L'Hypnose est-elle dangereuse ? Contre-indications et effets indésirables

L'hypnose est généralement bien tolérée. Les effets indésirables rapportés sont rares, légers et passagers. Une séance ne vous fait perdre ni le contrôle, ni la mémoire, ni votre libre arbitre.

Mais il existe des situations où elle ne convient pas, ou pas maintenant, ou pas sans l'accord de votre médecin. Elles sont peu nombreuses et elles sont connues. Cette page les détaille, avec ce qui peut arriver pendant et après une séance, et ce qu'il faut regarder du côté du praticien.

Méfiez-vous en revanche des sites qui annoncent « aucun risque » et « aucun effet secondaire ». Aucune approche sérieuse ne peut l'affirmer, et une promesse aussi absolue en dit surtout long sur celui qui la formule.

Point d'interrogation blanc dans un cercle bleu

Ce qui peut arriver pendant ou après une séance

Une réaction émotionnelle forte. C'est le plus fréquent. Des larmes, une émotion qui remonte sans prévenir, un souvenir qui refait surface. Ce n'est pas un incident, et c'est précisément pour ça qu'on fait ce travail avec un professionnel dans une pièce plutôt que seul avec une application.

De la fatigue. Dans les heures ou les jours qui suivent, certaines personnes se sentent plus fatiguées que d'habitude. Cela passe.

Un peu de flottement en sortant. Une impression de sortie de sieste. Attendez d'être pleinement présent avant de reprendre le volant — le déroulé complet d'une séance, et de ses suites, est décrit sur la page comment se déroule une séance d'hypnose.

Maux de tête, vertiges, nausées légères. Rares, passagers.

Un contrecoup les jours suivants. Des émotions qui reviennent par vagues, une sensibilité un peu à vif. Signalez-le à votre praticien plutôt que d'attendre la séance suivante.

Et parfois, rien du tout. Ce n'est pas un effet indésirable, mais c'est vécu comme une déception. Nous en parlons sur notre page suis-je hypnotisable.

Les situations qui demandent un avis médical avant

Cette liste n'est pas une porte fermée. Elle dit : cette décision ne nous appartient pas, elle appartient à votre médecin ou à votre psychiatre. Dans plusieurs de ces situations, un accompagnement reste possible, mais dans un cadre qui doit être posé avec eux.

Les troubles psychotiques

Schizophrénie, troubles délirants, épisode psychotique en cours. La raison est technique : une séance mobilise l'imaginaire, la représentation et une forme légère de mise à distance. Chez une personne dont le rapport à la réalité est déjà fragilisé, cela peut être mal toléré ou mal interprété.

Si vous êtes concerné et suivi, parlez-en à votre psychiatre. C'est lui qui décide, pas nous.

Les troubles dissociatifs

Trouble dissociatif de l'identité, dépersonnalisation, déréalisation. Même logique, et plus encore : ces troubles demandent une prise en charge spécialisée, par des professionnels formés à ce cadre précis.

Les troubles bipolaires en phase instable

En période de stabilité et avec l'accord du médecin qui suit, un accompagnement est souvent envisageable. En phase aiguë, non.

Une dépression sévère, ou des idées suicidaires

La priorité est médicale, sans discussion. Un accompagnement complémentaire peut avoir sa place ensuite, une fois le suivi en place — voyez notre page sur la dépression.

Si vous avez des idées noires en ce moment : Québec, Info-Social 811 option 2 ou 1 866 APPELLE (277-3553). France, 3114, gratuit et 24 h/24.

Un traumatisme récent ou non stabilisé

Non. C'est une contre-indication, pas une précaution.

L'état hypnotique peut déclencher une reviviscence que rien ne permet d'anticiper et qu'il faut savoir contenir. Un événement récent, ou un traumatisme plus ancien qui se manifeste encore par des images intrusives, des cauchemars, une hypervigilance ou des évitements, relève d'une prise en charge spécialisée : médecin, psychologue ou psychiatre formé au psychotraumatisme.

L'hypnose peut avoir sa place plus tard, une fois la situation stabilisée et en lien avec le professionnel qui vous suit. Pas avant, et jamais à la place.

Des troubles cognitifs importants

Une séance suppose de comprendre et de suivre ce qui est proposé. Dans le cadre d'une maladie neurodégénérative, l'adaptation se discute avec l'équipe soignante.

Une addiction non prise en charge

L'accompagnement se conçoit en coordination avec un suivi médical, pas à sa place.

Sous l'effet de l'alcool ou de substances

Une séance ne se fait pas dans ces conditions. Elle sera reportée.

Ce qui n'est pas une contre-indication

Parce que la moitié des craintes portent sur des choses qui n'en sont pas.

La grossesse. L'hypnose est même utilisée en préparation à la naissance. Signalez-le, c'est tout.

Les enfants. Ils y entrent souvent plus facilement que les adultes. Le format s'adapte, l'accord d'un parent et de l'enfant est requis — voyez notre page sur l'hypnose pour les enfants.

Un traitement en cours. Anxiolytiques, antidépresseurs, autres. Signalez-le à l'entretien. Nous ne vous demanderons jamais de l'arrêter ou de le modifier : cette décision appartient exclusivement au médecin qui vous l'a prescrit.

Un âge avancé.

Le scepticisme. L'hypnose ne demande aucune croyance, ni adhésion à quoi que ce soit. Une capacité d'attention et un peu de curiosité suffisent.

Une épilepsie, un problème cardiaque, une maladie chronique. Mentionnez-le lors de l'entretien pour que le praticien en tienne compte et coordonne si besoin, mais ce ne sont pas des interdits en soi.

Le fait de ne pas savoir visualiser. Le travail peut passer par les sensations, les sons ou les mots.

Le risque dont personne ne parle, et c'est le principal

Ce n'est ni l'état hypnotique, ni la séance. C'est le temps perdu.

Quelqu'un qui a des douleurs abdominales depuis six mois et qui prend rendez-vous en hypnose plutôt que chez un médecin. Quelqu'un qui met son épuisement sur le compte du stress et qui n'a jamais fait vérifier sa thyroïde. Quelqu'un qui travaille son anxiété alors qu'il fait des apnées du sommeil.

Dans tous ces cas, l'hypnose ne fait rien de mal en soi. Le problème est ce qui n'a pas été fait pendant ce temps-là.

C'est pour cette raison que la plupart de nos pages commencent par vous renvoyer vers un médecin. Ce n'est pas une précaution juridique : c'est le seul risque sérieux de cette démarche, et il est entièrement évitable.

Le deuxième risque : le praticien

Le titre d'hypnothérapeute n'est réglementé ni en France, ni au Québec. N'importe qui peut l'utiliser.

Les signaux qui doivent vous faire partir :

  • On vous propose ou suggère d'arrêter, de réduire ou de modifier un traitement. Aucun praticien non médecin n'a à se prononcer là-dessus.
  • On vous garantit un résultat, ou on vous annonce un nombre de séances avant de vous avoir rencontré — ce que notre page combien de séances prévoir explique.
  • On vous propose de soigner une maladie, ou on emploie le mot « guérir ».
  • On vous demande de vous engager et de payer plusieurs séances d'avance, avant même la première rencontre. À ne pas confondre avec un format annoncé pour un objectif précis, par exemple une séance d'arrêt du tabac vendue avec son renforcement : contenu et prix connus à l'avance, c'est une pratique courante et légitime.
  • On vous décourage de consulter un médecin, ou on met en doute votre diagnostic.
  • On vous propose d'aller chercher des souvenirs enfouis, ou des vies antérieures.
  • On refuse de vous dire où et combien de temps il s'est formé.

Les questions à poser : l'école et le nombre d'heures de formation, l'existence d'une supervision, l'expérience sur votre sujet précis, et ce qu'il fait si ça ne fonctionne pas. Notre page quel type d'hypnose choisir aide à s'y retrouver entre les approches.

La question des souvenirs

Il faut en parler franchement, parce que c'est la critique la plus sérieuse adressée à l'hypnose.

L'état hypnotique augmente la disponibilité de l'imaginaire. Une conséquence documentée : des contenus peuvent émerger avec un sentiment d'authenticité totale sans correspondre à ce qui s'est réellement passé. Cette question a donné lieu à des controverses importantes, y compris judiciaires.

Ce que cela implique concrètement :

  • Un praticien sérieux ne part pas à la recherche de souvenirs oubliés.
  • Ce qui émerge en séance n'est jamais présenté comme une vérité établie sur votre passé.
  • Ce qui remonte a de la valeur pour ce que ça dit de vous aujourd'hui, pas comme pièce à conviction.

Si on vous propose une « régression » censée révéler ce qui vous est arrivé, posez des questions.

Et l'auto-hypnose, les applications, les vidéos ?

L'auto-hypnose est utile, et la plupart de nos praticiens l'enseignent. Deux réserves quand même.

Apprise d'abord avec quelqu'un. Si une émotion forte remonte pendant que vous êtes seul avec des écouteurs, personne n'est là.

Pas n'importe quel contenu. Les vidéos en ligne sont d'une qualité très inégale, sans aucun contrôle sur ce qui est suggéré ni sur la compétence de qui les a produites.

Et si vous êtes concerné par l'une des situations qui demandent un avis médical, l'auto-hypnose relève des mêmes précautions.

Ce que nous faisons de notre côté

Un entretien avant toute séance. C'est à ce moment-là que ces questions se posent, systématiquement.

Une orientation quand c'est nécessaire. Il arrive que nous vous disions que nous ne sommes pas la bonne ressource, ou pas encore. C'est fréquent, et c'est le travail.

Un recrutement et une supervision. Les praticiens de l'équipe sont sélectionnés sur leur formation et leur pratique, et participent à un réseau d'échange et de supervision collective.

Aucune intervention sur votre traitement, jamais. Pour d'autres questions, voyez notre FAQ sur l'hypnose et notre page qu'est-ce que l'hypnose thérapeutique.

Prendre rendez-vous

Deux fauteuils face à face dans un bureau clair de Solutions Hypnose

Un doute sur votre situation ? Écrivez-nous avant de réserver. Posez-nous votre question : nous vous dirons franchement si l'hypnose nous semble adaptée, et vers quoi vous orienter sinon. C'est à l'entretien préalable, avant toute séance, que ces questions se posent. Où que vous soyez dans le monde, la consultation par vidéo offre le même entretien préalable et la même séance qu'en cabinet. Nous recevons ainsi des personnes depuis la France, le Québec, le Maroc et bien au-delà. Le mode d'emploi est ici.

Où souhaitez-vous consulter ?

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Sources et références

En français

L'hypnose telle que pratiquée par les membres de Solutions Hypnose est une approche d'accompagnement complémentaire. Elle ne constitue ni un acte médical, ni un diagnostic, ni une psychothérapie au sens réglementaire, et elle ne remplace en aucun cas une consultation, un suivi ou un traitement prescrit par un professionnel de la santé.

Nos praticiens n'évaluent pas et ne traitent pas les troubles mentaux ou les maladies. Ils ne demandent jamais l'arrêt ou la modification d'un traitement en cours : cette décision relève exclusivement de votre médecin.

Aucun résultat ne peut être garanti. Les témoignages et exemples présentés sur cette page décrivent des expériences individuelles et ne préjugent pas de ce que vous vivrez.

En cas de détresse importante, de symptômes physiques inexpliqués ou de pensées suicidaires, contactez sans délai un médecin, les services d'urgence ou une ligne d'aide.

Jean-Marie Balestrat

Page rédigée par Jean-Marie Balestrat
hypnothérapeute et coach PNL
partenaire de Solutions Hypnose.

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