L'Hypnose pour le Post-Partum (Après l'Accouchement)
Il est quatre heures. Vous venez de vous rendormir, ou vous croyez l'avoir fait. Le bébé est là, contre vous ou à côté, et vous avez passé la journée à faire des choses dont vous ne vous souvenez plus.
On vous dit que ce sont les plus beaux moments de votre vie. On vous demande si vous profitez. Sur les photos que vous voyez passer, tout le monde a l'air d'y arriver. Et vous, vous vous surprenez à pleurer dans la salle de bain, ou à vous sentir étrangement vide dans des moments qui devraient vous remplir.
Il y a peut-être aussi un accouchement qui ne s'est pas passé comme prévu, et sur lequel tout le monde a tourné la page sauf vous. Un corps que vous ne reconnaissez pas. Une intimité en suspens. Et l'impression désagréable de devoir dire que tout va bien.
Rien de tout cela ne fait de vous une mauvaise mère. Ce sont des choses que beaucoup de femmes vivent, que peu disent, et dont aucune n'a à s'excuser.
Si vous allez mal en ce moment, appelez sans attendre.
Si vous avez des idées noires, si vous pensez à vous faire du mal, si vous vous sentez confuse ou étrangère à vous-même, si vous ne dormez plus du tout depuis plusieurs jours, ou si vos pensées vous font peur.
Québec, 24 h/24 : Info-Social 811, option 2 · 1 866 APPELLE (1 866 277-3553), ou par texto au 535353.
France, 24 h/24 : 3114, ligne nationale de prévention du suicide.
Urgences : 911 au Québec, 15 ou 112 en France.
La souffrance psychique après un accouchement est fréquente, elle n'est pas un défaut de caractère, et elle s'accompagne d'autant mieux qu'on en parle tôt. L'hypnose ne remplace ni un médecin, ni une sage-femme, ni un traitement.
Qu'est-ce que le Post-Partum ?
Le post-partum désigne la période qui suit l'accouchement. Médicalement, on parle souvent des six à huit semaines de retour du corps à son état antérieur. Dans les faits, la période de vulnérabilité psychique s'étend bien au-delà, et les autorités de santé la considèrent désormais sur toute la première année.
Plusieurs réalités distinctes circulent sous le même mot.
- Le baby blues est très fréquent : selon l'Institut national de santé publique du Québec, entre 30 % et 85 % des femmes le ressentent. Il apparaît le plus souvent entre le deuxième et le cinquième jour, mêle larmes, irritabilité et sentiment d'être dépassée, et se dissipe seul en une à deux semaines.
- La dépression post-partum est autre chose. Elle s'installe, dure au moins deux semaines, et associe tristesse, perte d'intérêt, troubles du sommeil et de l'appétit, difficultés de concentration, sentiment d'être un mauvais parent et culpabilité. Elle peut débuter bien après les premières semaines, parfois plusieurs mois après la naissance, ce qui explique qu'elle passe souvent inaperçue. Elle se prend en charge, et elle se prend en charge bien.
- L'anxiété périnatale est au moins aussi fréquente et bien moins connue : inquiétude permanente, vérifications répétées, impossibilité de laisser l'enfant à quelqu'un d'autre, parfois crises d'angoisse.
- Le vécu traumatique de l'accouchement concerne les naissances qui se sont passées dans l'urgence, la douleur ou la perte de repères. Les reviviscences, l'évitement et l'hypervigilance qui peuvent suivre relèvent d'un accompagnement spécifique.
- La psychose du post-partum est rare et constitue une urgence médicale : confusion, propos ou idées étranges, perte de contact avec la réalité, absence totale de sommeil. Dans ce cas, on appelle les urgences, pas un hypnothérapeute.
Les pensées intrusives, qu'il faut nommer
Beaucoup de parents découvrent avec effroi qu'il leur vient des images de malheur touchant leur bébé. C'est beaucoup plus courant qu'on ne le croit. Une équipe de l'Université de la Colombie-Britannique a suivi des centaines de mères en post-partum : chez celles qui rapportaient ce type de pensées, les comportements agressifs envers l'enfant n'étaient pas plus fréquents que chez les autres. Ce qui distingue ces pensées d'une intention, c'est précisément qu'elles vous répugnent : vous ne les voulez pas, elles vous font horreur, vous les chassez, et elles reviennent quand même. Elles se parlent, avec un professionnel, et elles s'apaisent.
Une réserve importante, et elle compte. Si les pensées ne vous font pas horreur, si elles s'accompagnent d'idées qui vous semblent évidentes alors que votre entourage s'en inquiète, de voix, ou d'une impression de perdre le contact avec le réel, ce n'est plus la même chose et cela ne peut pas attendre : composez le 811 option 2, ou le 911.
Et le ou la co-parent aussi. La dépression périnatale touche également les partenaires, y compris ceux qui n'ont pas accouché, et presque personne ne leur demande comment ils vont.
La préparation à l'accouchement, elle, est traitée sur notre page L'Hypnose pour la Naissance.
Parlez-en à votre médecin, à votre sage-femme ou à l'infirmière de votre CLSC si ces signes durent plus de deux semaines, s'ils s'aggravent, ou simplement s'ils vous inquiètent.
En France, un entretien postnatal précoce est inscrit dans la loi depuis le 1er juillet 2022 : il est réalisé par un médecin ou une sage-femme entre la quatrième et la huitième semaine après l'accouchement, précisément pour repérer les premiers signes de la dépression du post-partum. Au Québec, il n'existe pas d'équivalent obligatoire : la voie passe par la visite postnatale du CLSC et par Info-Social 811.
Si un traitement vous est proposé, la question de sa compatibilité avec l'allaitement se discute avec le médecin qui le prescrit. Plusieurs options sont compatibles. Aucun praticien en hypnose n'a compétence pour en juger, et nous ne vous demanderons jamais d'arrêter ni de modifier quoi que ce soit.
L'impact du Post-Partum au quotidien

Le sommeil d'abord, et il faut le dire franchement : ce n'est pas un manque de sommeil ordinaire, c'est un sommeil fractionné pendant des mois. Il abîme l'humeur, la mémoire, la patience et le jugement, et il explique une part importante de ce que l'on attribue à un défaut de caractère. C'est aussi la raison pour laquelle il vaut la peine d'agir dessus en premier, même modestement : tout le reste s'encaisse mieux. Voir L'Hypnose pour les Troubles du Sommeil.
Le corps ensuite. Les douleurs de cicatrisation, la rééducation, la fatigue physique, et un corps qui ne ressemble ni à celui d'avant ni à celui des images.
La charge mentale et l'isolement. Les journées se ressemblent, la maison se referme, et les conversations d'adultes se raréfient. L'isolement est l'un des facteurs les mieux identifiés de la dépression post-partum.
La comparaison permanente. Les réseaux, les autres mères, les conseils contradictoires, et l'écart entre la mère que vous pensiez devenir et celle que vous êtes ces jours-ci.
Le couple, mis à l'épreuve par la fatigue, la répartition des tâches et la mise en suspens de l'intimité. Voir L'Hypnose pour la Vie Amoureuse.
Et l'allaitement, quand il est difficile, qui devient parfois le lieu de toute la culpabilité.
Les approches reconnues en dehors de l'Hypnose
Le point d'entrée, c'est votre médecin, votre sage-femme ou l'infirmière de votre CLSC. Ce sont eux qui distinguent ce qui passera de ce qui doit être pris en charge.
- Le suivi psychologique, en particulier les approches reconnues dans la dépression périnatale. Beaucoup de régions disposent d'équipes spécialisées en santé mentale périnatale.
- Les traitements médicamenteux, lorsqu'ils sont indiqués. Leur apport dans la dépression post-partum est documenté, plusieurs sont compatibles avec l'allaitement, et cette décision appartient à votre médecin. Nous ne les opposons à rien.
- L'aide concrète, qui est souvent la mesure la plus utile de toutes : un relais pour dormir, des repas, du ménage, quelques heures sans le bébé. Au Québec, les organismes de relevailles et les centres de ressources périnatales offrent ce soutien à domicile.
- Les groupes de parole entre parents, dont l'effet sur l'isolement est direct.
- Une consultante en allaitement, quand c'est l'allaitement qui bloque.
- La rééducation périnéale et le suivi du post-partum physique, qui conditionnent beaucoup du reste.
L'hypnose se place en complément de ces approches, sur le versant du vécu émotionnel, du sommeil et du rapport à soi.
L'Hypnose pour le Post-Partum : objectifs et bénéfices
Commençons par ce que l'hypnose ne fait pas.
Elle n'est pas un traitement de la dépression post-partum. Si une dépression est installée, la prise en charge relève de votre médecin, et l'hypnose ne peut venir qu'à côté, jamais à la place. Elle n'agit pas sur vos hormones, ne modifie pas votre cicatrisation et n'a aucun effet physiologique sur la récupération. Elle ne remplace pas non plus un traitement prescrit, quel qu'il soit.
Et elle ne remplace pas de l'aide concrète. C'est important et rarement dit : une mère épuisée qui n'a aucun relais n'a pas d'abord besoin de séances, elle a besoin de dormir et d'être soulagée. Nous vous le dirons si c'est ce que nous entendons.
Ce qu'un accompagnement vise
- Se rendormir. Non pas dormir plus, ce qui ne dépend pas de vous en ce moment, mais retrouver plus vite le sommeil entre deux réveils. C'est souvent le premier changement remarqué, et celui qui allège le reste.
- Apaiser l'anxiété et les vérifications, en lien avec L'Hypnose pour la Gestion du Stress et de l'Anxiété.
- Déposer un accouchement qui s'est mal passé. Mettre des mots et remettre l'événement à sa place dans votre histoire, quand personne n'a pris le temps de le faire avec vous.
- Accompagner l'inconfort physique, une fois les complications écartées par un médecin, comme cela se pratique en milieu de soins. Voir L'Hypnose pour la Gestion de la Douleur.
- Alléger la culpabilité et la comparaison, et retrouver un rapport à soi qui ne passe pas uniquement par la performance parentale. Voir L'Hypnose pour la Confiance en Soi.
- Se réapproprier son corps, à son rythme.
- Préparer la reprise du travail et la séparation, moment souvent plus difficile qu'annoncé.
Ce que nous ne ferons pas : répéter que tout va bien
Vous trouverez beaucoup de contenus qui proposent, sous hypnose, de remplacer « je ne suis pas une bonne mère » par « je suis une bonne mère ». Nous ne travaillons pas de cette façon.
La raison est simple. Répéter une phrase positive par-dessus une souffrance ne la fait pas disparaître : le plus souvent, elle ajoute l'impression d'échouer même à y croire. Et lorsqu'il s'agit d'une dépression, ce procédé retarde une prise en charge qui, elle, fonctionne.
Le travail porte plutôt sur ce qui est vrai et accessible : ce que vous traversez, la fatigue qui déforme le jugement, l'écart entre ce que vous attendiez et ce qui se passe, et ce dont vous avez besoin maintenant. La bienveillance envers soi n'est pas une phrase à réciter, c'est quelque chose qui revient quand on a dormi et qu'on s'est senti soutenue.
Ce que dit la recherche
Il faut être direct : l'hypnose ne figure pas dans le guide de pratique canadien 2024 sur les troubles de l'humeur et anxieux de la période périnatale. Les quelques travaux disponibles (un essai randomisé indonésien sur 80 femmes après une césarienne, une étude contrôlée malaisienne portant sur des séances menées pendant la grossesse, une étude française de faisabilité sur 23 mères en post-partum précoce) sont trop petits et trop hétérogènes pour établir quoi que ce soit. Autrement dit : il existe des signaux, pas de preuve. Toute page qui vous annonce mieux extrapole.
Ce qui est mieux documenté se situe à côté, et concerne l'anxiété en général, pas l'anxiété du post-partum. Une méta-analyse de 2019, publiée dans l'*International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis* et portant sur quinze études et dix-sept essais, rapporte une baisse plus marquée de l'anxiété chez les personnes accompagnées en hypnose que dans les groupes témoins. Ses auteurs relèvent un point qui nous semble le plus honnête à retenir : les résultats sont meilleurs lorsque l'hypnose accompagne d'autres interventions que lorsqu'elle est employée seule. Par ailleurs, l'hypnose est utilisée de longue date dans l'accompagnement des soins et de l'inconfort en milieu médical.
Ce qui est documenté dans la dépression périnatale, ce sont les suivis psychologiques reconnus et, lorsqu'ils sont indiqués, les traitements. Nous proposons un appui à côté de ce cadre, et nous préférons l'écrire.
Un exemple d'accompagnement
*Exemple illustratif. Le prénom est modifié et le cheminement décrit n'engage que la personne qui l'a vécu.*

Julie a consulté quand son bébé avait quelques mois. Elle disait ne pas être déprimée, et ne pas vouloir « faire des histoires ». Ce qui la ramenait sans cesse au même endroit, c'était la nuit de l'accouchement, un passage en urgence dont elle n'avait qu'un souvenir morcelé, et sur lequel personne ne lui avait rien expliqué depuis. Elle en parlait comme d'un détail, en s'excusant presque d'y revenir.
Le premier entretien a servi à faire deux choses. D'abord vérifier que nous étions la bonne ressource, et l'inviter à parler de son état à sa sage-femme, ce qu'elle a fait. Ensuite définir un objectif modeste : se rendormir après les réveils, au lieu de rester une heure à revoir la même scène.
Le travail a porté sur ce retour au sommeil, puis, quand elle l'a souhaité, sur le récit de cette nuit-là, qu'elle a pu déposer.
> « Je croyais que je devais juste être plus solide. En fait, il me manquait surtout quelqu'un à qui raconter ce qui s'était passé. » > Julie, prénom modifié
Elle décrit aujourd'hui des nuits toujours courtes, mais des réveils qui ne durent plus. Chaque situation est différente, et le cheminement de Julie ne préjuge en rien de ce que vous vivrez.
Le déroulement d'une séance d'Hypnose sur ce sujet
L'entretien. Comment s'est passé l'accouchement, comment vont vos nuits, ce qui vous pèse le plus, et quel suivi vous avez. Nous vous demanderons aussi comment vous allez, vraiment : non pour porter un avis, ce que nous ne faisons pas, mais pour savoir si nous sommes la bonne ressource ou si un professionnel de santé doit intervenir d'abord. Si c'est le cas, nous vous le dirons.
L'objectif, formulé ensemble et volontairement modeste, parce que vous n'avez pas d'énergie à investir dans un grand projet en ce moment. Par exemple : me rendormir plus vite, ou pouvoir laisser le bébé une heure sans vérifier dix fois.
L'induction. Un état naturel d'attention que vous connaissez déjà sans le nommer. Vous restez consciente, vous entendez tout, vous pouvez parler et vous arrêter quand vous le souhaitez.
Le travail. Sur ce sujet, il porte le plus souvent sur le retour au sommeil, sur l'anxiété et les vérifications, sur le récit d'un accouchement difficile, et sur le rapport à soi.
Le retour et l'exercice. Un échange sur ce que vous avez vécu, et un exercice d'autohypnose court, pensé pour être utilisable à trois heures du matin, dans le noir, sans se lever.
Le nombre de séances se définit lors du premier entretien. Dans cette période, il est souvent volontairement réduit : votre énergie est comptée et elle a d'autres emplois.
Prendre rendez-vous

La visioconférence est souvent le bon choix dans cette période, et c'est sans doute la chose la plus utile à savoir de toute cette page : pas de trajet, pas de mode de garde à trouver, pas d'habillage à prévoir pour deux, et pas de salle d'attente. Votre bébé peut être présent, y compris pendant la séance, et cela ne pose aucun problème : il peut dormir contre vous, téter, se réveiller, et la séance continue. Le mode d'emploi est ici.
En cabinet, nos praticiens formés à la périnatalité reçoivent à Montréal, Québec, Laval, Sherbrooke, Gatineau, Paris, Lille, Montpellier, Strasbourg et Casablanca. Certains enregistrent une partie de la séance pour que vous puissiez la réécouter seule, la nuit.
Une question avant de vous décider ? Écrivez-nous. Si un autre interlocuteur nous semble plus adapté à votre situation, nous vous le dirons.
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Questions fréquentes sur l'Hypnose pour le Post-Partum (Après l'Accouchement)
Le baby blues apparaît dans les tout premiers jours, le plus souvent entre le deuxième et le cinquième, et se dissipe seul en une à deux semaines. Au-delà, ou si les signes s'aggravent, il faut en parler à un professionnel. La dépression post-partum peut aussi débuter plus tard, plusieurs mois après la naissance, ce qui la fait souvent manquer. Dans le doute, la bonne décision est toujours d'en parler.
Non, et nous ne vous le proposerons jamais. Plusieurs traitements sont compatibles avec l'allaitement, et cette évaluation appartient exclusivement au médecin qui vous suit. Arrêter un traitement en post-partum expose à une rechute, dans une période où c'est précisément ce qu'il faut éviter. L'hypnose peut venir à côté, pas à la place.
Ces pensées sont beaucoup plus fréquentes qu'on ne le croit après une naissance, et elles sont terrifiantes pour celles qui les ont. Une équipe de l'Université de la Colombie-Britannique a suivi des centaines de mères en post-partum : chez celles qui rapportaient ce type de pensées, les comportements agressifs envers l'enfant n'étaient pas plus fréquents que chez les autres. Ce qui distingue ces pensées d'une intention, c'est précisément qu'elles vous font horreur. Parlez-en à un professionnel : vous ne serez ni jugée ni séparée de votre enfant pour l'avoir dit. En revanche, si ces pensées ne vous font pas horreur, si vous vous sentez confuse, si vous ne dormez plus du tout, ou si vous craignez de passer à l'acte, appelez sans attendre les numéros figurant en haut de cette page.
Non. L'état hypnotique n'est ni un sommeil ni une mise sous influence. Vous restez consciente, vous entendez tout, vous gardez la capacité de refuser une suggestion, de parler ou d'interrompre la séance. Vous restez également en mesure de vous occuper de votre bébé s'il en a besoin.
La psychothérapie est un cadre réglementé, exercé par des professionnels dont le titre est protégé, et qui peut porter sur l'ensemble du fonctionnement psychique et sur des troubles constitués. L'hypnose telle que nous la pratiquons est un accompagnement plus circonscrit. Pour une dépression post-partum, la référence reste le suivi médical et psychologique, et beaucoup de régions disposent d'équipes spécialisées en santé mentale périnatale.
Oui, et c'est fréquent. Un bébé présent, réveillé, nourri pendant la séance, ne gêne pas le travail. La visioconférence est aussi une très bonne option dans cette période.
Il n'y a pas de délai. Certaines personnes viennent quelques semaines après, d'autres un an plus tard, d'autres encore bien après pour déposer un accouchement ancien. Il n'est jamais trop tard, et ce n'est jamais trop tôt.
Oui. La dépression périnatale touche aussi les partenaires, y compris ceux qui n'ont pas accouché, et ils sont rarement interrogés à ce sujet. Un accompagnement séparé ou à deux est possible, et un avis médical vaut pour eux comme pour vous.
Le nombre de séances se définit lors du premier entretien. Dans cette période, il est souvent volontairement réduit : votre énergie est comptée et elle a d'autres emplois.
Sources et références
Repères sur le post-partum
- Santé mentale et troubles mentaux en contexte périnatal. Institut national de santé publique du Québec, fiche complète (prévalences, baby blues de 30 % à 85 %)
- Dépression. INSPQ, *Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans*
- La dépression périnatale : un trouble sous-estimé. Ordre des psychologues du Québec
- Postnatal depression. National Health Service
- Antenatal and Postnatal Mental Health : recommandation CG192 du NICE, texte intégral
Le cadre français
- Article L2122-1 du code de la santé publique : l'entretien postnatal précoce, en vigueur depuis le 1er juillet 2022
Sur la santé mentale maternelle
- Suicide en période périnatale : données épidémiologiques récentes et stratégies de prévention. Bulletin épidémiologique hebdomadaire, Santé publique France, 2023. Le suicide est la première cause connue de mortalité maternelle en France à un an après la fin de la grossesse ; sur les quarante-deux premiers jours, ce sont les causes cardiovasculaires. Une très large part de ces décès est jugée évitable.
- Les morts maternelles en France, 7e rapport de l'ENCMM. Inserm et Santé publique France, avril 2024, données 2016-2018
Sur l'hypnose
- Valentine, K. E., Milling, L. S., Clark, L. J., & Moriarty, C. L. (2019). The Efficacy of Hypnosis as a Treatment for Anxiety: A Meta-Analysis. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 67(3), 336-363 : 15 études, 17 essais, sur l'anxiété en général et non périnatale.
- Vigod, S. N. et coll. (2025). Canadian Network for Mood and Anxiety Treatments (CANMAT) guideline for perinatal mood and anxiety disorders. Canadian Journal of Psychiatry, 70(6), 429-489 : le guide de référence canadien, où l'hypnose ne figure pas.
Lignes d'aide et soutien
- Québec, 24 h/24 : Info-Social 811 option 2 · 1 866 APPELLE (1 866 277-3553), ou par texto au 535353
- Québec : le 811, option 1, ligne prioritaire pour les parents d'enfants de 0 à 17 ans, jour et nuit · Première Ressource, aide aux parents, 1 866 329-4223, gratuit et confidentiel, lundi et mardi de 8 h à 21 h, du mercredi au vendredi de 8 h à 17 h
- France, 24 h/24 : 3114, ligne nationale de prévention du suicide
- Urgences : 911 au Québec, 15 ou 112 en France
- Et près de chez vous : les organismes de relevailles et les centres de ressources périnatales au Québec, votre sage-femme ou votre médecin en France.
L'hypnose telle que pratiquée par les membres de Solutions Hypnose est une approche d'accompagnement complémentaire. Elle ne constitue ni un acte médical, ni un diagnostic, ni une psychothérapie au sens réglementaire, et elle ne remplace en aucun cas une consultation, un suivi ou un traitement prescrit par un professionnel de la santé.
Nos praticiens n'évaluent pas et ne traitent pas les troubles mentaux ou les maladies. Ils ne demandent jamais l'arrêt ou la modification d'un traitement en cours : cette décision relève exclusivement de votre médecin.
Aucun résultat ne peut être garanti. Les témoignages et exemples présentés sur cette page décrivent des expériences individuelles et ne préjugent pas de ce que vous vivrez.
En cas de détresse importante, de symptômes physiques inexpliqués ou de pensées suicidaires, contactez sans délai un médecin, les services d'urgence ou une ligne d'aide.
Page rédigée par Julie Rocque
hypnothérapeute
partenaire de Solutions Hypnose.