L'Hypnose pour l'Émétophobie (Peur de Vomir)

Vous n'avez pas vomi depuis longtemps. Des années, peut-être des décennies. Vous connaissez la date exacte de la dernière fois.

Et pourtant tout s'organise autour de ça. Vous regardez la date sur les emballages, deux fois. Vous ne mangez pas avant un trajet. Vous choisissez le restaurant, ou vous n'y allez pas. Quand un collègue annonce qu'une gastro circule chez lui, votre journée est fichue. Vous surveillez vos sensations d'estomac en continu, et plus vous les surveillez, plus elles se manifestent.

Quand vos enfants sont malades, c'est une épreuve dont vous n'osez parler à personne, et vous vous en voulez. Vous n'en parlez pas non plus autour de vous, parce que ça paraît ridicule dit à voix haute : tout le monde déteste vomir, alors comment expliquer que cela occupe votre vie entière.

Ce que vous vivez porte un nom, et c'est mieux connu qu'on ne le croit. Dans l'enquête de référence sur le sujet, sept personnes émétophobes sur dix en avaient déjà parlé à leur médecin de famille, et deux sur trois avaient vu un psychologue ou un psychiatre. Moins d'une sur trois avait reçu un accompagnement structuré. Le problème n'est donc pas que vous n'osiez pas en parler. C'est que le sujet est rarement reconnu pour ce qu'il est.

Des mains posant une assiette vide sur une table de restaurant

Si vous avez réduit ce que vous mangez.

Beaucoup de personnes émétophobes finissent par restreindre leur alimentation : sauter des repas avant de sortir, éliminer des aliments jugés risqués, ne plus manger à l'extérieur. Cette restriction ne vise pas l'apparence du corps, elle vise à éviter de vomir, et cette différence de motif compte au moment d'en parler.

Consultez sans attendre si vous ne parvenez plus à garder aliments ou liquides pendant 24 heures, si vos urines sont très foncées ou absentes depuis plus de huit heures, ou si vous vous sentez très faible ou étourdi en vous levant. Au Québec, Info-Santé 811 répond jour et nuit.

Et si vous avez perdu du poids ou si la liste des aliments écartés s'allonge, parlez-en à un médecin en précisant bien pourquoi vous avez réduit. Ce n'est pas un aveu, c'est la manière la plus rapide d'être aidé correctement.

Autre point : si vous évitez ou interrompez un traitement médical parce qu'il peut donner des nausées, dites-le au médecin qui vous suit. Des solutions existent, et ce n'est jamais à vous de trancher seul.

Qu'est-ce que l'Émétophobie ?

L'émétophobie est une peur intense du vomissement : vomir soi-même, voir quelqu'un vomir, ou être en contact avec du vomi. Elle est classée parmi les phobies spécifiques dans les classifications internationales.

Nous écartons le mot « irrationnelle », employé sur presque tous les sites. La peur est disproportionnée par rapport au danger réel, elle n'est pas absurde : personne n'aime vomir, et le dégoût a une fonction biologique de protection. Ce qui distingue la phobie, c'est l'ampleur de ce qu'elle organise.

Elle commence tôt. La synthèse la plus récente situe l'âge moyen de début autour de dix ans, et relève que neuf personnes concernées sur dix sont des femmes. Une minorité, environ une sur dix, ne redoute que de voir quelqu'un d'autre vomir. Sa fréquence exacte dans la population reste mal établie : la même synthèse arrive à une estimation d'environ 5 %, mais ses auteurs précisent aussitôt qu'aucune étude en population représentative ne permet encore de trancher.

Rare, et pourtant la première de sa catégorie en consultation. Le contraste est frappant : peu visible dans les enquêtes de population, la peur de vomir est le premier motif de consultation pour phobie spécifique. Dans un relevé portant sur 1 017 patients suivis au Royaume-Uni, elle représentait 17,8 % des phobies spécifiques chez l'adulte et 23,4 % chez l'enfant, devant la peur des animaux. Les auteurs l'expliquent par l'accumulation des précautions et des évitements, qui pèse sur le quotidien bien plus que la plupart des autres phobies.

Trois distinctions utiles

  • Ce n'est pas du dégoût ordinaire. Le dégoût est universel ; la phobie, elle, modifie l'alimentation, les déplacements, la vie sociale et parfois les décisions de vie.
  • Ce n'est pas la même chose que l'agoraphobie, même si les deux se ressemblent de l'extérieur. Voir L'Hypnose pour l'Agoraphobie et les Attaques de Panique si votre crainte porte surtout sur le malaise et l'impossibilité de sortir.
  • Et la restriction alimentaire n'a pas le même moteur qu'une restriction liée à l'image du corps, même quand elle lui ressemble de l'extérieur. Le point est développé plus bas, et c'est celui qui compte le plus pour être bien orienté. Voir aussi L'Hypnose pour l'Alimentation.

Le sujet général est traité sur L'Hypnose pour les Peurs et les Phobies.

Le cercle qui fait durer l'Émétophobie

Voici le mécanisme central, et il est rarement expliqué correctement.

On lit souvent que la personne émétophobe ne vomit jamais parce qu'elle prend toutes ces précautions. La recherche dit autre chose, et c'est une bonne nouvelle déguisée.

Dans l'enquête de Veale et Lambrou, les personnes émétophobes estimaient avoir vomi environ cinq fois dans leur vie. C'est rare, mais ce n'est pas plus rare que dans le groupe de comparaison, qui ne déployait aucun de ces efforts. Autrement dit : toute cette énergie dépensée à ne pas vomir a un coût considérable, et aucun effet démontré sur la fréquence réelle des vomissements.

C'est justement ce qui rend le desserrement envisageable. Vous n'avez pas à choisir entre vos précautions et le risque : vous renoncez à quelque chose qui ne vous protégeait probablement pas.

Le cercle, lui, se referme ailleurs. Parce que la situation redoutée ne survient pas dans les moments où vous vous êtes protégé, la croyance n'est jamais mise à l'épreuve. Chaque journée sans vomissement se lit comme la preuve que les précautions étaient nécessaires. Et quand l'épisode finit par arriver, il n'apaise pas la peur pour autant : les cliniciens observent que la crainte revient à son niveau antérieur dans l'année qui suit.

C'est pour cette raison que l'accompagnement porte moins sur le vomissement lui-même que sur les précautions qui l'entourent.

Des nausées persistantes, des douleurs digestives, une perte de poids ou des vomissements réels ne relèvent pas d'une phobie : ils méritent d'être évalués par un médecin, quelle que soit votre histoire avec la peur de vomir. Avoir une émétophobie ne protège pas d'avoir aussi un problème digestif, et c'est précisément ce que la crainte de consulter fait parfois négliger.

Toute décision concernant un traitement, y compris un antinauséeux, appartient exclusivement au médecin qui vous suit.

L'impact de l'Émétophobie au quotidien

Une personne tendant la main vers une conserve dans un rayon de supermarché

L'émétophobie s'organise en habitudes qui paraissent anodines vues de l'extérieur, et c'est leur accumulation qui pèse. Les comportements de sécurité en sont le tissu, et l'enquête de Veale et Lambrou les a chiffrés un à un : vérifier les dates de péremption et la fraîcheur des aliments (29 %), se laver les mains ou se brosser les dents de façon excessive (16 %), s'enquérir de sa propre santé et de celle des autres (16 %), recourir à des gestes superstitieux censés empêcher le vomissement (14 %), demander à ses proches d'être rassuré (12 %), laver la nourriture de façon excessive (8 %). S'y ajoutent la surcuisson des aliments, l'évitement de l'alcool, le fait de garder ou de prendre un médicament contre la nausée, et de repérer une issue en entrant quelque part.

Chacun de ces gestes soulage sur le moment. Ensemble, ils entretiennent la peur, parce qu'ils empêchent de vérifier que la situation se serait bien passée sans eux.

L'alimentation se restreint. Ce sont d'abord des catégories entières qui disparaissent : la viande, et la volaille en particulier, chez plus d'une personne sur deux dans cette même enquête, les produits de la mer chez à peu près autant, les plats étrangers, les produits laitiers, les fruits et légumes.

La vie sociale se réduit : restaurants, soirées, voyages, transports, tout ce qui suppose de ne pas maîtriser ce que l'on mange ou qui l'on croise.

L'école et le travail sont touchés. Chez l'enfant, le refus d'aller à l'école figure parmi les conduites d'évitement décrites par la revue systématique de Keyes et ses collègues, et ce n'est pas anecdotique : dans le relevé britannique cité plus haut, près d'un cas de phobie spécifique sur quatre chez les moins de dix-huit ans était une peur de vomir.

Les soins sont évités. C'est la conséquence la plus sérieuse, et elle est documentée : 34 % des personnes émétophobes interrogées par Veale et Lambrou déclaraient avoir évité une anesthésie générale ou une chirurgie à cause de leur peur, contre aucune dans le groupe de comparaison. Les cliniciens décrivent aussi l'évitement du dentiste, et le refus de médicaments dont la nausée figure parmi les effets indésirables, y compris parfois ceux qui pourraient aider.

Et il y a la solitude, celle d'une peur qu'on n'ose pas nommer parce qu'on anticipe qu'elle fera sourire. L'entourage est concerné aussi : les proches à qui l'on demande d'être rassuré, et parfois les enfants dont on restreint les activités.

Si une gastro-entérite arrive vraiment

C'est l'événement autour duquel tout s'organise, et presque personne n'en parle. Quelques repères, qui ne remplacent pas un avis médical : réhydratez-vous par petites gorgées répétées plutôt qu'en grandes quantités, ne vous forcez pas à manger, et appelez un professionnel si vous ne gardez rien pendant 24 heures, si vos urines sont très foncées, ou si vous vous sentez très faible en vous levant. Au Québec, Info-Santé 811.

Et une chose qu'il vaut mieux savoir d'avance : l'épisode ne fera pas disparaître la peur. Un cas rapporté par le clinicien qui a le plus écrit sur ce sujet décrit une personne ayant vomi à répétition après une chirurgie : sa peur avait d'abord baissé, puis elle était revenue à son niveau antérieur dans l'année. Le savoir évite de vivre ce retour comme un échec personnel.

Ne cherchez pas à vous faire vomir pour vous y habituer. L'idée vient naturellement quand on comprend que l'exposition est au cœur des approches documentées, et elle est déconseillée explicitement par les cliniciens du domaine : provoquer un vomissement peut renforcer la détermination à ne plus jamais vomir, et des vomissements répétés exposent à des déséquilibres et à une atteinte des dents. L'exposition dont parle la littérature n'est pas celle-là, et elle se conduit avec un professionnel.

Les approches reconnues en dehors de l'Hypnose

Le point d'entrée est votre médecin, surtout si votre alimentation s'est réduite, si vous avez perdu du poids ou si vous évitez des soins.

  • La thérapie cognitive et comportementale avec exposition, adaptée à ce sujet précis. C'est l'approche la mieux documentée : elle comprend un travail sur l'interprétation des sensations, l'abandon progressif des comportements de sécurité, et une exposition graduée.
  • Un psychologue formé aux troubles anxieux, ce qui n'est pas toujours simple à trouver sur ce sujet peu connu. N'hésitez pas à mentionner le terme « phobie spécifique du vomissement », qui est le nom clinique.
  • Une évaluation spécialisée si l'alimentation est nettement réduite, pour que le motif de la restriction soit correctement pris en compte.
  • Un traitement, lorsqu'il est indiqué, prescrit et suivi par un médecin.
  • Un suivi digestif si des symptômes réels existent.

L'hypnose se place en complément de ces approches.

L’Hypnose pour l’ÉMÉTOPHOBIE – Peur de Vomir & Peur du Vomi
Texte de la vidéo

La peur de vomir ou la peur du vomi sont des peurs quand même assez fréquentes. Certaines personnes vont développer ces peurs là suite à des mauvaises expériences, comme par exemple des gens qui ont pu vomir dans un lieu public, à l'école ou au travail peuvent avoir ressenti de la honte ou de la gêne à ces moments là, ce qui va faire en sorte qu'ils vont développer cette peur là. D'autres personnes vont la développer parce qu'au sein de la cellule familiale où il y a peut être beaucoup de stress ou d'anxiété et peut être certains membres vont déjà avoir cette peur là, cette peur là va être communiquée aux membres de cette cellule familiale.

Et même parfois, cette peur là va être aussi jumelée à d'autres peurs, comme par exemple la peur de bactéries, la peur des maladies qui vont faire en sorte que ça peut l'accentuer. Cette peur là peut parfois amener les gens à s'isoler socialement de peur de tomber sur des situations où ils seraient en contact avec des gens qui vont vomir, ou même par peur qu'eux mêmes perdent le contrôle de leur corps dans les moments où par exemple, ils sont au restaurant ou à l'extérieur.

Ca peut générer souvent de l'anxiété et du stress chez ces personnes qui le vivent. Lors d'une rencontre avec un hypnothérapeute, il y aura sûrement plusieurs pistes, plusieurs solutions pour vous aider avec ces peurs là. Premièrement, on peut identifier les déclencheurs, les situations ou les pensées qui vous amènent à avoir cette peur là et vous aider à les désamorcer, à les désancrer de votre inconscient. Par la suite également, c'est aussi possible de vous aider à mieux gérer le stress et l'anxiété que cela peut provoquer.

Pour vous aider à prendre ça de manière beaucoup plus calme. Aussi, c'est possible de développer des nouvelles stratégies pour être en contact ou se préparer mentalement à affronter des situations où ça serait possible d'être en contact avec quelqu'un qui vomit ou à vomir vous même. Peu importe les solutions que vous allez trouver avec votre hypnothérapeute, il y a sûrement une façon qui va vous convenir pour pouvoir vous aider avec cette problématique.

Je vous invite à prendre rendez vous avec quelqu'un de Solutions Hypnose pour pouvoir vous aider.

L'hypnothérapie est un accompagnement complémentaire et ne remplace pas un avis, un diagnostic ou un traitement médical. En cas de doute sur votre état de santé, consultez d'abord un médecin.

L'Hypnose pour l'Émétophobie : objectifs et bénéfices

Commençons par ce que l'hypnose ne fait pas.

Elle n'est pas l'approche de référence pour cette phobie, et nous ne la présenterons pas comme telle. Elle ne remplace ni un avis médical, ni une psychothérapie, ni une évaluation si votre alimentation s'est réduite. Elle ne supprime pas le dégoût, qui est une réaction normale et utile. Et elle ne vous fera pas vomir, question que des personnes posent avant de consulter.

Ce qu'un accompagnement vise

  • Changer la relation aux sensations d'estomac. Le moteur de la peur n'est pas le vomissement, c'est la surveillance permanente des sensations digestives, qui fabrique précisément les nausées redoutées. Apprendre à ne plus scruter est le levier principal.
  • Réduire l'intensité de l'anticipation, qui occupe les heures avant un repas, un trajet ou une sortie.
  • Desserrer un comportement de sécurité à la fois, à un rythme que vous choisissez. Non pas tout arrêter, mais découvrir que la chose se passe bien sans.
  • Préparer une situation précise en la parcourant mentalement : un restaurant, un déplacement, un enfant malade à la maison.
  • Reprendre un souvenir ancien, quand la peur remonte à un épisode identifié, souvent d'enfance.

Quand la restriction alimentaire prend le devant

C'est le point le plus délicat de cette page, et nous préférons le traiter franchement.

Dans l'étude de Veale et ses collègues portant sur 94 personnes émétophobes, un tiers restreignait son alimentation à cause de la peur de vomir, et ce groupe présentait davantage de difficultés associées. L'insuffisance pondérale marquée y restait minoritaire, moins de 4 % sous un indice de masse corporelle de 17,5, mais elle devient fréquente chez les personnes assez atteintes pour être hospitalisées.

Ce qui distingue cette restriction, c'est son motif : il ne s'agit pas de maigrir ni de contrôler son apparence, mais d'éviter le vomissement. Les personnes concernées ne souhaitent pas perdre du poids ; la perte de poids est une conséquence non voulue. Cette différence compte, parce qu'un accompagnement bâti pour l'anorexie mentale a peu de chances de faire sens pour elles.

Elle ne veut pas dire pour autant que l'alimentation soit un sujet secondaire. Depuis 2013, les classifications reconnaissent le trouble de l'alimentation évitant ou restrictif, dont la peur des conséquences de l'alimentation, étouffer ou vomir, est l'un des motifs admis. Dans une étude récente auprès de 276 adultes émétophobes, près de la moitié répondaient à ses critères complets. Les deux difficultés peuvent coexister, et la reprise de poids reste un objectif de la prise en charge, même quand le point de départ est la peur et non l'image du corps.

La distinction est difficile à faire, y compris pour des professionnels. Dans une étude de 2026 portant sur 122 cliniciens, le profil fondé sur la peur d'une conséquence redoutée, qui est celui de l'émétophobie, n'était correctement identifié que dans 46 % des cas, contre 94 % pour les autres formes. C'est une raison de plus d'en parler à un médecin ou à un psychologue plutôt que de trancher soi-même : des cas ont été décrits où la peur de vomir en recouvrait une autre, qui n'est apparue qu'ensuite.

Peur de vomir et grossesse

C'est l'un des motifs de consultation les plus fréquents sur ce sujet, et l'un des plus douloureux.

Il est aussi le mieux mesuré. Dans l'enquête de Veale et Lambrou, 49 % des personnes émétophobes déclaraient avoir renoncé à avoir des enfants à cause de leur peur de vomir, contre aucune dans le groupe de comparaison, et 5 % avaient interrompu une grossesse pour cette raison. Une enquête américaine antérieure aboutissait au même ordre de grandeur. Si vous vous êtes reconnue dans cette phrase, vous n'êtes pas une exception : c'est à peu près une personne concernée sur deux.

Quelques repères, parce qu'ils manquent souvent. Les nausées du début de grossesse sont fréquentes et disparaissent le plus souvent entre la seizième et la vingtième semaine. Il en existe une forme sévère, l'hyperémèse gravidique, qui expose à la déshydratation et à la dénutrition, et qui se prend en charge, parfois à l'hôpital. Consultez sans attendre une sage-femme ou un médecin si vous ne parvenez pas à garder aliments ou liquides pendant 24 heures, si vos urines sont très foncées ou absentes depuis plus de huit heures, ou si vous vous sentez très faible ou étourdie en vous levant.

Un accompagnement peut porter sur l'anticipation et sur la relation aux sensations, et il ne garantit évidemment pas l'absence de nausées. Voir L'Hypnose pour la Grossesse.

Après la naissance, la difficulté change de forme : les régurgitations du bébé, les gastro-entérites, un enfant malade la nuit. Beaucoup de mères émétophobes décrivent une culpabilité intense à ce moment, avec l'idée d'être une mauvaise mère. Ce n'en est pas une, et ce point se travaille bien parce qu'il est très concret. Voir L'Hypnose pour le Post-Partum.

Ce que dit la recherche

Il faut être direct, et nous allons l'être dans les deux sens.

L'approche la mieux documentée est la thérapie cognitive et comportementale avec exposition. Encore faut-il dire ce que « la mieux documentée » signifie ici : un seul essai randomisé existe, un essai pilote portant sur 24 personnes, comparant douze séances à une liste d'attente. La moitié des personnes accompagnées y ont obtenu une amélioration cliniquement significative, contre 16 % en liste d'attente. Les auteurs concluent que la peur de vomir répond à cette approche, mais que des développements restent nécessaires pour en augmenter l'efficacité. La revue systématique de référence, publiée en 2018, est plus réservée encore : elle relève qu'il existe peu de recherches sur ce trouble, et particulièrement peu d'études de qualité sur les prises en charge efficaces, et elle appelle à mener des essais randomisés. C'est l'état réel des connaissances : une direction établie, des preuves encore minces.

Sur l'hypnose et la peur de vomir, il n'existe aucun essai clinique. La littérature se résume à quelques observations isolées : un cas publié en 1974, où l'hypnose accompagnait une séance d'exposition intensive, un autre en 1979, un troisième en 1994, et le cas d'un adolescent publié en 2025, où l'hypnose servait à rendre praticable une exposition qu'il ne parvenait pas à mener autrement. Leurs auteurs concluent tous qu'il faudrait davantage de recherche.

Et il existe une donnée moins flatteuse, que nous préférons donner. Dans l'enquête de Veale et Lambrou, 35 % des personnes émétophobes interrogées avaient déjà essayé l'hypnothérapie, et en jugeaient l'efficacité faible, nettement en deçà de la thérapie cognitive et comportementale. Ce qui est étudié du côté de l'hypnose concerne l'anxiété en général, avec de meilleurs résultats lorsqu'elle accompagne d'autres interventions plutôt qu'employée seule.

Ce que nous en retenons pour notre pratique. L'hypnose n'est pas la réponse à la peur de vomir, et nous ne la présentons pas comme telle. Elle peut, au mieux, aider à aborder des situations évitées depuis des années, et rendre praticable un travail d'exposition qui bute. L'approche à privilégier reste la thérapie cognitive et comportementale, auprès d'un psychologue ou d'un médecin. Un mot d'encouragement quand même, et il ne vient pas de nous : le gouvernement du Québec rappelle qu'une phobie se soigne, qu'il existe des approches reconnues, et que plus une personne consulte tôt, meilleures sont ses chances de rétablissement.

Un exemple d'accompagnement

*Exemple illustratif. Le prénom est modifié et le cheminement décrit n'engage que la personne qui l'a vécu.*

Sophie n'avait pas vomi depuis l'âge de onze ans, et elle en avait trente-huit. Elle est venue consulter parce qu'elle envisageait une grossesse et que l'idée des nausées la paralysait. Le premier entretien a fait apparaître ce qu'elle n'avait jamais listé : elle ne mangeait rien avant de sortir, évitait douze aliments, ne buvait pas d'alcool, vérifiait toutes les dates, et gardait en permanence un comprimé dans son sac sans jamais le prendre.

Son alimentation s'était nettement réduite ces deux dernières années, ce qu'elle n'avait signalé à personne. Nous lui avons demandé d'en parler à son médecin avant d'aller plus loin, ce qu'elle a fait. Le travail a ensuite porté sur la surveillance permanente de son estomac, puis sur un comportement de sécurité à la fois, en commençant par le plus petit : sortir sans le comprimé dans son sac.

> « Je croyais que le problème était de vomir. Le problème, c'était les quarante précautions que je prenais chaque jour pour ne pas vomir. » > Sophie, prénom modifié

Elle décrit aujourd'hui une alimentation plus large et une vigilance moins constante. Son projet d'enfant, elle le prépare avec son médecin. Chaque situation est différente, et le cheminement de Sophie ne préjuge en rien de ce que vous vivrez.

Le déroulement d'une séance d'Hypnose sur ce sujet

L'entretien. Depuis quand, ce que vous évitez, et surtout la liste de vos précautions, que personne ne vous a probablement jamais demandé de faire. Nous aborderons aussi votre alimentation, votre poids, et les soins que vous auriez repoussés. Si l'alimentation s'est réduite, nous vous orienterons vers un médecin avant de commencer : ce n'est pas une formalité sur ce sujet.

L'objectif. Formulé ensemble, par étapes concrètes. Par exemple : manger au restaurant avec une amie ce mois-ci, ou sortir sans antinauséeux dans le sac.

L'induction. Un état naturel d'attention focalisée que vous connaissez déjà sans le nommer. Vous restez conscient, vous entendez tout, vous pouvez parler et vous arrêter quand vous le souhaitez. Précision utile ici : rien ne vous sera imposé, aucune image de vomissement ne vous sera envoyée par surprise, et vous gardez la main du début à la fin.

Le travail. Il porte le plus souvent sur la relation aux sensations digestives, sur l'anticipation, sur l'abandon progressif d'une précaution choisie avec vous, et parfois sur un souvenir ancien.

Le retour et l'exercice. Un échange sur ce que vous avez vécu, un exercice d'autohypnose à emporter, et une étape à réaliser d'ici la prochaine fois.

Les séances fonctionnent en cabinet comme par vidéo, ce qui convient bien aux personnes qui limitent leurs déplacements. Le nombre de séances se définit lors du premier entretien.

Prendre rendez-vous

Deux fauteuils face à face dans un bureau clair de Solutions Hypnose

Le premier entretien sert notamment à vérifier ce qui relève d'ailleurs, et sur ce sujet la question se pose plus souvent que sur d'autres : si votre alimentation s'est réduite, si vous avez perdu du poids, ou si vous avez repoussé des soins, c'est un médecin qu'il faut voir d'abord, et nous vous le dirons. Ce n'est jamais un refus, et cela ne retarde rien : c'est la démarche qui fait gagner le plus de temps.

En cabinet, nos praticiens reçoivent à Montréal, Québec, Laval, Sherbrooke, Gatineau, Paris, Lille, Montpellier, Strasbourg et Casablanca. En visioconférence, où que vous soyez dans le monde, ce qui convient bien quand on limite ses déplacements. Le mode d'emploi est ici.

Une question avant de vous décider ? Écrivez-nous en décrivant votre situation.

Où souhaitez-vous consulter ?

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Questions fréquentes sur l'Hypnose pour l'Émétophobie (Peur de Vomir)

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Où trouver de l'aide.

Au Québec, Info-Santé 811, jour et nuit, pour tout doute sur la déshydratation, une perte de poids ou des symptômes digestifs.

ANEB, Anorexie et boulimie Québec : ligne d'écoute et de référence gratuite et confidentielle, 1 800 630-0907 sans frais ou 514 630-0907 dans la région de Montréal, également par texto au même numéro. Ouverte tous les jours de 8 h à minuit, elle accueille aussi les proches. Détails du service.

En France, Anorexie Boulimie Info Écoute : 09 69 325 900, appel non surtaxé, les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 16 h à 18 h hors jours fériés. Des psychologues, des médecins et des associations de familles y répondent selon les jours. Annuaire d'aide de la FNA-TCA.

Sources et références

Sur l'émétophobie

Sur l'alimentation et le risque de confusion

Sur les prises en charge

Ressources institutionnelles

Et les articles voisins

L'hypnose telle que pratiquée par les membres de Solutions Hypnose est une approche d'accompagnement complémentaire. Elle ne constitue ni un acte médical, ni un diagnostic, ni une psychothérapie au sens réglementaire, et elle ne remplace en aucun cas une consultation, un suivi ou un traitement prescrit par un professionnel de la santé.

Nos praticiens n'évaluent pas et ne traitent pas les troubles mentaux ou les maladies. Ils ne demandent jamais l'arrêt ou la modification d'un traitement en cours : cette décision relève exclusivement de votre médecin.

Aucun résultat ne peut être garanti. Les témoignages et exemples présentés sur cette page décrivent des expériences individuelles et ne préjugent pas de ce que vous vivrez.

En cas de détresse importante, de symptômes physiques inexpliqués ou de pensées suicidaires, contactez sans délai un médecin, les services d'urgence ou une ligne d'aide.

Jimmy Gaudreault

Page rédigée par Jimmy Gaudreault
hypnothérapeute et coach PNL
partenaire de Solutions Hypnose.

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