L'Hypnose pour la Périménopause (Préménopause)

Vous ne comprenez plus votre corps. Les règles arrivent trop tôt, puis pas du tout pendant deux mois, puis reviennent en force. Vous vous réveillez à quatre heures sans raison, le cerveau déjà en marche.

Vous n'êtes ni trop jeune, ni en train d'exagérer. Cette période porte un nom, elle est parfaitement documentée, et elle dure souvent plusieurs années.

Agenda ouvert et annoté posé sur une table en bois

Ce que l'on vit quand rien ne colle plus tout à fait

Vous avez pleuré la semaine dernière devant une publicité, et engueulé quelqu'un pour une histoire de vaisselle trois jours plus tard.

Vous avez cherché sur internet et vous êtes tombée sur la ménopause. Sauf que vous avez encore vos règles, que vous vous trouvez trop jeune pour ça, et que personne ne vous a jamais parlé de cette zone floue d'avant.

Alors vous vous demandez si c'est le travail, la fatigue, l'âge, ou vous. Et si vous en parlez, on vous répond souvent que vous êtes trop jeune pour ça.

Qu'est-ce que la périménopause ?

La périménopause est la phase de transition qui précède la ménopause. Les ovaires ne s'arrêtent pas d'un coup : leur activité devient irrégulière, les hormones fluctuent fortement d'un cycle à l'autre, et c'est cette instabilité, bien plus que la baisse elle-même, qui explique la plupart des symptômes.

Elle commence le plus souvent autour de la quarantaine avancée, dure en moyenne quelques années, parfois beaucoup plus, et se termine douze mois après les dernières règles, moment où l'on parle de ménopause.

Quelques distinctions utiles.

  • Préménopause est le mot que tout le monde emploie, et il est parfaitement compréhensible. Le vocabulaire officiel dit autre chose : depuis 1996, l'Organisation mondiale de la santé recommande de réserver « préménopause » à l'ensemble de la période reproductive, avant les dernières règles. Pour la phase de transition elle-même, celle où le cycle se dérègle, le mot employé auprès des femmes est « périménopause », et la littérature scientifique parle plutôt de « transition ménopausique ». Ce n'est pas un détail inutile : les deux mots ne désignent pas la même chose dans un compte rendu médical.
  • La ménopause se constate rétrospectivement, après douze mois sans règles. Elle est traitée sur notre page L'Hypnose pour la Ménopause.
  • Le syndrome prémenstruel revient chaque cycle et suit un rythme. En périménopause, le rythme lui-même se défait, et c'est souvent ce qui trouble le plus.

Ce qui caractérise cette phase, c'est moins un symptôme précis que l'imprévisibilité. Rien ne s'installe durablement, tout va et vient, et il n'y a ni date de début, ni date de fin, ni examen simple qui tranche. Les dosages hormonaux, en particulier, sont d'un intérêt limité ici, précisément parce que les valeurs varient d'un jour à l'autre.

Trois points qui comptent particulièrement dans cette période.

La contraception reste nécessaire. Des cycles irréguliers ne signifient pas l'absence d'ovulation, et une grossesse reste possible tant que la ménopause n'est pas confirmée. La question se discute avec votre médecin, car le choix du moyen évolue avec l'âge.

Les saignements doivent être surveillés. Des règles très abondantes, très rapprochées, prolongées, ou des saignements entre les cycles méritent d'être évalués par un médecin. Ce n'est pas nécessairement inquiétant, mais cela ne s'attribue pas d'office à la périménopause.

Tout n'est pas hormonal. La fatigue, l'humeur basse, les troubles du sommeil et les difficultés de concentration correspondent aussi aux signes d'un trouble de la thyroïde, d'une carence en fer ou d'un épisode dépressif. Mettre tout sur le compte de la périménopause peut retarder un diagnostic simple à poser. Un bilan vaut mieux qu'une hypothèse.

L'impact de la périménopause au quotidien

Femme assise sur son lit au milieu de la nuit, silhouette devant une fenêtre bleutée

Le sommeil est presque toujours en première ligne, et il est le moteur du reste. Des réveils au milieu de la nuit, un endormissement plus difficile, et une fatigue de fond qui explique une bonne part de l'irritabilité et des mots qui manquent en réunion. Le sujet est développé sur notre page L'Hypnose pour les Troubles du Sommeil. Vient ensuite l'humeur, avec une réactivité émotionnelle inhabituelle : une colère qui monte plus vite, des larmes qui viennent sans prévenir, une anxiété nouvelle chez des femmes qui n'en avaient jamais eu.

Beaucoup décrivent la sensation de ne plus se reconnaître, ce qui est plus déstabilisant que n'importe quel symptôme physique. Il y a la charge de la période : c'est souvent le moment des adolescents à la maison, des parents qui vieillissent, et d'une carrière à son point le plus exigeant. Le corps choisit rarement bien son moment. Il y a la vie intime, entre inconfort et variations du désir, abordée sur notre page L'Hypnose pour la Sexualité Féminine.

Et il y a, presque systématiquement, le fait de ne pas être prise au sérieux, y compris parfois en consultation. C'est l'une des plaintes les plus constantes de cette période, et elle ajoute de l'isolement à l'inconfort.

Les approches reconnues en dehors de l'hypnose

Le point d'entrée, c'est votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme, avec deux objectifs : écarter ce qui n'est pas hormonal, et faire le point sur la contraception.

  • Le suivi médical de la transition, qui peut inclure un traitement selon les symptômes et votre situation. Le diagnostic repose sur le tableau clinique et sur votre âge, davantage que sur un dosage sanguin.
  • La prise en charge des cycles difficiles, notamment lorsque les saignements sont abondants, pour laquelle des solutions existent.
  • Les thérapies cognitives et comportementales, qui figurent dans les guides de pratique pour les symptômes de cette période. Leur version dédiée à l'insomnie est même l'approche de première intention recommandée pour l'insomnie chronique en général.
  • Un professionnel du sommeil, quand les nuits sont durablement atteintes.
  • L'activité physique régulière, dont les bénéfices sur l'humeur, le sommeil et la santé générale sont établis chez l'adulte. En revanche, aucun effet propre n'est démontré sur les bouffées de chaleur elles-mêmes.
  • Les groupes et communautés de femmes traversant la même chose, dont l'effet sur le sentiment d'isolement est réel et sous-estimé.

L'hypnose se place en complément de ces approches, sur le versant du sommeil, des émotions et du vécu de la transition.

Ce qu'un accompagnement en hypnose peut viser

Commençons par ce que l'hypnose ne fait pas.

Elle n'agit pas sur vos hormones, ne régularise pas vos cycles et ne modifie pas le déroulement de la transition. Elle ne remplace ni un avis médical, ni un bilan, ni un traitement. Elle ne tient pas lieu de contraception. Et elle ne garantit aucun résultat.

Ce qu'un accompagnement vise :

  • Le sommeil en premier. Non pas le sommeil en général, mais deux moments précis : l'endormissement, et la façon de se rendormir après un réveil nocturne. C'est le point de levier le plus utile, parce que tout le reste s'allège quand les nuits s'améliorent.
  • Réduire la réactivité émotionnelle. Retrouver un délai entre ce qui déclenche et ce qui réagit, là où il n'y a plus qu'un réflexe. Le sujet recoupe notre page L'Hypnose pour la Gestion du Stress et de l'Anxiété.
  • Traverser l'incertitude. C'est le travail le plus propre à cette période : vivre avec quelque chose dont on ne connaît ni la durée ni le déroulement, sans passer ses journées à surveiller son corps.
  • Alléger la charge mentale d'une période où beaucoup de choses reposent sur vous en même temps.
  • Accompagner le changement de regard sur soi, qui commence souvent bien avant la ménopause et que peu de gens osent nommer.

Pour les bouffées de chaleur, qui peuvent apparaître dès cette phase, le travail spécifique et les données scientifiques disponibles sont détaillés sur notre page L'Hypnose pour la Ménopause.

Ce que dit la recherche

Il faut être précise, car c'est ici que les raccourcis sont tentants.

Aucun essai clinique n'a étudié l'hypnose « pour la périménopause » en tant que telle. Les travaux disponibles portent sur des symptômes, et principalement sur les bouffées de chaleur chez des femmes ménopausées. Sur ce point précis, les données sont favorables et l'hypnose clinique figure parmi les approches non hormonales recommandées par la Menopause Society en 2023 ; le détail est sur notre page Ménopause. Étendre ce résultat à l'ensemble de la périménopause serait une extrapolation, et nous ne la ferons pas.

Sur les deux motifs les plus fréquents de cette période, le sommeil et l'anxiété, il existe d'autres travaux. Une méta-analyse publiée en 2019 dans l'*International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis* a réuni 15 études, soit 17 essais, comparant une intervention en hypnose à une condition témoin chez des personnes présentant des manifestations d'anxiété. À la fin de l'accompagnement, l'écart avec les groupes témoins correspondait à une ampleur d'effet de 0,79 ; le suivi ne portait que sur 7 essais sur 17, et les situations réunies sont très différentes les unes des autres. Les résultats étaient supérieurs dans les essais où l'hypnose accompagnait d'autres interventions psychologiques plutôt qu'employée seule.

Autrement dit : ce que nous proposons ici s'appuie sur des données concernant des symptômes que vous partagez avec d'autres populations, pas sur des études menées auprès de femmes en périménopause. C'est honnête de le dire, et cela ne retire rien à l'intérêt d'un accompagnement.

Un exemple d'accompagnement : le cas de Karine

Femme marchant dehors, vue de trois quarts dos, lumière naturelle

Karine est venue avec une phrase qu'elle avait préparée : « je crois que je fais une dépression, mais je n'en suis pas sûre ». Elle décrivait des réveils à quatre heures depuis des mois, une irritabilité qui abîmait ses soirées en famille, et l'impression de fonctionner à côté d'elle-même au travail. Nous lui avons d'abord demandé si elle avait consulté. Ce n'était pas le cas, et c'est devenu la première étape : un bilan, parce que ce tableau correspond à plusieurs choses et qu'aucune ne se devine en cabinet d'hypnose.

L'accompagnement a commencé ensuite, en parallèle de son suivi. Le travail a porté sur le réveil de quatre heures, avec un exercice court à utiliser sur place, et sur le délai entre l'agacement et la réponse, le soir, au moment le plus chargé de la journée.

> « Ce qui m'a le plus aidée, au fond, c'est d'apprendre que ce que je vivais avait un nom. Le reste est venu après. » > Karine, prénom modifié

Elle décrit aujourd'hui des nuits encore variables, et des soirées qui ne dérapent plus systématiquement.

*Chaque situation est différente. Le cheminement de Karine lui appartient et ne préjuge en rien de ce que vous vivrez.*

Le déroulement d'une séance sur ce sujet

L'entretien. Ce qui vous gêne le plus, depuis quand, et à quels moments. Votre sommeil en détail. Votre suivi médical, vos traitements, votre contraception. Si vous n'avez pas encore consulté, nous vous encouragerons à le faire : sur cette période précisément, un bilan écarte plusieurs pistes que nous ne sommes pas en mesure d'explorer.

L'objectif. Formulé ensemble et hiérarchisé, parce que tout ne se travaille pas en même temps. Le plus souvent, les nuits d'abord.

L'induction. Un état naturel d'attention focalisée que vous connaissez déjà sans le nommer. Vous restez consciente, vous entendez tout, vous pouvez parler et vous arrêter quand vous le souhaitez.

Le travail. Sur ce sujet, il porte le plus souvent sur le retour au sommeil après un réveil nocturne, sur la réactivité émotionnelle en fin de journée, et sur la façon de traverser une période dont vous ne maîtrisez ni la durée ni le rythme.

Le retour et l'exercice. Un échange sur ce que vous avez vécu, et un exercice d'autohypnose à emporter, souvent conçu pour être utilisé à quatre heures du matin, sans lumière et sans se lever.

Le nombre de séances se définit lors du premier entretien. Les rencontres fonctionnent en cabinet comme en visioconférence.

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Deux fauteuils face à face dans un bureau lumineux de Solutions Hypnose

Le premier entretien sert à déterminer si l'hypnose est la bonne ressource pour votre situation, et une réponse claire, y compris « voyez d'abord votre médecin », fait partie du travail. Posez-nous une question ou prenez rendez-vous. Toute l'équipe de Solutions Hypnose reçoit à Montréal, Québec, Laval, Sherbrooke, Gatineau, Paris, Lille, Montpellier, Strasbourg et Casablanca, et par vidéo où que vous soyez dans le monde. Le nombre de séances se définit lors du premier entretien.

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Questions fréquentes sur l'Hypnose pour la Périménopause (Préménopause)

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Sources et références

L'hypnose telle que pratiquée par les membres de Solutions Hypnose est une approche d'accompagnement complémentaire. Elle ne constitue ni un acte médical, ni un diagnostic, ni une psychothérapie au sens réglementaire, et elle ne remplace en aucun cas une consultation, un suivi ou un traitement prescrit par un professionnel de la santé.

Nos praticiens n'évaluent pas et ne traitent pas les troubles mentaux ou les maladies. Ils ne demandent jamais l'arrêt ou la modification d'un traitement en cours : cette décision relève exclusivement de votre médecin.

Aucun résultat ne peut être garanti. Les témoignages et exemples présentés sur cette page décrivent des expériences individuelles et ne préjugent pas de ce que vous vivrez.

En cas de détresse importante, de symptômes physiques inexpliqués ou de pensées suicidaires, contactez sans délai un médecin, les services d'urgence ou une ligne d'aide.

Jessica Reid

Page rédigée par Jessica Reid
hypnothérapeute
partenaire de Solutions Hypnose.

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