L'Hypnose pour la Fertilité
Vous connaissez par cœur la durée de votre cycle, la fenêtre, la date du test. Vous savez à quel moment de la journée vous n'aurez plus la patience d'attendre et vous le ferez quand même. Et vous savez exactement ce que vous ressentez en voyant le résultat, parce que vous l'avez déjà ressenti.
Autour de vous, la vie continue comme si de rien n'était. Les annonces de grossesse arrivent par surprise, dans un groupe, un repas de famille, et il faut avoir le bon visage tout de suite. On vous demande si c'est pour bientôt. On vous conseille de penser à autre chose, de partir en vacances, de vous détendre.
Chez vous, ce qui était de l'intimité est devenu un calendrier. Et il y a l'autre, en face, qui ne sait plus quoi dire et qui se tait, ce que vous prenez parfois pour de l'indifférence.
Une chose mérite d'être posée tout de suite, parce qu'elle revient dans presque toutes les consultations : ce n'est pas votre tête qui empêche votre corps. Nous y consacrons une section entière plus bas.
À lire avant tout. L'hypnose n'augmente pas vos chances de concevoir. Aucune donnée ne permet de l'affirmer, et nous ne le ferons pas. Ce qu'un accompagnement peut viser, c'est la façon dont vous traversez cette période : l'attente, les examens, la sexualité qui se désorganise, le couple, et les émotions d'un chemin souvent long. La première démarche, pour les deux partenaires, est un bilan médical. Un délai sans grossesse s'explore, et plus tôt il l'est, plus les options restent ouvertes. L'hypnose ne remplace aucune étape de ce parcours et ne doit jamais en retarder une. Vous êtes déjà en traitement ? Si vous êtes engagée dans une stimulation, une insémination ou une fécondation in vitro, la page qui vous concerne est L'Hypnose pendant un Parcours PMA.
Qu'est-ce que l'Infertilité ?
On parle d'infertilité lorsqu'une grossesse ne survient pas après une durée prolongée de rapports réguliers sans contraception. Le repère habituel se situe autour d'un an, mais il se raccourcit selon l'âge et les antécédents : passé trente-cinq ans, ou en présence d'un antécédent gynécologique ou andrologique, il vaut mieux consulter sans attendre ce délai.
L'infertilité n'est pas la stérilité. L'immense majorité des situations relèvent d'une difficulté à concevoir, pas d'une impossibilité.
Elle concerne les deux partenaires. Parmi les couples engagés dans un parcours d'assistance médicale à la procréation, les causes sont autant d'origine masculine que féminine, et très souvent présentes chez les deux. Un bilan qui ne porterait que sur la femme est un bilan incomplet.
L'infertilité inexpliquée désigne une situation où le bilan n'a pas trouvé de cause. Inexpliquée ne veut pas dire psychologique : cela veut dire que les examens disponibles n'ont pas identifié le mécanisme en jeu. C'est une nuance décisive, et elle est régulièrement mal comprise, y compris par l'entourage.
Certains facteurs agissent réellement, et ils ne sont ni mystérieux ni inconscients : l'âge, le tabac chez les deux partenaires, l'alcool, un poids très éloigné de la normale, certaines expositions professionnelles, et les pathologies identifiées au bilan.
Où commence la PMA
L'assistance médicale à la procréation regroupe la stimulation de l'ovulation, l'insémination artificielle, la fécondation in vitro et le recours au don. C'est un parcours médical encadré, avec ses étapes et ses délais, et il est ouvert en France comme au Québec aux couples formés d'un homme et d'une femme, aux couples de femmes et aux femmes seules.
Si vous y êtes engagée, ou sur le point de l'être, la page dédiée est L'Hypnose pendant un Parcours PMA (FIV, Insémination). Elle traite ce que celle-ci ne traite pas : les injections, les ponctions, l'attente après un transfert, et ce que l'on fait d'un cycle négatif. Et si une grossesse survient, la suite se prépare sur L'Hypnose pour la Naissance.
Consultez sans attendre le délai habituel en cas d'âge avancé, de cycles absents ou très irréguliers, d'antécédent de chirurgie pelvienne, d'endométriose connue ou suspectée, de douleurs de règles invalidantes, d'antécédent de fausses couches répétées, ou d'anomalie connue du spermogramme. Ces éléments méritent d'être évalués par un médecin, et le bilan concerne les deux partenaires. Toute décision concernant votre parcours ou votre traitement appartient exclusivement à l'équipe médicale qui vous suit. Si un praticien, quel qu'il soit, vous propose un produit, un complément ou un régime censé améliorer vos chances, parlez-en à votre médecin avant.
L'impact d'une attente de grossesse au quotidien

Cette période a une caractéristique que peu d'autres épreuves partagent : elle recommence. Chaque cycle rouvre l'espoir, chaque cycle peut le refermer, et cela peut durer des années. C'est cette répétition, plus que chaque déception prise isolément, qui épuise. Le temps lui-même change de nature : la vie se planifie par quinzaines, et les projets, les vacances, parfois les décisions professionnelles se décident en fonction d'un calendrier qui ne dépend pas de vous. On finit par ne plus rien engager à plus de deux semaines, ce qui rétrécit l'existence bien au-delà du sujet.
L'intimité se transforme en obligation. C'est l'un des effets les plus constants et les moins dits, et il apparaît bien avant tout protocole médical. Ce qui relevait du désir devient une performance datée, et le plaisir se retire d'un endroit où il était chez lui. Notre page sur l'hypnose pour la sexualité féminine traite ce versant.
Le couple est mis à l'épreuve par des rythmes émotionnels différents. Celui qui n'est pas au centre des examens se sent souvent inutile, se tait pour ne pas alourdir, et ce silence est reçu comme de la distance.
Le rapport aux autres se complique. Les grossesses autour de soi, les faire-part, les questions bien intentionnées, et la double peine d'être sincèrement heureuse pour quelqu'un et dévastée en même temps, puis de s'en vouloir de l'être.
Et le corps devient suspect. Beaucoup de femmes décrivent une forme de rancune envers un corps perçu comme défaillant, alors même que rien n'a été trouvé.
Les approches reconnues en dehors de l'Hypnose
Le point d'entrée, c'est le médecin ou le gynécologue, pour les deux partenaires. C'est la seule démarche qui agit sur les causes, et la seule qui puisse dire où vous en êtes réellement.
- La psychothérapie, en particulier lorsque cette attente réveille un deuil, une fausse couche ou une histoire plus ancienne.
- Les associations de patients, dont l'apport principal est de rompre l'isolement et de mettre des mots sur ce que personne d'autre ne comprend. Elles accueillent aussi les personnes qui ne sont pas encore en parcours médical.
- L'accompagnement du couple. Certains praticiens du réseau proposent un coaching de couple centré sur la communication et sur le projet parental commun, utile lorsque les deux partenaires ne traversent pas la même chose au même rythme. Voir aussi L'Hypnose pour la Vie Amoureuse.
- L'arrêt du tabac, qui est l'un des rares leviers non médicaux dont l'effet sur la fertilité est établi, pour les deux partenaires : L'Hypnose pour Arrêter de Fumer.
- Un sexologue, quand la sexualité s'est durablement figée autour du calendrier.
- Et si vous entrez en parcours médical, le psychologue du centre de PMA, dont la consultation est prévue dans le parcours et largement sous-utilisée.
L'hypnose se place en complément de ces approches, sur le versant du vécu émotionnel.
L'Hypnose pour la Fertilité : objectifs et bénéfices
Commençons par ce que l'hypnose ne fait pas, et cette liste est la partie la plus importante de la page.
Elle n'augmente pas vos chances de concevoir. Elle n'agit ni sur l'ovulation, ni sur la qualité des ovocytes ou des spermatozoïdes, ni sur l'implantation. Elle ne lève aucun blocage inconscient qui vous empêcherait d'être enceinte, parce que ce blocage n'existe pas dans les termes où on le présente habituellement. Elle ne remplace aucune étape du parcours médical et ne doit jamais en retarder une.
Ce qu'un accompagnement vise
- Traverser le cycle. L'attente du test, le jour où les règles arrivent, et les quelques jours qui suivent, où il faut repartir. Ce sont des moments précis, et ils se préparent.
- Remettre du désir là où il y a du calendrier, et redonner à l'intimité une place qui ne soit pas entièrement colonisée par le projet.
- Soutenir le couple dans une période où chacun encaisse différemment et où le sujet devient difficile à poser sans que cela dérape.
- Accompagner la relation au corps, souvent abîmée par le sentiment de trahison ou d'échec.
- Traverser les annonces des autres, les repas de famille et les questions, sans y laisser toute son énergie.
- Aborder plus calmement les examens du bilan, en particulier lorsqu'il existe une appréhension des prises de sang ou des examens gynécologiques.
- Et accompagner le deuil, lorsqu'il y a eu une fausse couche. Voir L'Hypnose pour la Tristesse, la Séparation et le Deuil.
L'anxiété plus générale qui s'installe dans ces périodes est traitée sur L'Hypnose pour la Gestion du Stress et de l'Anxiété.
Non, votre stress n'est pas la cause
C'est la phrase que vous avez le plus entendue, sous ses différentes formes : détends-toi, pense à autre chose, pars en vacances, ça viendra quand tu arrêteras d'y penser. Certains sites, y compris la version précédente de cette page, en proposent une version plus savante : des peurs inconscientes ou des expériences passées qui inhiberaient la fertilité.
Les données ne soutiennent pas cette idée. Une méta-analyse de quatorze études prospectives portant sur 3 583 femmes, publiée dans le *BMJ* en 2011 par l'équipe de recherche en fertilité de l'Université de Cardiff, a posé la question directement : la détresse émotionnelle mesurée avant le début d'un traitement prédit-elle l'obtention d'une grossesse ? La réponse est non. Ni l'anxiété ni la dépression mesurées avant le traitement n'étaient associées au résultat, et les auteurs concluent explicitement que les femmes peuvent être rassurées sur ce point.
Le lien existe pourtant, mais dans l'autre sens. La détresse est très majoritairement la conséquence de l'infertilité, pas sa cause. Confondre les deux produit un dommage précis : cela ajoute la culpabilité à la peine, cela donne à l'entourage une phrase à répéter, et cela peut détourner d'un bilan médical qui, lui, agit sur les causes réelles.
Une nuance honnête, parce qu'elle existe : un stress extrême et prolongé, en particulier lorsqu'il s'accompagne d'une restriction alimentaire importante ou d'un exercice physique intensif, peut perturber les cycles. C'est une situation particulière, identifiable médicalement, et elle n'a rien à voir avec le fait d'être inquiète parce qu'on essaie depuis deux ans.
*La même idée reçue existe dans une version « traitement » : mon stress fait échouer ma FIV. Elle est démontée, avec ses propres sources, sur L'Hypnose pendant un Parcours PMA.*
Alors pourquoi consulter en hypnose ? Parce que la détresse mérite d'être accompagnée pour elle-même. Pas comme un moyen d'obtenir une grossesse : comme une souffrance réelle, dans une période longue, qui n'a pas à être traversée seule.
Ce que dit la recherche
Sur le lien entre détresse et résultat, la méta-analyse du *BMJ* citée plus haut ne retrouve pas d'association entre la détresse avant traitement et l'obtention d'une grossesse. Une seconde méta-analyse, en 2018, sur vingt études et 4 308 femmes, arrive à la même conclusion.
Sur l'hypnose elle-même, il faut être clair : rien ne permet d'affirmer qu'elle augmente les chances de grossesse. Une étude cas-témoins de 2006 portant sur l'hypnose pendant un transfert d'embryon est régulièrement citée par les sites commerciaux comme une démonstration ; elle n'en est pas une, et nous expliquons pourquoi sur la page L'Hypnose pendant un Parcours PMA. Le seul essai randomisé publié sur ce terrain, en 2013, n'a trouvé aucune différence de taux de grossesse ni de naissance. Ce qui est documenté, en revanche, c'est l'usage de l'hypnose dans l'accompagnement des gestes médicaux et de l'inconfort qu'ils provoquent.
Quand le chemin s'arrête
C'est la partie que presque aucun site ne traite, et c'est pourtant une issue fréquente. Un projet peut s'arrêter parce que les options médicales sont épuisées, ou parce que vous décidez d'arrêter. Cette seconde décision est légitime et elle est difficile, parce qu'elle donne l'impression de renoncer alors qu'il s'agit souvent de reprendre la main sur sa vie.
Ce qui suit est un deuil véritable : celui d'un enfant qui n'a pas existé, d'une projection, d'une part de soi. Il est mal reconnu socialement, ce qui le rend plus solitaire. Un accompagnement a toute sa place à ce moment-là, en lien avec un psychologue, et il ne consiste certainement pas à transformer cette perte en nouvelle page de vie.
Un exemple d'accompagnement
*Exemple illustratif. Le prénom est modifié et le cheminement décrit n'engage que la personne qui l'a vécu.*

Élise essayait de concevoir depuis plusieurs années. Les examens n'avaient pas identifié de cause, ce qu'elle vivait comme une accusation implicite : si tout fonctionne, c'est donc qu'elle y met un obstacle. Elle évitait le sujet avec son conjoint, se réfugiait dans le travail, et se disait que si elle était plus détendue, cela se serait déjà produit. C'est dans cet état qu'elle est arrivée au premier rendez-vous, avec la conviction d'avoir quelque chose à réparer en elle.
Le premier entretien a surtout servi à défaire cette idée. Ce que nous pouvions accompagner, ce n'était pas sa fertilité, c'était l'état dans lequel elle traversait cette période. Le travail a porté sur les jours qui suivaient l'arrivée des règles, sur une fausse couche ancienne dont elle n'avait jamais parlé, et sur sa capacité à reprendre le sujet avec son conjoint sans que cela finisse en dispute.
> « Le plus utile a été qu'on me dise que ce n'était pas de ma faute. Ça fait quatre ans qu'on me suggère gentiment le contraire. » > Élise, prénom modifié
Elle a repris ensuite son suivi médical, avec un nouveau bilan pour les deux partenaires. Nous ne savons pas ce qu'il est advenu de son projet, et ce n'est pas ce que cet accompagnement mesurait. Chaque situation est différente, et le cheminement d'Élise ne préjuge en rien de ce que vous vivrez.
Le déroulement d'une séance d'Hypnose sur ce sujet
L'entretien. Où vous en êtes, depuis combien de temps, quel est votre suivi et qui vous accompagne. Ce qui vous pèse le plus, et ce que vous attendez de nous. Si vous n'avez pas encore fait de bilan, ou s'il n'a porté que sur l'un des deux partenaires, nous vous orienterons vers votre médecin : c'est là que se jouent les causes, et nous ne prendrons pas la place de cette étape.
L'objectif, formulé ensemble, et toujours sur le vécu, jamais sur le résultat. Par exemple : traverser autrement les jours qui suivent un test négatif, retrouver une intimité qui ne soit pas datée, ou pouvoir aller à un baptême.
L'induction. Un état naturel d'attention que vous connaissez déjà sans le nommer. Vous restez consciente, vous entendez tout, vous pouvez parler et vous arrêter quand vous le souhaitez. Le déroulement général est décrit sur la page comment se déroule une séance d'hypnose.
Le travail. Sur ce sujet, il porte le plus souvent sur l'attente, sur la relation au corps, sur le couple, sur les situations sociales redoutées, et parfois sur un deuil qui n'a pas eu de place. Nous ne proposons aucune visualisation de conception ou de grossesse : ce qui ne dépend pas de vous ne doit pas reposer sur vos épaules.
Le retour et l'exercice. Un échange sur ce que vous avez vécu, et un exercice d'autohypnose à emporter, souvent enregistré pour que vous puissiez le réécouter seule.
Le nombre de séances se définit lors du premier entretien, et il tient compte du calendrier de votre suivi médical, qui passe avant le nôtre.
Prendre rendez-vous

Les rencontres fonctionnent en cabinet comme par vidéo, et ce détail compte particulièrement ici, puisque les rendez-vous médicaux occupent déjà beaucoup de déplacements et beaucoup de demi-journées posées. La consultation par vidéo ne demande rien d'autre qu'une pièce tranquille et une connexion : nous recevons ainsi des personnes depuis l'Europe, l'Amérique du Nord, l'Afrique et bien au-delà. Le mode d'emploi est ici.
En cabinet, nos praticiens formés à la périnatalité et à l'accompagnement de couple reçoivent à Montréal, Québec, Laval, Sherbrooke, Gatineau, Paris, Lille, Montpellier, Strasbourg et Casablanca. Vous pouvez venir seule ou à deux : le premier entretien sert justement à déterminer si l'hypnose est la bonne ressource à ce moment de votre parcours.
Une question avant de vous décider ? Écrivez-nous. Si un autre interlocuteur nous semble plus adapté (votre médecin, un psychologue, le psychologue de votre centre), nous vous le dirons.
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Questions fréquentes sur l'Hypnose pour la Fertilité
Non, et personne ne peut l'affirmer honnêtement. L'hypnose n'agit pas sur les mécanismes de la conception. Ce qu'elle peut accompagner, c'est la façon dont vous traversez cette période, ce qui est déjà beaucoup quand elle dure depuis des années.
Non. C'est la question la plus fréquente et la réponse est documentée : une méta-analyse de quatorze études prospectives portant sur 3 583 femmes, publiée dans le BMJ en 2011, n'a retrouvé aucune association entre la détresse émotionnelle avant traitement et l'obtention d'une grossesse. La détresse est le plus souvent la conséquence de l'infertilité, pas sa cause. Vous n'êtes pour rien dans ce qui vous arrive.
Pas sous la forme où on le présente d'ordinaire. Une infertilité dite inexpliquée signifie que les examens n'ont pas trouvé de cause, pas que la cause est dans votre tête. Une page qui vous propose de lever un blocage pour concevoir vous vend quelque chose qu'elle ne peut pas livrer.
En partie seulement. Le protocole a ses difficultés propres, que nous traitons sur notre page L'Hypnose pendant un Parcours PMA : les injections, l'attente après un transfert, et ce que l'on fait d'un cycle négatif.
Non. L'état hypnotique n'est ni un sommeil, ni une mise sous influence. Vous restez consciente, vous entendez tout, vous gardez la capacité de refuser une suggestion, de parler ou d'interrompre la séance.
Oui. L'hypnose est une approche non médicamenteuse qui s'ajoute à votre suivi sans interférer avec lui : dites-nous où vous en êtes et ce que vous prenez. Toute décision concernant votre parcours ou votre traitement appartient exclusivement à l'équipe médicale qui vous suit, et nous ne vous demanderons jamais de modifier quoi que ce soit.
La psychothérapie est un cadre réglementé, exercé par des professionnels dont le titre est protégé, et qui peut porter sur l'ensemble du fonctionnement psychique et sur des troubles constitués. L'hypnose telle que nous la pratiquons est un accompagnement plus circonscrit. Si vous entrez en parcours médical, la plupart des centres disposent aussi d'un psychologue, dont la consultation fait partie du parcours.
Il est concerné, médicalement et émotionnellement. Les causes d'infertilité sont autant masculines que féminines, et le bilan porte sur les deux. Quant au vécu, celui qui n'est pas au centre des examens encaisse souvent en silence. Un accompagnement peut se faire séparément ou à deux, selon ce qui vous convient.
Non, pas de la façon dont on l'entend parfois. Une fausse couche est un événement douloureux qui mérite d'être accompagné pour lui-même, et non un blocage inconscient qui fermerait votre corps. Si les fausses couches se répètent, c'est un motif d'exploration médicale spécifique.
C'est une issue possible, et elle mérite d'être accompagnée comme un deuil, parce que c'en est un. Arrêter est parfois une décision de santé, prise avec l'équipe médicale, et ce n'est pas un abandon.
Sources et références
Définitions et repères
- Infertilité. Organisation mondiale de la Santé, aide-mémoire
- Dossier infertilité. Inserm, 2019
- Clinique de fertilité : les critères d'accès. Santé Québec, pour les repères de douze mois et de six mois après 35 ans
Le cadre de la PMA
- Ce que dit la loi. Agence de la biomédecine
- Procréation assistée : la démarche et le bilan. Gouvernement du Québec
Sur le stress et la conception
- Boivin, J., Griffiths, E., & Venetis, C. A. (2011). Emotional distress in infertile women and failure of assisted reproductive technologies: meta-analysis of prospective psychosocial studies. BMJ, 342, d223 : 14 études, 3 583 femmes. Texte intégral
- Nicoloro-SantaBarbara, J., Busso, C., Moyer, A., & Lobel, M. (2018). Just relax and you'll get pregnant? Social Science & Medicine, 213, 54-62 : 20 études, 4 308 femmes.
Sur les accompagnements complémentaires
- Catoire, P. et coll. (2013). Hypnosis versus diazepam for embryo transfer: a randomized controlled study. American Journal of Clinical Hypnosis, 55(4), 378-386. Le seul essai randomisé sur l'hypnose en PMA : aucune différence de taux de grossesse ni de naissance.
- Interventions psychologiques et éducatives chez les personnes infertiles : revue Cochrane, 2016.
Si vous traversez une période sombre. Québec : Info-Social 811 option 2 · 1 866 APPELLE (277-3553). France : 3114, gratuit et 24 h/24. Et si vous êtes en parcours médical, le psychologue de votre centre, dont la consultation fait partie du parcours.
L'hypnose telle que pratiquée par les membres de Solutions Hypnose est une approche d'accompagnement complémentaire. Elle ne constitue ni un acte médical, ni un diagnostic, ni une psychothérapie au sens réglementaire, et elle ne remplace en aucun cas une consultation, un suivi ou un traitement prescrit par un professionnel de la santé.
Nos praticiens n'évaluent pas et ne traitent pas les troubles mentaux ou les maladies. Ils ne demandent jamais l'arrêt ou la modification d'un traitement en cours : cette décision relève exclusivement de votre médecin.
Aucun résultat ne peut être garanti. Les témoignages et exemples présentés sur cette page décrivent des expériences individuelles et ne préjugent pas de ce que vous vivrez.
En cas de détresse importante, de symptômes physiques inexpliqués ou de pensées suicidaires, contactez sans délai un médecin, les services d'urgence ou une ligne d'aide.
Page rédigée par Nassim Zafar
hypnothérapeute et coach PNL
partenaire de Solutions Hypnose.