L'Hypnose pour l'Affirmation de Soi au Travail (Assertivité)
La réunion se termine. Vous aviez une objection, une vraie, et vous ne l'avez pas dite. Quelqu'un d'autre l'a formulée dix minutes plus tard, moins bien, et on l'a écouté.
Sur le chemin du retour, vous refaites la scène. Vous trouvez les mots, cette fois. Le soir, vous les trouvez encore.
Il y a aussi le dossier supplémentaire accepté d'un « bien sûr, pas de problème » alors que la semaine était déjà pleine. Le message envoyé à vingt-deux heures auquel vous répondez tout de suite. La remarque déplacée à laquelle vous avez souri. Et cette fois où, à force, c'est sorti d'un coup et beaucoup trop fort, ce qui vous a confirmé qu'il valait mieux vous taire.
Rien de tout cela n'est un défaut de personnalité. S'affirmer est une compétence, pas un trait de caractère, et une compétence peut s'acquérir à tout âge.
Qu'est-ce que l'Affirmation de Soi ?
L'affirmation de soi, ou assertivité, consiste à exprimer ce que l'on pense, ce que l'on ressent et ce dont on a besoin, en tenant compte de son interlocuteur. Ni plus, ni moins.
La notion vient des thérapies comportementales, où l'entraînement à l'affirmation de soi est une pratique établie depuis des décennies. Elle repose sur une distinction simple entre quatre positions.
- Passive : vous acceptez, vous vous taisez, vous laissez faire. Le coût se paie plus tard, en fatigue et en ressentiment.
- Agressive : vous obtenez peut-être gain de cause, au prix de la relation. Ce versant est traité sur notre page L'Hypnose pour la Gestion de la Colère.
- Passive-agressive : vous ne dites rien mais vous le faites sentir. C'est souvent ce qui se produit quand on est passif depuis trop longtemps.
- Assertive : vous dites la chose, clairement, sans attaquer et sans vous excuser d'exister.
Personne ne se tient dans une seule case. On est généralement assertif avec certaines personnes et pas avec d'autres, ce qui est déjà une information utile.
Quelques distinctions qui comptent
L'affirmation de soi n'est pas la confiance en soi. La confiance est un sentiment, l'affirmation est un comportement. On peut agir de façon assertive tout en étant mal à l'aise, et c'est même ainsi que cela commence. Le travail de fond sur l'estime de soi est traité sur L'Hypnose pour la Confiance en Soi.
Ce n'est pas du charisme, qui est une question de présence et d'influence, et qui n'est pas le sujet ici. Ce n'est pas non plus de la timidité : la timidité est un tempérament, et beaucoup de personnes timides sont très claires sur leurs limites.
L'anxiété sociale est autre chose. Quand la crainte du jugement devient intense, qu'elle déborde largement du travail, qu'elle conduit à éviter des situations et qu'elle dure, il s'agit d'un trouble reconnu, qui se prend en charge et pour lequel les thérapies cognitives et comportementales sont l'approche de référence. Seul un médecin ou un psychologue peut l'évaluer : si vous vous reconnaissez dans cette description, c'est vers eux qu'il faut aller d'abord. Voir aussi L'Hypnose pour les Peurs et les Phobies.
Quand ce n'est pas un problème d'affirmation de soi. Certaines situations ne relèvent pas du développement personnel et ne doivent surtout pas être traitées comme telles.
Le harcèlement au travail est encadré par la loi. Au Québec, la Loi sur les normes du travail prévoit que toute personne salariée a droit à un milieu de travail exempt de harcèlement psychologique ou sexuel, et que l'employeur doit prendre les moyens raisonnables pour le prévenir et, lorsqu'il en est informé, le faire cesser ; une plainte peut être adressée à la CNESST, et un délai s'applique. Les entreprises de compétence fédérale (banques, télécommunications, transport interprovincial) relèvent d'un autre régime.
En France, le harcèlement moral est défini par l'article L1152-1 du Code du travail, et l'employeur a l'obligation de prendre les dispositions nécessaires pour le prévenir. Plusieurs interlocuteurs existent : l'employeur ou les ressources humaines, le médecin du travail, les représentants du personnel et le CSE, l'inspection du travail et, le cas échéant, le conseil de prud'hommes ou une plainte pénale. Le détail est sur service-public.gouv.fr, et les agents de la fonction publique relèvent d'un régime distinct. La discrimination suit les mêmes logiques de recours.
L'épuisement professionnel se repère à d'autres signes : fatigue qui ne se répare plus, détachement, sentiment d'inefficacité, troubles du sommeil, symptômes physiques. Ces éléments méritent d'être évalués par un médecin ou par la médecine du travail.
Dans ces trois cas, travailler sur soi ne réglera pas la situation, et peut retarder une démarche utile. Cela ne veut pas dire que vous devez traverser ça sans soutien : cela veut dire que le soutien ne remplace pas les démarches. Nous vous le dirons si c'est ce que nous entendons au premier entretien. Nous ne sommes pas juristes, et rien de ce qui précède ne remplace un conseil juridique.
L'impact d'un manque d'Affirmation au quotidien

Ce que coûte le fait de ne pas dire les choses se paie rarement sur le moment, et presque toujours ailleurs. La charge s'accumule d'abord : chaque tâche acceptée par défaut s'ajoute aux précédentes, et la surcharge finit par ressembler à un problème d'organisation alors qu'elle est un problème de limites. Puis le ressentiment s'installe, et on en veut à des collègues qui n'ont rien demandé, puisqu'on ne leur a jamais dit non.
La rumination occupe les soirées. On rejoue les conversations, on prépare des réponses qu'on ne donnera pas. Ce mécanisme est traité sur notre page L'Hypnose pour le Lâcher-Prise.
La reconnaissance manque, parce que le travail invisible le reste, et cela pèse sur la progression comme sur le moral.
Le corps encaisse : sommeil, tensions, maux de ventre avant certaines réunions. Voir L'Hypnose pour la Gestion du Stress et de l'Anxiété.
Et il y a l'explosion occasionnelle, celle qui survient après des mois de silence, qui paraît disproportionnée à tout le monde, et qui laisse la personne convaincue qu'elle a eu raison de se taire jusque-là.
Les approches reconnues en dehors de l'Hypnose
Si les signes d'épuisement sont là, le point d'entrée est votre médecin ou la médecine du travail. Et si la situation relève du harcèlement ou de la discrimination, ce sont les recours mentionnés plus haut qui s'appliquent d'abord.
- L'entraînement à l'affirmation de soi, tel qu'il se pratique en thérapie cognitive et comportementale. C'est la seule approche à avoir fait l'objet d'essais contrôlés portant sur l'affirmation de soi elle-même, et elle figure nommément dans les recommandations françaises sur l'anxiété sociale. Elle est très concrète : on apprend des formulations, on les répète, on les teste.
- La psychothérapie, lorsque la difficulté est ancienne, qu'elle touche tous les domaines de la vie, ou qu'elle s'enracine dans une histoire personnelle.
- Le coaching professionnel et les formations à la communication, utiles pour la technique : préparer un entretien, structurer un désaccord, négocier. Voir notre page Hypno-Coaching.
- Les représentants du personnel, le syndicat ou les ressources humaines, quand la difficulté est collective ou structurelle. Elle l'est plus souvent qu'on ne le croit.
- Un mentor ou un collègue de confiance, dont l'apport pratique dépasse souvent celui de n'importe quelle méthode.
L'hypnose se place en complément de ces approches, sur le versant de l'appréhension et des automatismes qui empêchent de faire ce que l'on sait pourtant qu'il faudrait faire.
L'Hypnose pour l'Affirmation de Soi : objectifs et bénéfices
Commençons par ce que l'hypnose ne fait pas.
Elle ne change pas votre manager, votre organisation ni la culture de votre entreprise. Elle ne vous rendra pas charismatique, et ce n'est pas l'objectif. Elle ne vous apprend pas les formulations à employer, ce qui relève d'une formation ou d'un coaching. Elle ne remplace aucun recours en cas de harcèlement. Et elle ne vous transformera pas en quelqu'un d'autre, ce qui serait d'ailleurs le contraire de l'affirmation de soi.
Ce qu'un accompagnement vise
- Réduire l'appréhension qui précède la situation. C'est souvent là que tout se joue : vous savez quoi dire, et quelque chose se ferme au moment de le dire.
- Installer un ancrage utilisable sur place. Un geste discret associé à un état de calme, exerçable en autohypnose, mobilisable avant d'entrer en réunion.
- Préparer une situation précise en la répétant mentalement, de la même façon qu'un sportif ou un musicien prépare une échéance.
- Travailler ce qui se rejoue. Beaucoup de difficultés d'affirmation au travail ne concernent pas le travail : c'est une figure d'autorité qui en rappelle une autre. Le repérer suffit parfois à desserrer la chose.
- Sortir du tout ou rien, cette alternance entre le silence prolongé et l'explosion qui le conclut.
- Récupérer après coup, pour ne pas passer la soirée à refaire la conversation.
Le travail de fond sur l'estime de soi, dont dépend une partie de tout cela, est traité sur L'Hypnose pour la Confiance en Soi.
Quand ce n'est pas un problème de confiance
Il faut le dire nettement, parce qu'aucune page sur ce sujet ne le dit.
Une partie des personnes qui cherchent à s'affirmer au travail n'ont aucun problème d'affirmation de soi. Elles sont parfaitement claires ailleurs : avec leurs amis, dans leur famille, dans un précédent poste. Ce qui a changé, c'est l'environnement.
Un manager qui coupe la parole systématiquement, une équipe où l'erreur se paie, un statut précaire, un contexte où dire non a un coût réel : dans ces situations, se taire n'est pas un défaut, c'est une adaptation rationnelle. Travailler des croyances limitantes qui n'existent pas ne produira rien, sinon la conviction supplémentaire d'avoir échoué à quelque chose.
La bonne question du premier entretien n'est donc pas « qu'est-ce qui vous bloque ? », mais « est-ce que cela vous arrive ailleurs ? ». Si la réponse est non, le travail change de nature : il porte sur ce que vous voulez faire de cette situation, ce que vous êtes prêt à y perdre, et quelles démarches existent. Et parfois la conclusion honnête est que le problème n'est pas en vous.
Ce que dit la recherche
D'abord une correction. Vous lirez souvent, y compris dans la version précédente de cette page, que « le cerveau ne fait pas la différence entre le réel et l'imaginaire ». C'est faux. Une personne sous hypnose reste consciente de l'endroit où elle se trouve, entend ce qui se passe autour d'elle et se souvient ensuite de la séance. C'est précisément ce qui rend l'expérience sûre. Ce qui change, c'est que ce qui est suggéré est souvent vécu comme venant tout seul, sans effort. C'est cette qualité-là, et non une confusion entre le réel et l'imaginaire, qui fait l'essentiel de l'effet.
Ce qui est vrai, et suffisant, c'est que se représenter un geste ou une scène en détail mobilise une partie des régions cérébrales engagées quand on l'accomplit réellement. Une partie seulement : les travaux les plus récents montrent que ce recouvrement est plus limité qu'on ne l'a longtemps écrit. C'est ce qui donne son intérêt à la répétition mentale, utilisée de longue date dans la préparation sportive, où elle améliore modestement la performance sans jamais remplacer l'entraînement réel. Nous préférons l'énoncer correctement : une formule séduisante et fausse finit toujours par se retourner contre celui qui l'emploie.
Ensuite l'état des connaissances. L'affirmation de soi ne figure pas parmi les indications de l'hypnose qui ont été évaluées. La revue la plus large disponible à ce jour (quarante-neuf méta-analyses d'essais randomisés publiées depuis 2000, recensées dans *Frontiers in Psychology* en 2024) porte sur la douleur, les actes médicaux, l'anxiété, la dépression, le sommeil ou le syndrome de l'intestin irritable, pas sur l'affirmation de soi. Le rapport que l'Inserm a consacré à l'hypnose en 2015 ne l'évalue pas davantage. Ce qui existe sur ce sujet précis se limite à des descriptions de cas anciennes. Ce qui est documenté, en revanche, c'est l'entraînement à l'affirmation de soi issu des thérapies comportementales.
Du côté de l'hypnose, les données portent sur des manifestations voisines. Une méta-analyse publiée en 2019 dans l'*International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis*, portant sur quinze études et dix-sept essais, rapporte une baisse plus marquée de l'anxiété chez les personnes accompagnées en hypnose que dans les groupes témoins, avec un nombre d'essais modeste, et de meilleurs résultats lorsque l'hypnose accompagne d'autres interventions plutôt qu'employée seule. La synthèse de 2024 déjà citée aboutit à un constat comparable sur l'ensemble des indications : des effets réels, très variables selon les domaines, et une qualité méthodologique souvent faible, neuf de ces quarante-neuf revues seulement étant jugées de haut niveau.
Autrement dit, l'hypnose est un appui crédible sur l'appréhension et la préparation, et elle n'est pas la méthode de référence pour apprendre à s'affirmer. Les deux se combinent très bien.
Un exemple d'accompagnement
*Exemple illustratif. Le prénom est modifié et le cheminement décrit n'engage que la personne qui l'a vécu.*

Karim, ingénieur, décrivait un scénario qui se répétait : en réunion d'équipe, il ne prenait pas la parole, puis passait la soirée à formuler ce qu'il aurait dû dire. Il avait fini par considérer cela comme un trait de caractère sur lequel il n'y avait rien à faire, et ce qui l'inquiétait le plus n'était pas le silence lui-même, mais l'idée de finir sa carrière dans ce rôle-là, à regarder d'autres dire ce qu'il pensait.
Le premier entretien a servi à vérifier un point : cela lui arrivait-il ailleurs ? La réponse était nuancée. Avec ses amis, non. Avec son responsable direct et deux collègues plus anciens, systématiquement. Il n'y avait ni harcèlement ni surcharge, mais une configuration précise.
Le travail a porté sur l'appréhension des minutes qui précèdent la prise de parole, sur un ancrage utilisable assis à la table, et sur ce que cette configuration lui rappelait, ce dont il n'avait pas eu conscience jusque-là.
> « Je n'ai pas commencé à parler en réunion. J'ai commencé à ne plus y penser le soir. C'est venu dans cet ordre-là. » > Karim, prénom modifié
Il dit intervenir aujourd'hui de temps en temps, pas toujours, et ne plus faire de chaque silence une affaire personnelle. Chaque situation est différente, et le cheminement de Karim ne préjuge en rien de ce que vous vivrez.
Le déroulement d'une séance d'Hypnose sur ce sujet
L'entretien. Les situations précises où cela coince, avec qui, depuis quand, et surtout si cela se produit également en dehors du travail. Nous aborderons aussi votre charge, votre sommeil et l'ambiance de votre équipe, pour vous orienter vers le bon interlocuteur si votre situation relève d'un épuisement ou d'un harcèlement, qui ne sont pas de notre ressort.
L'objectif, formulé ensemble et rattaché à une situation réelle, jamais à une qualité générale. Non pas « avoir confiance », mais par exemple : poser une question à la réunion de mardi, ou répondre à un message du soir le lendemain matin plutôt qu'aussitôt.
L'induction. Un état naturel d'attention que vous connaissez déjà sans le nommer. Vous restez conscient, vous entendez tout, vous pouvez parler et vous arrêter quand vous le souhaitez.
Le travail. Sur ce sujet, il prend souvent trois formes. Retrouver des moments où vous vous êtes affirmé, même hors du travail, pour identifier ce que vous avez mobilisé à ce moment-là et le rendre disponible ailleurs. Installer un ancrage, c'est-à-dire associer un geste discret à un état de calme, réactivable avant une réunion. Et répéter mentalement une situation à venir, dans le détail, jusqu'à ce qu'elle devienne familière.
Le retour et l'exercice. Un échange sur ce que vous avez vécu, et un exercice d'autohypnose à emporter, souvent conçu pour les cinq minutes qui précèdent l'échéance. Certains praticiens remettent l'enregistrement de la séance.
Le nombre de séances se définit lors du premier entretien. Les rencontres fonctionnent en cabinet comme en visioconférence.
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Le premier entretien sert à déterminer si l'hypnose est la bonne ressource pour votre situation, et c'est particulièrement vrai sur ce sujet : la question « est-ce que cela vous arrive ailleurs ? » se pose dès les premières minutes, et sa réponse change tout ce qui suit. Si votre situation relève d'un autre interlocuteur (votre médecin, la médecine du travail, un recours pour harcèlement, un coaching), nous vous le dirons.
En cabinet, nos praticiens formés au coaching professionnel et à la vie au travail reçoivent à Montréal, Québec, Laval, Sherbrooke, Gatineau, Paris, Lille, Montpellier, Strasbourg et Casablanca. En visioconférence, où que vous soyez : c'est souvent le format le plus simple quand il s'agit de préparer une échéance à date fixe. Le mode d'emploi est ici.
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Questions fréquentes sur l'Hypnose pour l'Affirmation de Soi au Travail (Assertivité)
C'est une hypothèse à prendre au sérieux, et le premier entretien sert justement à la vérifier. Si vous êtes parfaitement clair partout ailleurs, le sujet n'est pas votre confiance. Et si la situation relève du harcèlement ou de la discrimination, les recours existent et ils passent par la CNESST au Québec, par la médecine du travail et les représentants du personnel en France. Travailler sur soi ne remplace pas ces démarches.
Non. L'état hypnotique est un état d'attention focalisée, pas un sommeil ni une mise sous influence. Vous restez conscient, vous entendez tout, vous gardez la capacité de refuser une suggestion, de parler ou d'interrompre la séance. L'hypnose en elle-même ne permet pas de faire agir quelqu'un contre sa volonté. Ce qui demande de la vigilance, c'est la relation : comme dans tout accompagnement, un cadre clair et un praticien qui vous laisse dire non font partie de ce qui rend la séance sûre. Vous pouvez arrêter à tout moment, et cela ne se discute pas.
En général, oui : l'hypnose est une approche non médicamenteuse, qui vient en complément de votre suivi et ne s'y substitue pas. Elle n'introduit aucun produit et ne modifie rien à ce que vous prenez. Dites-nous ce que vous prenez lors du premier entretien, et parlez-en à votre médecin : toute décision concernant votre traitement lui appartient exclusivement.
La psychothérapie est un cadre réglementé, exercé par des professionnels dont le titre est protégé, et qui peut porter sur l'ensemble du fonctionnement psychique et sur des troubles constitués. L'hypnose telle que nous la pratiquons est un accompagnement plus circonscrit, centré sur un objectif précis. Si la difficulté est ancienne et présente dans tous les domaines de votre vie, ou si la crainte du jugement est envahissante, un psychologue reste l'interlocuteur de référence.
Non, et c'est une crainte fréquente chez les personnes plutôt effacées. S'affirmer consiste à dire les choses, pas à les imposer. En pratique, c'est plutôt l'inverse que nous observons en accompagnement : les explosions surviennent après de longues périodes de silence, et elles se raréfient quand les choses se disent au fur et à mesure.
Non, et méfiez-vous de qui le promet. Le charisme n'est pas l'affirmation de soi, et ce n'est pas un objectif d'accompagnement sérieux. Ce qui se travaille, c'est votre capacité à dire ce que vous avez à dire, dans votre style et pas dans celui d'un autre.
Ils peuvent être utiles pour se familiariser avec l'état hypnotique et pour entretenir une pratique. Ils ne sont pas adaptés à votre situation, personne ne vérifie ce qu'ils contiennent, et ils ne repèrent évidemment pas un épuisement ou une situation de harcèlement. Écartez ceux qui promettent des résultats.
Le nombre de séances se définit lors du premier entretien, selon qu'il s'agit de préparer une échéance précise ou de travailler quelque chose de plus ancien.
Sources et références
Le travail et la santé
- Harcèlement psychologique ou sexuel au travail. CNESST (Québec)
- Harcèlement moral : service-public.gouv.fr, et l'article L1152-1 du Code du travail sur Legifrance (France)
- Prévenir les risques psychosociaux. Institut national de recherche et de sécurité (France)
Sur l'affirmation de soi et l'anxiété sociale
- Troubles anxieux graves. Haute Autorité de santé, guide affection de longue durée, juin 2007. La section sur l'anxiété sociale nomme l'affirmation de soi parmi les composantes de la thérapie cognitivo-comportementale.
- Social Anxiety Disorder: Recognition, Assessment and Treatment : recommandation CG159 du NICE, texte intégral.
Sur l'hypnose
- Valentine, K. E., Milling, L. S., Clark, L. J., & Moriarty, C. L. (2019). The Efficacy of Hypnosis as a Treatment for Anxiety: A Meta-Analysis. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 67(3), 336-363. doi.org/10.1080/00207144.2019.1613863 : 15 études, 17 essais, sur l'anxiété en général.
- Meta-analytic evidence on the efficacy of hypnosis for mental and somatic health issues: a 20-year perspective. Rosendahl, J., Alldredge, C. T., & Haddenhorst, A. (2024). Frontiers in Psychology, 14, 1330238 : 49 méta-analyses, 261 études.
- Évaluation de l'efficacité de la pratique de l'hypnose. Inserm, 2015, rapport commandé par la Direction générale de la santé.
En cas de difficulté au travail
- Québec : la CNESST, pour une plainte de harcèlement psychologique ou sexuel · votre syndicat · Info-Social 811, option 2
- France : l'employeur ou les ressources humaines · la médecine du travail · les représentants du personnel et le CSE · l'inspection du travail · le 116 006, aide aux victimes · le 3114 en cas de détresse
Les informations juridiques mentionnées sur cette page sont données à titre indicatif et ne constituent pas un avis juridique. Vérifiez-les auprès des organismes cités.
L'hypnose telle que pratiquée par les membres de Solutions Hypnose est une approche d'accompagnement complémentaire. Elle ne constitue ni un acte médical, ni un diagnostic, ni une psychothérapie au sens réglementaire, et elle ne remplace en aucun cas une consultation, un suivi ou un traitement prescrit par un professionnel de la santé.
Nos praticiens n'évaluent pas et ne traitent pas les troubles mentaux ou les maladies. Ils ne demandent jamais l'arrêt ou la modification d'un traitement en cours : cette décision relève exclusivement de votre médecin.
Aucun résultat ne peut être garanti. Les témoignages et exemples présentés sur cette page décrivent des expériences individuelles et ne préjugent pas de ce que vous vivrez.
En cas de détresse importante, de symptômes physiques inexpliqués ou de pensées suicidaires, contactez sans délai un médecin, les services d'urgence ou une ligne d'aide.
Page rédigée par Anne-Géraldine Lavielle
hypnothérapeute et coach holistique
partenaire de Solutions Hypnose.