverne - Strasbourg (67)
👤
🧑🎓
👶
💻
Charlotte de Joybert
Brunoy (91)
👤
🧑🎓
👶
🚭
❤️
🤰
💻
Emmanuelle Sardou
Paris 11 (75)
👤
🧑🎓
👶
🚭
❤️
💻
Julie Bouchonville
Lille Marquette (59)
👤
🧑🎓
👶
🚭
❤️
💻
Julien Mazaud
Voiron (38)
👤
🧑🎓
🚭
💻
Patricia Jouannet
Montpellier (34) - Saint-Gilles (30)
👤
🧑🎓
🚭
❤️
🤰
💻
Toutes les zones
Anne-Marie Quesnel
Sainte-Julienne
👤
Annie Mayrand
Gatineau - Cumberland (ON)
👤
🧑🎓
🚭
❤️
💻
Aude Proulx
Prévost
👤
🤰
Christian Rocher
Beloeil
👤
🧑🎓
👶
🚭
❤️
💻
Daby Touré
Montréal - CDN
👤
🧑🎓
👶
🚭
❤️
💻
David Veilleux
Montréal - Anjou
👤
🧑🎓
🚭
❤️
🤰
💻
Eve Poirier
Montréal - Crémazie
👤
🧑🎓
🚭
Florence Aton
Sutton
👤
🚭
❤️
💻
France Blanchard
Repentigny
👤
🧑🎓
👶
🚭
❤️
🤰
💻
Ghislain Lepage
Québec - Limoilou
👤
🧑🎓
🚭
❤️
💻
Jean-Marie Balestrat
Montréal - Centre - Rosemont - La Prairie - Saint-Jean-sur-Richelieu
👤
🧑🎓
👶
🚭
❤️
💻
Jessica Reid
Sherbrooke
👤
🚭
💻
Jimmy Gaudreault
Saguenay - Jonquière
👤
🧑🎓
🚭
❤️
💻
Marjorie Gilbert
Lachute
👤
🧑🎓
👶
🚭
💻
Nassim Zafar
Québec - Charlesbourg
👤
🧑🎓
👶
🚭
❤️
💻
Nuria Pérez de León
Montréal - Rosemont - Saint-Lambert
👤
🧑🎓
💻
Rachelle Letarte
Saint-Jérôme
👤
🧑🎓
👶
Réjeanne LeBlanc
La Prairie
👤
🧑🎓
👶
💻
Sabine Chapuis
Montréal NDG - Ville Mont-Royal
👤
🧑🎓
👶
🚭
❤️
💻
Sandra Djina Ravalia
Laval - Sainte-Rose
👤
🧑🎓
👶
🚭
❤️
🤰
💻
Toutes les zones
Toutes les zones
Questions fréquentes sur l'Hypnose pour renforcer l'Amour de Soi
Non, et c'est la question la plus fréquente. Se traiter correctement n'enlève rien à personne. Dans les faits, les gens qui s'épuisent à ne jamais s'accorder de répit finissent par être moins disponibles, pas plus.
Non, et cette phrase fait plus de mal que de bien. Elle suggère qu'il faudrait réussir un chantier intérieur avant d'avoir droit à une relation, ce qui ajoute une condition là où il n'y en a pas. Beaucoup de gens s'aiment mal et aiment très bien.
Pas comme on le croit. Les formules globales se retournent souvent contre les personnes à faible estime d'elles-mêmes, qui se sentent plus mal après les avoir répétées. Ce qui fonctionne mieux, ce sont des formulations précises, attachées à un fait plutôt qu'à une identité.
Non. La pensée positive recouvre. Ici, il s'agit de changer la façon dont vous vous traitez quand ça va mal, ce qui est très différent.
La confiance porte sur ce que vous croyez pouvoir faire. L'amour de soi porte sur la façon dont vous vous traitez, y compris quand vous n'y arrivez pas.
S'il y a des violences, ce n'est pas une question d'amour de soi, et aucun travail sur vous ne rendra la situation acceptable. Les numéros d'aide figurent sur cette page.
Cela se discute au premier entretien. Personne ne peut le savoir à l'avance.
Sources et références
Sur les affirmations positives
- Wood, J. V., Perunovic, W. Q. E., & Lee, J. W. (2009). *Positive Self-Statements: Power for Some, Peril for Others*. Psychological Science, 20(7), 860-866. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19493324
Sur l'autocompassion
- Neff, K. D. (2003). *Self-Compassion: An Alternative Conceptualization of a Healthy Attitude Toward Oneself*. Self and Identity, 2(2), 85-101. doi.org/10.1080/15298860390129863 — l'article fondateur, qui pose la définition en trois composantes.
- Ferrari, M., Hunt, C., Harrysunker, A., Abbott, M. J., Beath, A. P., & Einstein, D. A. (2019). *Self-compassion interventions and psychosocial outcomes: A meta-analysis of RCTs*. Mindfulness, 10(8), 1455-1473. doi.org/10.1007/s12671-019-01134-6 — vingt-sept essais randomisés, avec les limites que les auteurs signalent eux-mêmes.
- L'autocompassion : un outil accessible et efficace — synthèse de vulgarisation du GREPSY, Université Laval.
Sur l'Hypnose et l'anxiété
- Valentine, K. E., Milling, L. S., Clark, L. J., & Moriarty, C. L. (2019). *The Efficacy of Hypnosis as a Treatment for Anxiety: A Meta-Analysis*. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 67(3), 336-363. doi.org/10.1080/00207144.2019.1613863
Sur la dévalorisation et l'épisode dépressif
- Épisode dépressif caractérisé de l'adulte : prise en charge en soins de premier recours — Haute Autorité de Santé, recommandation de bonne pratique, octobre 2017. Le sentiment de dévalorisation y figure parmi les critères de reconnaissance de l'épisode.
- Dossier Dépression — Inserm.
Ressources publiques
- Maintenir une bonne santé mentale — Gouvernement du Québec.
L'hypnose telle que pratiquée par les membres de Solutions Hypnose est une approche d'accompagnement complémentaire. Elle ne constitue ni un acte médical, ni un diagnostic, ni une psychothérapie au sens réglementaire, et elle ne remplace en aucun cas une consultation, un suivi ou un traitement prescrit par un professionnel de la santé.
Nos praticiens n'évaluent pas et ne traitent pas les troubles mentaux ou les maladies. Ils ne demandent jamais l'arrêt ou la modification d'un traitement en cours : cette décision relève exclusivement de votre médecin.
Aucun résultat ne peut être garanti. Les témoignages et exemples présentés sur cette page décrivent des expériences individuelles et ne préjugent pas de ce que vous vivrez.
En cas de détresse importante, de symptômes physiques inexpliqués ou de pensées suicidaires, contactez sans délai un médecin, les services d'urgence ou une ligne d'aide.
Page rédigée par Ghislain Lepage
hypnothérapeute
partenaire de Solutions Hypnose.