L'Hypnose pour la Claustrophobie (Peur des Espaces Clos)
La porte de l'ascenseur se referme et quelque chose se serre. Vous regardez les étages défiler en respirant trop vite, et vous sortez au premier arrêt même si ce n'est pas le vôtre. Depuis, vous prenez l'escalier, et vous avez une bonne raison toute prête quand quelqu'un s'en étonne.
Ce n'est pas seulement l'ascenseur. C'est le siège au milieu d'une rangée au cinéma, la place côté couloir dans l'avion, la porte des toilettes que vous ne verrouillez pas, le métro aux heures pleines, l'idée de ne pas pouvoir sortir quand vous le voudrez.
Et il y a peut-être cette enveloppe posée sur la table depuis trois semaines, avec une date d'examen dessus, et le tunnel de l'appareil qui occupe vos nuits.
Ce que vous vivez est fréquent, et les personnes qui n'en souffrent pas ne peuvent pas imaginer ce que c'est. Ce n'est pas un caprice, et ce n'est pas un manque de courage.
Vous avez un examen d'imagerie bientôt ?
Dites-le à l'équipe de radiologie avant le jour de l'examen, pas le jour même. La Société française de radiologie l'écrit dans sa fiche destinée aux patients : « Un sentiment de malaise par crainte d'être enfermé (claustrophobie) est un problème courant que nous connaissons bien. » Le service dispose de plusieurs façons de rendre l'examen plus supportable, et elles varient d'un centre et d'un appareil à l'autre : la position, le matériel, la possibilité d'être accompagné, la durée. Votre médecin peut par ailleurs prescrire un traitement pour l'examen.
Le signaler ne fera pas annuler votre examen, au contraire : c'est ce qui permet à l'équipe de l'adapter. Dans une étude portant sur près de cent mille examens dans trois centres hospitaliers universitaires, former les équipes à mieux communiquer avec les patients a fait baisser le taux d'examens non terminés de 2,3 % à 1,4 %.
Si votre peur s'accompagne de malaises réels, de douleurs dans la poitrine ou d'un premier épisode de panique, consultez un médecin. L'hypnose vient en complément d'un suivi, jamais à sa place.
Qu'est-ce que la Claustrophobie ?
La claustrophobie est la peur des lieux clos, confinés ou dont on ne peut pas sortir librement. Elle fait partie des phobies spécifiques, c'est-à-dire des peurs intenses déclenchées par une situation précise et disproportionnées par rapport au danger réel de cette situation.
Nous écartons le mot « irrationnelle », très employé sur ce sujet. La peur est hors de proportion, elle n'est pas absurde : un ascenseur en panne, un examen où l'on ne doit pas bouger, un avion dont on ne peut pas descendre sont des situations objectivement contraignantes.
Deux composantes, souvent mêlées
Ce n'est pas une vue de l'esprit : un questionnaire validé depuis 2001, le *Claustrophobia Questionnaire*, mesure la claustrophobie en deux échelles distinctes, et cette structure a été retrouvée en anglais, en français et en néerlandais.
- La peur de manquer d'air. L'attention se porte sur la respiration, l'espace paraît confiné, et plus on surveille son souffle, plus il devient laborieux. Cette boucle est le moteur principal chez beaucoup de personnes.
- La peur d'être entravé, c'est-à-dire de ne pas pouvoir bouger ou sortir quand on le déciderait. Elle explique pourquoi certains supportent très bien un placard dont la porte reste ouverte et pas du tout le même placard verrouillé, à volume identique.
Les deux vont souvent ensemble, mais pas toujours, et c'est mesurable : une étude menée auprès de soixante-dix-huit personnes passant une IRM a montré que l'exposition à l'enfermement faisait baisser la composante « entrave » sans toucher la composante « air ».
Les situations les plus souvent concernées : les ascenseurs, les examens d'imagerie, l'avion, les tunnels, le métro et les transports bondés, les petites pièces sans fenêtre, les vêtements ou équipements serrés, parfois le fauteuil du dentiste.
Ce n'est pas la même chose que l'agoraphobie, et ce n'est pas le lieu qui les distingue. Dans la claustrophobie, la peur porte sur l'espace clos lui-même : étouffer, être coincé. Dans l'agoraphobie, le lieu compte moins que l'idée d'avoir un malaise sans pouvoir s'échapper ni être secouru, et c'est pourquoi les classifications rangent aussi les lieux clos parmi les situations agoraphobes, à côté des transports, des files d'attente et des espaces ouverts. Une seule situation redoutée pour ce qu'elle est, c'est une phobie spécifique ; plusieurs situations redoutées pour ce qui pourrait s'y produire, c'est autre chose. Si vous vous reconnaissez davantage dans la seconde description, voyez L'Hypnose pour l'Agoraphobie et les Attaques de Panique. Le sujet général est traité sur L'Hypnose pour les Peurs et les Phobies.
D'où cela vient-il ? Le cadre de référence décrit trois chemins : un épisode précis vécu, l'observation de la peur chez quelqu'un d'autre, ou une information reçue. Dans les faits, beaucoup de personnes ne retrouvent aucun de ces trois chemins dans leur histoire, et c'est normal : l'absence de souvenir déclencheur ne rend pas la peur moins réelle ni plus difficile à accompagner. Quelle que soit l'origine, c'est ensuite l'évitement qui l'installe dans la durée.
Si vos sensations comportent une gêne respiratoire réelle, des douleurs dans la poitrine, des vertiges ou des malaises, elles méritent d'être évaluées par un médecin : plusieurs causes médicales produisent des symptômes proches.
Un point souvent mal compris : pendant une attaque de panique, le cœur s'emballe, et la sensation d'être sur le point de tourner de l'œil fait partie des symptômes reconnus. L'évanouissement lui-même, en revanche, est rare. La perte de connaissance suit un autre mécanisme, où le rythme cardiaque et la pression chutent d'un coup, et on l'observe surtout dans la phobie du sang, des injections et des blessures, que les classifications distinguent à part.
Toute décision concernant un traitement, y compris pour un examen, appartient exclusivement au médecin qui vous suit.
L'impact de la Claustrophobie au quotidien

La claustrophobie a une particularité : selon la vie qu'on mène, elle peut rester longtemps presque invisible, puis devenir bloquante d'un coup. Au quotidien, elle se paie en détours. L'escalier plutôt que l'ascenseur, ce qui va bien jusqu'au jour où le bureau déménage au quinzième étage. Les horaires choisis pour éviter le métro plein. Le siège réservé des semaines à l'avance. Rien de tout cela ne se voit, et rien ne coûte assez cher, pris isolément, pour qu'on en parle à quelqu'un.
En voyage, elle restreint les destinations, ou ajoute des heures de train à chaque déplacement.
Au travail, elle complique les visites de chantier, les sous-sols, les salles sans fenêtre, les longues réunions dans une pièce fermée.
Et médicalement, elle a un coût réel, même s'il est plus mesuré qu'on ne le craint. L'appréhension avant une IRM est banale : un quart à un tiers des personnes rapportent une anxiété notable pendant l'examen. Une réaction claustrophobe visible par le personnel est nettement plus rare, autour de dix pour cent dans une grande étude berlinoise portant sur plus de six mille examens consécutifs. Et l'examen réellement interrompu ou impossible est rare : environ un pour cent selon une synthèse de dix-huit études. Autrement dit : avoir peur est fréquent, ne pas y arriver ne l'est pas.
S'y ajoute l'anticipation, qui occupe les jours précédents, et la honte d'une peur que l'entourage trouve disproportionnée.
Les approches reconnues en dehors de l'Hypnose
Pour un examen à venir, le premier interlocuteur est l'équipe de radiologie et votre médecin.
- La thérapie d'exposition graduelle, généralement dans le cadre des thérapies cognitives et comportementales. C'est l'approche de référence pour les phobies spécifiques, et elle a été testée sur la claustrophobie elle-même.
- Un accompagnement psychologique, en particulier si la peur remonte à un événement marquant.
- Un traitement pour l'examen, prescrit par un médecin, lorsque c'est nécessaire. C'est une solution légitime, pas un échec, et elle permet souvent de faire l'examen le jour prévu.
- L'anesthésie ou la sédation, dans les situations les plus difficiles et sur décision médicale.
- L'exposition en réalité virtuelle. Elle se prête bien aux espaces clos, un ascenseur virtuel étant facile à reproduire. Les travaux publiés sur la claustrophobie restent toutefois des cas cliniques et des études de faisabilité portant sur quelques personnes, et non des essais comparatifs : c'est prometteur et peu étudié.
- Le travail respiratoire, utile parce qu'il agit sur la boucle de surveillance du souffle.
L'hypnose se place en complément de ces approches, en préparation d'un examen et en soutien de l'exposition.
L'Hypnose pour la Claustrophobie : objectifs et bénéfices
Commençons par ce que l'hypnose ne fait pas.
Elle ne remplace pas un avis médical ni un traitement prescrit pour un examen. Elle ne dispense pas d'aller, par étapes, dans les situations évitées. Elle n'est pas l'approche de référence des phobies spécifiques, qui reste l'exposition graduelle. Et elle ne garantit pas que vous passerez l'examen sans difficulté.
Ce qu'un accompagnement vise
- Défaire la boucle respiratoire. Apprendre à ne plus surveiller son souffle est souvent le levier le plus rapide, parce que c'est la surveillance qui crée la sensation d'étouffer, pas le volume de la pièce.
- Préparer une situation précise en la parcourant mentalement, dans le détail et à votre rythme, de la porte de l'ascenseur jusqu'à la sortie.
- Installer une ressource mobilisable sur place, utilisable les yeux fermés, sans que personne ne s'en aperçoive.
- Travailler la durée. Ce qui effraie n'est pas l'espace, c'est l'idée d'y rester. Une part du travail porte sur le rapport au temps, et c'est particulièrement utile pour un examen dont on connaît la durée à l'avance.
- Reprendre un souvenir ancien lié à un enfermement, lorsqu'il en existe un et qu'il ne relève pas d'un accompagnement spécialisé.
Ce que nous ne ferons pas : construire une barrière
Un mot sur une formulation qui circule beaucoup, et qu'il faut écarter.
On propose parfois d'installer une barrière mentale pour se détacher émotionnellement des situations difficiles. C'est séduisant et contre-productif. Une barrière fonctionne comme un comportement de sécurité : elle soulage sur le moment, devient nécessaire, puis son absence devient à son tour angoissante. C'est le même mécanisme que la porte qu'on laisse entrouverte ou que la place près de la sortie.
Le travail va dans l'autre sens : découvrir, par étapes que vous choisissez, que la situation se traverse et que les sensations redescendent d'elles-mêmes.
Une formule de la version précédente de cette page dit très bien où l'on va, et nous la gardons : vous n'aimerez peut-être jamais les ascenseurs, mais vous en serez capable quand vous en aurez besoin. L'objectif n'est pas d'aimer, il est de pouvoir.
Ce que dit la recherche
Pour les phobies spécifiques, c'est l'exposition graduelle qui dispose du meilleur niveau de preuve, et ce n'est pas une généralité empruntée à d'autres peurs : l'essai a été fait sur la claustrophobie. En 2001, une équipe suédoise a réparti quarante-six personnes répondant aux critères diagnostiques entre une séance unique d'exposition de trois heures, cinq séances d'exposition, cinq séances de thérapie cognitive, et une liste d'attente. Les trois traitements ont fait aussi bien les uns que les autres, avec soixante-dix-neuf pour cent d'amélioration cliniquement significative contre dix-huit pour cent sur la liste d'attente. Cela relève d'un psychologue, et c'est ce qu'il faut envisager d'abord.
Sur l'hypnose et la claustrophobie comme phobie, il n'existe pas d'essai randomisé contrôlé. En revanche, la préparation à un examen d'imagerie a été étudiée, et c'est là que les données sont les plus proches de ce que nous faisons.
À Berlin, une équipe de radiologie a fait écouter à cinquante-cinq personnes à risque un enregistrement d'autohypnose de vingt-trois minutes pendant l'attente précédant leur IRM, et a comparé leurs résultats à ceux de quatre-vingt-neuf personnes examinées sur le même appareil : seize pour cent de réactions claustrophobes contre quarante-trois, et deux pour cent de recours à la sédation contre seize. Les auteurs précisent eux-mêmes que les personnes n'ont pas été tirées au sort et que le groupe témoin était historique : c'est une observation, pas un essai. Une équipe suisse a de son côté repris quarante personnes ayant déjà dû interrompre une IRM ; accompagnées en hypnose médicale, toutes ont pu compléter leur examen, avec une qualité d'image équivalente à celle obtenue sous anesthésie générale. Là encore, une série rétrospective. Les premiers comptes rendus remontent à 1990.
Il faut aussi dire ce que ces travaux ne sont pas. L'essai le plus cité sur l'accompagnement non médicamenteux en radiologie, publié dans *The Lancet* en 2000, portait sur des gestes invasifs, des procédures vasculaires et rénales sous analgésie, et non sur un examen d'imagerie diagnostique. Le travail le plus proche d'une IRM est celui cité en haut de page : former les équipes à mieux communiquer a fait baisser le taux d'examens non terminés sur près de cent mille visites.
Se préparer à une IRM ou à un scanner

C'est la demande la plus fréquente sur ce sujet, et la plus utile à traiter, parce qu'elle a une date. Un examen d'imagerie réunit tout ce qui déclenche une réaction claustrophobe : un espace étroit, l'obligation de ne pas bouger, le bruit, la solitude, et l'impossibilité de sortir de soi-même. S'y ajoute souvent une inquiétude sur le résultat, qui n'a rien à voir avec l'espace clos et qui pèse autant.
Un accompagnement de préparation est très concret. Il commence par les informations pratiques : la durée exacte, ce que vous entendrez, le fait que vous parlerez au manipulateur pendant tout l'examen, la poire d'appel dans votre main. Beaucoup d'angoisse tombe simplement quand la scène est connue.
Ensuite vient la répétition mentale de l'examen, étape par étape, telle qu'elle se déroulera réellement, jusqu'à ce que le jour venu ne soit plus une découverte. Puis l'apprentissage d'un exercice d'autohypnose utilisable allongé, immobile et les yeux fermés, qui est exactement la position de l'examen. Certains praticiens remettent un enregistrement à écouter la veille et le matin même.
Si la panique monte pendant l'examen, vous n'êtes pas coincé. La poire d'appel est dans votre main, l'équipe vous voit et vous entend d'un bout à l'autre, et appuyer ne veut pas dire tout arrêter : la table sort, vous reprenez votre souffle, et très souvent l'examen reprend et se termine. Beaucoup de séquences ne durent que quelques minutes, avec des pauses entre elles, et demander au manipulateur de vous annoncer chacune est un repère qui change beaucoup de choses.
Deux précautions. Si votre médecin vous a prescrit un traitement pour l'examen, prenez-le comme prévu : cette décision est une affaire entre vous et lui. Un examen d'imagerie est un acte ponctuel, souvent nécessaire à un diagnostic, et l'objectif est simplement qu'il ait lieu ; c'est le recours répété, dans une situation qui se reproduit, qui entretient une phobie plutôt que de la réduire. Et prévenez la radiologie de votre appréhension, quelle que soit votre préparation.
L'usage de l'hypnose dans l'accompagnement des soins et des examens est l'un de ses emplois les mieux installés en milieu hospitalier. Voir L'Hypnose pour la Gestion de la Douleur.
Un exemple d'accompagnement
*Exemple illustratif. Le prénom est modifié et le cheminement décrit n'engage que la personne qui l'a vécu.*
Hélène avait une IRM prévue trois semaines plus tard. Elle en avait déjà interrompu une, deux ans auparavant, en demandant à sortir au bout de quelques minutes, et n'y était jamais retournée. Le premier entretien a servi à décrire l'examen en détail, ce que personne n'avait pris le temps de faire : la durée réelle de chaque séquence, les bruits, la présence du manipulateur à qui elle pourrait parler, la poire d'appel. Nous lui avons aussi conseillé d'appeler le service pour signaler son appréhension, ce qu'elle a fait, et l'équipe lui a proposé un créneau moins chargé.
Le travail a ensuite porté sur la respiration, qu'elle surveillait en permanence, puis sur la répétition mentale de l'examen, séquence par séquence, avec un exercice à écouter la veille.
> « Ce qui m'a le plus aidée, ce n'est pas d'avoir été détendue. C'est d'avoir su exactement ce qui allait se passer, minute par minute. » > Hélène, prénom modifié
Elle a fait l'examen jusqu'au bout. Elle précise qu'elle n'a pas trouvé cela agréable. Chaque situation est différente, et le cheminement d'Hélène ne préjuge en rien de ce que vous vivrez.
Le déroulement d'une séance d'Hypnose sur ce sujet
L'entretien. Quelles situations vous posent problème, depuis quand, ce que vous évitez aujourd'hui, et s'il y a une échéance. S'il existe une date d'examen, tout le travail s'organise autour d'elle. Nous vous demanderons aussi si un suivi médical est en cours et si un traitement a été prescrit.
L'objectif. Formulé ensemble et concret. Par exemple : prendre l'ascenseur jusqu'au troisième cette semaine, ou passer l'examen du 14 sans l'interrompre.
L'induction. Un état naturel d'attention focalisée que vous connaissez déjà sans le nommer. Vous restez conscient, vous entendez tout, vous pouvez parler et vous arrêter quand vous le souhaitez. Sur ce sujet, le praticien reste en contact verbal avec vous du début à la fin, ce qui compte quand la crainte porte sur le fait d'être enfermé.
Le travail. Il porte le plus souvent sur la respiration et la façon de cesser de la surveiller, sur la répétition mentale d'une situation précise, sur le rapport à la durée, et parfois sur un souvenir ancien d'enfermement. Une précision honnête sur la respiration : les exercices respiratoires font débat, certains auteurs leur reprochant de devenir un appui dont on ne se passe plus. Un essai publié en 2000 a comparé une thérapie comportementale avec et sans travail respiratoire, sans trouver de différence. Ce n'est donc pas la technique qui fait le travail, c'est de cesser de surveiller.
Le retour et l'exercice. Un échange sur ce que vous avez vécu, un exercice d'autohypnose à emporter, conçu pour être utilisable allongé et immobile, et une étape à réaliser d'ici la prochaine séance.
Le nombre de séances se définit lors du premier entretien. Pour une préparation d'examen, le calendrier s'aligne évidemment sur la date. Les rencontres fonctionnent en cabinet comme par vidéo.
Prendre rendez-vous

Si vous avez un examen prévu, mentionnez la date dès la prise de rendez-vous : c'est elle qui détermine tout le reste, le nombre de séances comme leur contenu, et une préparation vaut mieux qu'elle commence deux semaines avant plutôt que deux jours. Le premier entretien sert aussi à vérifier ce qui relève d'ailleurs : si des malaises physiques sont en jeu, c'est un médecin qu'il faut voir d'abord, et s'il existe un traitement prescrit pour l'examen, il se prend comme prévu.
En cabinet, nos praticiens reçoivent à Montréal, Québec, Laval, Sherbrooke, Gatineau, Paris, Lille, Montpellier, Strasbourg et Casablanca. En visioconférence, où que vous soyez dans le monde : sur ce sujet, le travail repose beaucoup sur un exercice à refaire chez soi, qui s'apprend aussi bien à distance. Le mode d'emploi est ici.
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Questions fréquentes sur l'Hypnose pour la Claustrophobie (Peur des Espaces Clos)
Quinze jours, c'est court, mais ce n'est pas rien, et il y a de quoi faire dans ce délai. Ce que nous ne pouvons pas faire, c'est vous promettre un résultat : personne ne le peut sans vous avoir rencontré. Ce que nous pouvons faire, c'est travailler sur ce qui se joue avant et pendant l'examen. Et dans tous les cas, prévenez le service de radiologie dès maintenant, et parlez-en à votre médecin, qui peut prescrire un traitement pour l'examen si c'est indiqué. Ce sont les deux démarches les plus utiles, et elles ne dépendent pas de nous.
Ce n'est pas l'oxygène qui vient à manquer. Une cabine d'ascenseur n'est pas étanche, et la cage dans laquelle elle circule est un grand volume d'air : des personnes y sont restées bloquées plusieurs jours et en sont sorties déshydratées, pas asphyxiées. Le tunnel d'une IRM, lui, n'est même pas un espace fermé : il est ouvert à ses deux extrémités, mesure environ deux mètres, et il est éclairé et ventilé. Ce qui change, en revanche, c'est le confort. Il peut faire chaud, l'air peut sembler lourd et immobile, et cette sensation est réelle. C'est elle que la peur saisit, en vous faisant surveiller chaque inspiration. Le problème n'est pas la quantité d'air, c'est ce que l'attention en fait. Si vous avez une difficulté respiratoire connue, parlez-en à votre médecin : c'est une autre question, et elle lui revient.
Vous n'êtes pas coincé. Vous gardez dans la main une poire d'appel, que la fiche patient de la Société française de radiologie décrit comme une sonnette placée dans votre main, et l'équipe vous voit et vous entend d'un bout à l'autre. Appuyer ne veut pas dire tout arrêter : la table sort, vous reprenez votre souffle, et très souvent l'examen reprend et se termine. Beaucoup de séquences ne durent que quelques minutes, avec des pauses entre elles. Demandez au manipulateur de vous annoncer chacune : c'est un repère qui change beaucoup de choses.
Non, ce n'est pas une contre-indication. D'autres choses le sont, et elles n'ont rien à voir avec la peur : un stimulateur cardiaque, une valve, un éclat métallique près de l'œil, certaines opérations antérieures. C'est votre service de radiologie qui en décide, sur la base d'un questionnaire de sécurité. Si vous êtes dans ce cas, signalez-le : c'est une question de sécurité, pas de confort. À noter aussi qu'un scanner n'est pas une IRM : il dure quelques minutes et son anneau est très court.
Non, et la question revient souvent chez les personnes qui redoutent d'être enfermées. L'état hypnotique est un état d'attention focalisée, pas un sommeil ni une mise sous influence. Vous gardez les yeux ouverts si vous le préférez, vous entendez tout, vous pouvez parler, bouger et interrompre la séance à tout moment.
Non. Votre médication ne nous regarde pas : c'est une affaire entre vous et votre médecin, et personne d'autre que lui n'a à se prononcer dessus, ni pour la commencer, ni pour l'arrêter, ni pour l'ajuster. Notre travail se fait à côté, pas à la place. Un point pratique : si une médication est prévue, le service demande en général qu'une personne vous raccompagne, ce qui s'organise à l'avance.
La psychothérapie est un cadre réglementé, exercé par des professionnels dont le titre est protégé. Pour une phobie spécifique, la thérapie d'exposition menée par un psychologue est l'approche de référence, et c'est elle qu'il faut envisager d'abord. L'hypnose est un accompagnement plus circonscrit, particulièrement adapté à la préparation d'une échéance datée.
Les deux se ressemblent et se chevauchent, et ce n'est pas le lieu qui les distingue mais ce qu'on y redoute. Dans la claustrophobie, la peur porte sur l'espace clos lui-même : étouffer, être coincé. Dans l'agoraphobie, le lieu importe moins que l'idée d'avoir un malaise sans pouvoir s'échapper ni être secouru, et c'est pourquoi les classifications rangent aussi les lieux clos parmi les situations agoraphobes, à côté des transports, des files d'attente et des espaces ouverts. Une seule situation redoutée pour ce qu'elle est, c'est une phobie spécifique ; plusieurs situations redoutées pour ce qui pourrait s'y produire, c'est autre chose. Cette distinction revient à un professionnel de la santé, pas à un texte sur un site.
Elle recoupe la claustrophobie sans s'y réduire : s'y ajoutent la peur du crash, celle du vide, et le fait de ne pas maîtriser la situation. Le travail est en partie différent, et une bonne part porte sur la compréhension de ce qui se passe réellement en vol. Nous lui consacrons une page entière, L'Hypnose pour la Peur de l'Avion.
C'est fréquent, et il est tout aussi fréquent de ne retrouver aucun épisode. L'absence de souvenir déclencheur ne rend la peur ni moins réelle ni plus difficile à accompagner. Un souvenir flou se travaille sans qu'il soit nécessaire de le reconstituer, et nous ne chercherons pas à retrouver des détails, ce qui n'aurait aucune valeur. Si l'épisode a été violent, un psychologue formé aux approches spécifiques est l'interlocuteur indiqué en premier.
Le nombre de séances se définit lors du premier entretien. Pour préparer un examen daté, cela se compte en général très court ; pour une claustrophobie ancienne qui limite le quotidien, cela dépend du rythme auquel vous franchissez les étapes.
Sources et références
Les phobies spécifiques
- Phobie spécifique. Gouvernement du Québec, qui cite explicitement les espaces clos et oriente vers Phobies-Zéro et Relief.
- Öst, L. G., Alm, T., Brandberg, M., & Breitholtz, E. (2001). One vs five sessions of exposure and five sessions of cognitive therapy in the treatment of claustrophobia. Behaviour Research and Therapy, 39(2), 167-183 (PMID 11153971).
- Radomsky, A. S., Rachman, S., Thordarson, D. S., McIsaac, H. K., & Teachman, B. A. (2001). The Claustrophobia Questionnaire. Journal of Anxiety Disorders, 15(4), 287-297 (PMID 11474815) : les deux composantes, étouffement et entrave.
L'examen d'imagerie
- Fiches d'information destinées aux patients. Société française de radiologie : « Un sentiment de malaise par crainte d'être enfermé (claustrophobie) est un problème courant que nous connaissons bien. »
- MRI scan. National Health Service : « Talk to a healthcare professional at the hospital before your appointment if you're feeling anxious about having an MRI scan or have a fear of small spaces. »
- Reducing patient anxiety during MR imaging. Enders, J. et coll. (2011). BMC Medical Imaging, 11, 4 : la claustrophobie empêche l'examen ou impose une sédation dans 2,3 % des cas.
Sur l'hypnose
- Audio-guided self-hypnosis for reduction of claustrophobia during MR imaging. Napp, A. E. et coll. (2021). European Radiology, 31(7), 4483-4491. Cinquante-cinq personnes contre quatre-vingt-neuf, sans tirage au sort.
- Rizzo, S. et coll. (2021). Is hypnosis a valid alternative to spontaneous breathing general anesthesia for claustrophobic patients undergoing MR exams? Insights into Imaging (PMID 34170425). Quatre-vingts personnes, série rétrospective.
- The Efficacy of Hypnosis as a Treatment for Anxiety: A Meta-Analysis. Valentine, K. E. et coll. (2019). International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 67(3), 336-363. Sur l'anxiété en général.
Et les articles voisins
- Si la crainte porte sur le malaise plutôt que sur l'espace clos, voir L'Hypnose pour l'Agoraphobie et les Attaques de Panique.
- Si c'est l'avion, voir L'Hypnose pour la Peur de l'Avion.
- Pour le sujet général, voir L'Hypnose pour les Peurs et les Phobies.
L'hypnose telle que pratiquée par les membres de Solutions Hypnose est une approche d'accompagnement complémentaire. Elle ne constitue ni un acte médical, ni un diagnostic, ni une psychothérapie au sens réglementaire, et elle ne remplace en aucun cas une consultation, un suivi ou un traitement prescrit par un professionnel de la santé.
Nos praticiens n'évaluent pas et ne traitent pas les troubles mentaux ou les maladies. Ils ne demandent jamais l'arrêt ou la modification d'un traitement en cours : cette décision relève exclusivement de votre médecin.
Aucun résultat ne peut être garanti. Les témoignages et exemples présentés sur cette page décrivent des expériences individuelles et ne préjugent pas de ce que vous vivrez.
En cas de détresse importante, de symptômes physiques inexpliqués ou de pensées suicidaires, contactez sans délai un médecin, les services d'urgence ou une ligne d'aide.
Page rédigée par David Veilleux
hypnothérapeute et coach PNL
partenaire de Solutions Hypnose.