L'Hypnose et la Fibromyalgie

Vous vous réveillez déjà fatiguée. La douleur a changé de place pendant la nuit, elle sera ailleurs ce soir, et vous avez appris à ne plus le dire parce que cela finit par ressembler à de la plainte. Une bonne journée se paie le lendemain, alors vous calculez tout : les courses, l'escalier, la soirée à laquelle vous avez dit oui il y a trois semaines.

Et il y a l'autre fatigue, celle de devoir convaincre. Les examens sont normaux, on vous l'a répété, et quelqu'un a fini par vous dire que c'était peut-être le stress. Vous avez cherché ailleurs, vous avez lu des pages qui promettent beaucoup.

Celle-ci ne vous promettra pas de faire baisser votre douleur. Les données ne le permettent pas, et nous préférons vous dire d'emblée où elles s'arrêtent. Ce que l'hypnose peut viser est plus modeste et mieux étayé : le sommeil, l'apaisement, et le rapport que vous entretenez avec des journées que vous ne choisissez pas.

Un plaid blanc posé sur un fauteuil terracotta, dans un intérieur calme

Le diagnostic de fibromyalgie appartient au médecin, et certaines situations imposent de le consulter sans attendre.

Consultez si un examen trouve quelque chose d'objectif : une articulation gonflée, une vraie faiblesse musculaire, une anomalie neurologique, une anomalie dans vos analyses. La Haute Autorité de santé rappelle que la fibromyalgie suppose un examen clinique normal et l'absence de maladie ou de médicament pouvant expliquer les douleurs. Toute trouvaille objective demande donc une explication en propre.

Consultez si vos symptômes changent de nature : une douleur qui se localise sur une articulation précise, qui vous réveille toujours au même endroit, ou qui s'accompagne de signes nouveaux. Des symptômes proches de ceux de la fibromyalgie peuvent être la manifestation inaugurale d'une autre maladie.

Et sachez qu'une fibromyalgie n'exclut rien. Depuis la révision des critères de 2016, avoir une autre maladie n'empêche plus le diagnostic. Environ 20 à 25 % des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, de lupus ou de spondylarthrite ankylosante présenteront aussi les critères de la fibromyalgie. Une fibromyalgie déjà reconnue ne dispense jamais d'explorer un symptôme nouveau.

Si la douleur et la fatigue vous épuisent au point que vous avez des idées noires, n'attendez pas. Le risque de détresse est réel et il est le plus élevé au moment de l'annonce du diagnostic, c'est-à-dire souvent au moment où l'on cherche de l'information. Au Québec, 1 866 APPELLE (277-3553) ou texto au 535353. Partout au Canada, appel ou texto au 9-8-8. En France, le 3114. Tous gratuits et confidentiels, jour et nuit. En cas de danger immédiat, le 911 au Canada, le 15 en France.

L'hypnose ne pose aucun diagnostic, ne remplace aucun suivi médical, et ne modifie ni ne commente aucun traitement.

Qu'est-ce que la fibromyalgie ?

La fibromyalgie associe des douleurs diffuses et persistantes, une fatigue que le repos ne répare pas, un sommeil non réparateur et des troubles de l'attention et de la mémoire que beaucoup de personnes décrivent comme un brouillard. Les symptômes fluctuent, se déplacent, et ne se voient pas.

Elle est reconnue par l'Organisation mondiale de la santé. Dans la classification internationale des maladies en vigueur depuis le 1er janvier 2022, le syndrome fibromyalgique figure sous la catégorie MG30.01, « douleur diffuse chronique », elle-même rangée parmi les douleurs chroniques primaires. C'est un point qui mérite d'être dit clairement, parce que beaucoup de personnes s'entendent encore répondre que cela n'existe pas.

Le diagnostic est clinique, et il n'existe aucun examen qui le confirme. L'algorithme du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec l'écrit sans détour : à ce jour, aucune analyse de laboratoire et aucune imagerie ne permet de confirmer le diagnostic de fibromyalgie. Les examens servent à autre chose, à écarter ce qui pourrait ressembler. La Haute Autorité de santé demande un bilan biologique minimal, formule sanguine, CRP, TSH, CPK et transaminases, dont le ministère québécois retient les quatre premiers. Tous deux mettent en garde contre la multiplication des examens, qui entraîne dans une spirale de consultations inutiles et finit par concentrer toute l'attention sur les symptômes.

Ce que veut dire « douleur nociplastique »

Vous croiserez ce mot, et il vaut la peine d'être compris, parce qu'il est aussi le plus souvent surinterprété.

L'idée est qu'il existe une troisième catégorie de douleur, à côté de celle qui vient d'une lésion des tissus et de celle qui vient d'une atteinte d'un nerf. Une douleur qui naît d'une modification de la façon dont les signaux sont traités, sans lésion visible. L'Organisation mondiale de la santé emploie ce cadre dans sa définition même, et l'Inserm y voit ce qui permet de qualifier la fibromyalgie non plus de syndrome médicalement inexpliqué, mais de syndrome avec douleurs nociplastiques.

Et voici la nuance que presque personne n'écrit. Ce terme est reconnu par les institutions, mais le mécanisme, lui, n'est pas établi. La revue qui fait référence sur le sujet précise que c'est le terme proposé par la communauté internationale des chercheurs du domaine de la douleur, et que les mécanismes qui sous-tendent ce type de douleur ne sont pas entièrement compris. La Haute Autorité de santé reste prudente et parle d'altérations fonctionnelles du système nociceptif.

Autrement dit : dire que la douleur nociplastique est le cadre retenu aujourd'hui, c'est exact. Dire que votre fibromyalgie est un dérèglement prouvé de votre système nerveux central que l'on saurait corriger, c'est aller nettement plus loin que ce que l'on sait. Méfiez-vous de toute page qui vous explique le mécanisme avec trop d'assurance, y compris quand elle vend de l'hypnose.

Quelques chiffres, et ceux qu'il faut cesser de répéter

  • Entre 1,5 et 2 % de la population selon la Haute Autorité de santé, entre 0,7 et 2,1 % selon l'Inserm, 1,5 % au Canada dans l'enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. Ce n'est donc pas une maladie rare.
  • Pas neuf femmes pour un homme. Ce chiffre vient d'échantillons de patients déjà orientés vers des services spécialisés, où plus de 90 % sont des femmes. Mesurée sans ce biais, en population générale, la proportion de femmes tombe autour de 59 %. La Haute Autorité de santé écrit « presque trois fois plus fréquente chez les femmes ». Le 9 pour 1 efface des hommes réels, déjà sous-diagnostiqués parce qu'on ne les attend pas.
  • Les critères font varier le chiffre autant que la réalité. Appliqués à la même population, au même moment, par la même équipe, les critères de 1990, de 2010 et ceux de 2010 modifiés donnent 1,7 %, 1,2 % et 5,4 %. Le rapport femmes-hommes passe pour sa part de 13,7 pour 1 à 2,3 pour 1 selon le jeu retenu. Les critères qui font référence aujourd'hui sont ceux de l'American College of Rheumatology révisés en 2016.
  • Le parcours est long, plus long que le chiffre qui circule. L'enquête internationale la plus citée a mesuré 2,3 ans et 3,7 médecins différents, mais ce délai court à partir de la première consultation, et les personnes interrogées avaient attendu en moyenne près d'un an avant de consulter. Le parcours complet dépasse donc trois ans. Les recommandations européennes parlent d'un recours aux soins élevé jusqu'à dix ans avant le diagnostic.

Si vous n'avez pas de diagnostic, c'est par le médecin qu'il faut commencer, et non par nous. Nous ne posons aucun diagnostic, ne l'infirmons pas davantage, et nous vous renverrons vers votre médecin si la question se pose au premier entretien.

Ce que cela change au quotidien

Une femme qui masse lentement sa main, le visage hors du cadre

Le plus lourd n'est pas toujours la douleur. C'est l'imprévisibilité, et l'arithmétique qu'elle impose. Vous ne savez pas de quoi sera faite la journée de demain, alors vous cessez de vous engager. Vous renoncez d'abord aux choses lointaines, puis aux choses proches, et chaque renoncement paraît raisonnable pris isolément. C'est l'accumulation qui rétrécit la vie, et elle se fait sans que personne autour de vous la voie.

Le sommeil est au centre. Il est non réparateur par définition dans ce syndrome, et la fatigue qui s'ensuit augmente la douleur, qui à son tour abîme les nuits. C'est une boucle, et une boucle se travaille par plusieurs endroits à la fois.

Le brouillard cognitif est l'une des plaintes les plus mal comprises. Perdre ses mots, relire trois fois la même ligne, oublier pourquoi on est entré dans une pièce. Beaucoup de personnes s'en inquiètent bien plus que de la douleur, et n'osent pas en parler.

Et il y a le fait de ne pas être crue. La littérature qualitative sur ce sujet est unanime, et elle donne à la question de la légitimité une place centrale dans l'expérience de la maladie. Une synthèse de recherche note que beaucoup de personnes chez qui un rhumatologue a posé le diagnostic rapportent s'être entendu dire par un autre soignant que la fibromyalgie n'existe pas. Cela ne se mesure pas en pourcentages, et nous n'en inventerons pas. Cela se raconte, et cela use.

L'humeur en souffre, et il faut le dire franchement. La méta-analyse la plus large sur la question situe la dépression autour de 51 %, sur plus de trente mille personnes, et l'anxiété autour de 47 %, sur plus de vingt mille. Le ministère de la Santé du Québec avance de son côté que la dépression et l'anxiété sont présentes chez 30 à 50 % des personnes au moment du diagnostic. Ce n'est pas une faiblesse de caractère, c'est la conséquence attendue de douleurs qui durent, et cela se prend en charge.

Le risque de détresse est réel, et il est le plus élevé au début. Une cohorte danoise n'a pas trouvé d'augmentation de la mortalité globale, mais a mesuré un surrisque net de suicide chez les femmes qu'elle suivait, présent dès le moment du diagnostic et toujours présent cinq ans après ; son effectif masculin, 84 personnes, était trop faible pour conclure quoi que ce soit. Une cohorte nationale taïwanaise portant sur plus de 95 000 personnes retrouve la même direction. Nous ne publierons en revanche aucun pourcentage : les estimations disponibles varient beaucoup trop d'une étude à l'autre pour qu'un chiffre soit honnête. Ce qui est solide, c'est la direction, et c'est le moment. Au Québec, 1 866 APPELLE (277-3553) ou texto au 535353. Partout au Canada, le 9-8-8. En France, le 3114. Gratuits, jour et nuit. Voir aussi L'Hypnose en cas de Dépression.

Ce que recommandent les autorités, avant l'hypnose

Sur ce point, quatre autorités disent la même chose, et il serait malhonnête de commencer autrement.

L'activité physique adaptée est la première intention. C'est la seule recommandation classée « strong for » par les recommandations européennes de 2017, la seule de tout leur tableau. La Haute Autorité de santé place en première ligne l'activité physique incluant un apprentissage en autonomie, les stratégies personnalisées d'autogestion, le maintien dans l'emploi. L'Inserm la recommande en première intention. Le ministère de la Santé du Québec recommande de débuter par de l'information et un programme d'exercices.

Une précision honnête, parce qu'elle calibre tout le reste : même cette recommandation forte repose sur des preuves de faible qualité, avec une amélioration de la douleur d'environ 11 points sur 100 dans la revue Cochrane de référence. Rien, sur ce sujet, n'est spectaculaire.

  • Les thérapies cognitives et comportementales, mieux documentées que l'hypnose, apportent selon la revue Cochrane un bénéfice qualifié par ses propres auteurs de petit. Elles relèvent de professionnels dont le titre est protégé.
  • Les approches multimodales, qui combinent plusieurs interventions plutôt qu'une seule, sont classées « weak for » par les recommandations européennes. C'est le cadre dans lequel l'hypnose a le plus de sens.
  • Les mouvements méditatifs et la réduction du stress par la pleine conscience sont également classés « weak for ».
  • L'information sur la maladie elle-même est un temps à part entière, et pas une formalité.
  • Le volet médicamenteux existe et appartient au médecin. Nous n'en dirons rien de plus.

Et une mise en garde que la Haute Autorité de santé formule elle-même, que nous reprenons volontiers : vous pouvez à tout moment solliciter l'avis d'un médecin dès lors que vous vous interrogez sur l'utilité et l'innocuité de toute thérapeutique présentée comme miraculeuse, et sur toute attitude d'un intervenant qui dénigre la médecine conventionnelle. Le ministère québécois dit la même chose autrement, en recommandant d'encourager l'autogestion et de décourager les traitements miracles à visée curative.

L'Hypnose et la fibromyalgie : ce qu'elle vise, et ce qu'elle ne fait pas

Commençons par ce que l'hypnose ne fait pas.

Elle ne guérit pas la fibromyalgie, et rien ne la guérit à ce jour. Elle ne remplace ni votre suivi médical, ni l'activité physique adaptée, qui reste la première intention partout. Elle n'agit pas sur la cause, dont les mécanismes ne sont pas élucidés. Et elle ne fera pas baisser votre douleur d'un pourcentage annoncé d'avance : personne ne peut honnêtement le promettre.

Ce qu'un accompagnement vise

  • Le sommeil. C'est le point où le signal est le moins fragile. L'expertise collective de l'Inserm, lisant la méta-analyse de référence, retient que l'hypnose seule améliore encore les troubles du sommeil trois mois après les séances. Le sommeil n'y était toutefois pas un critère principal. Et c'est aussi, très souvent, ce que les personnes viennent chercher en premier. Voir L'Hypnose pour les Troubles du Sommeil.
  • L'apaisement. La Haute Autorité de santé range l'hypnose parmi les interventions dont l'effet attendu est un état de détente, d'apaisement, de bien-être. C'est une affirmation modeste, et elle est étayée : la même méta-analyse retrouve un effet mesurable sur la détresse psychologique. Voir L'Hypnose pour la Gestion du Stress et de l'Anxiété.
  • Le rapport à la douleur. La formulation est celle de la Haute Autorité de santé, et nous la reprenons telle quelle : fournir des ressources pour apprendre à modifier son rapport à la douleur et à y faire face. Ce n'est pas la même chose que faire baisser la douleur, et cette distinction est tout le sujet. Voir L'Hypnose pour la Gestion de la Douleur.
  • L'autohypnose au quotidien. C'est explicitement ce que retient la Haute Autorité de santé : la mise en œuvre de l'autohypnose en autonomie après apprentissage. Sur ce sujet, ce que vous faites entre les séances compte davantage que les séances elles-mêmes.
  • Vivre avec une maladie qui dure. L'imprévisibilité, les renoncements, la culpabilité de décevoir. Voir L'Hypnose pour mieux vivre avec la Maladie et L'Hypnose pour gérer l'Incertitude.

Ce que dit la recherche, sans arrangement

Il faut être direct, et ce paragraphe vous dira des choses que la plupart des pages sur ce sujet vous cachent.

Les recommandations européennes de 2017 ont examiné l'hypnose nommément, et ont rendu un avis défavorable. Le verbatim est « weak against », avec 86 % d'accord entre les experts. L'imagerie guidée, souvent confondue avec l'hypnose, y est classée plus sévèrement encore, « strong against », aux côtés de l'homéopathie. Deux précisions comptent. D'abord, ces recommandations définissent elles-mêmes un avis « faible » comme celui auquel une minorité substantielle de personnes informées ne souscrirait pas : ce n'est donc pas un rejet. Ensuite, leur revue de la littérature s'est arrêtée en mai 2015, et repose sur une seule méta-analyse, celle de 2011.

La méta-analyse la plus complète est postérieure, et plus favorable. Publiée en 2017, elle réunit sept essais randomisés et 387 personnes. Elle trouve que 18 personnes de plus sur 100 atteignent un soulagement d'au moins la moitié de leur douleur, avec un intervalle qui va de 2 à 35, et un effet mesurable sur la détresse psychologique. Ses auteurs concluent en un mot bien choisi : l'hypnose et l'imagerie guidée sont prometteuses, dans une prise en charge multimodale. Prometteuses, et non démontrées. Deux réserves, que nous ne tairons pas : la méta-analyse précédente reconnaissait que son effet sur la douleur était associé à une faible qualité méthodologique et à une faible qualité des interventions elles-mêmes, et aucune de ces études n'a mesuré la sécurité.

Les sources françaises et européennes ne disent pas la même chose, et il faut le nommer. L'expertise collective de l'Inserm, en 2020, écrit dans ses recommandations que l'efficacité de l'hypnose dans l'accompagnement des personnes atteintes de fibromyalgie est établie. C'est la phrase que reprend toute la concurrence. Elle est presque toujours citée amputée de sa seconde moitié : dans son propre chapitre d'analyse, le même rapport écrit que ces résultats ne sont pas suffisamment robustes au regard des biais méthodologiques importants relevés dans les études incluses. Le même document, à quelques pages d'intervalle.

La position la plus récente est celle de la Haute Autorité de santé, en juin 2025, et c'est celle que nous retenons. Elle écrit que l'hypnose peut être envisagée dans la fibromyalgie, compte tenu de son intérêt dans d'autres douleurs chroniques et de la mise en œuvre de l'autohypnose en autonomie après apprentissage. Le mot important est « d'autres » : la justification ne vient pas de données sur la fibromyalgie. Elle assortit cet avis de conditions, dont l'arrêt en cas de non-réponse, et d'une précaution que nous avons faite nôtre, exposée juste après.

Une transparence que nous vous devons. Cette recommandation précise que l'hypnose devrait être délivrée par un professionnel de santé ou un psychologue formé à cette approche. C'est le cadre français, où l'hypnose se pratique largement à l'hôpital. Au Québec, l'encadrement est différent : l'hypnose n'est pas un acte réservé, la psychothérapie l'est, et nous ne l'exerçons pas. Nous préférons vous exposer cette différence plutôt que la passer sous silence, et vous laisser en juger.

Ce que cela donne concrètement. Nous ne prétendons pas faire mieux que l'activité physique adaptée, qui reste la première intention. Nous ne prétendons pas non plus que l'hypnose est démontrée sur la fibromyalgie. Nous travaillons sur le sommeil, sur l'apaisement et sur le rapport à la douleur, à côté de votre suivi médical, et c'est exactement le périmètre que les autorités reconnaissent.

Un exemple d'accompagnement

*Exemple illustratif. Le prénom est modifié et le cheminement décrit n'engage que la personne qui l'a vécu.*

Une femme de dos marchant sur une allée de parc, en plein été

Martine a reçu son diagnostic après presque quatre ans. Quatre médecins, une longue série d'examens tous normaux, et une phrase entendue en chemin qu'elle n'a pas oubliée, sur le stress. Le diagnostic l'a soulagée et l'a laissée démunie : elle avait enfin un mot, et personne ne lui avait dit quoi en faire.

Elle est arrivée en demandant que la douleur baisse. Nous lui avons répondu que ce n'était pas ce que nous savions faire, et que son médecin et le programme d'activité physique adaptée dont elle nous parlait étaient, eux, à leur place. Nous lui avons demandé d'en reparler avec lui avant de commencer avec nous.

Le travail a porté sur les nuits, parce que c'est là qu'elle perdait le plus. Sur le réveil de quatre heures et sur ce qu'elle se disait à ce moment-là, qui n'était jamais rassurant. Puis sur la manière dont elle organisait ses journées, cette arithmétique permanente qui l'épuisait autant que la douleur. Et sur un exercice court, à faire seule, tous les jours.

> « Ma douleur n'a pas disparu. Mais je ne passe plus mes nuits à l'attendre, et j'ai recommencé à dire oui à des choses. » > Martine, prénom modifié

Elle décrit des semaines meilleures et des semaines qui le sont moins, ce qui est le propre de ce syndrome. Chaque situation est différente, et le cheminement de Martine ne préjuge en rien de ce que vous vivrez.

Le déroulement d'une séance d'Hypnose sur ce sujet

L'entretien. Depuis quand, comment le diagnostic a été posé et par qui, quel suivi est en place, et ce qui a déjà été essayé. Puis ce qui vous coûte le plus aujourd'hui, ce que vous avez cessé de faire, et à quoi ressemblent vos nuits. Si vous n'avez pas de diagnostic, ou si votre médecin n'est pas au courant de votre démarche, nous vous demanderons d'y revenir avant d'entreprendre quoi que ce soit. Ce n'est pas une précaution de façade : la Haute Autorité de santé demande explicitement que le médecin qui vous suit se prononce avant qu'un accompagnement par l'hypnose ne commence.

L'objectif. Formulé ensemble, et jamais « faire disparaître la douleur ». Plutôt : me rendormir après le réveil de quatre heures, ou traverser une mauvaise journée sans qu'elle emporte la semaine.

L'induction. Un état naturel d'attention focalisée que vous connaissez déjà sans le nommer. Vous restez conscient, vous entendez tout, et vous pouvez parler ou interrompre quand vous le souhaitez. Aucune position inconfortable ne vous sera demandée.

Le travail. Il porte le plus souvent sur le sommeil, sur l'apaisement, sur la façon dont vous vous adressez à votre corps quand il ne suit pas, et sur les renoncements. Certaines personnes travaillent aussi la perception elle-même, par des images de distance ou de température, sans que ce soit une promesse.

Le retour et l'exercice. Un échange sur ce que vous avez vécu, et un exercice d'autohypnose à emporter, court, conçu pour être pratiqué chaque jour et utilisable les mauvais jours. C'est la partie qui compte le plus. Certains praticiens le remettent enregistré.

Et une règle que nous appliquons. La Haute Autorité de santé demande l'arrêt en cas de non-réponse. Nous la suivons : si rien ne bouge, nous vous le dirons plutôt que de vous proposer une séance de plus.

Les séances fonctionnent en cabinet comme par vidéo, ce qui a son importance les jours où se déplacer est au-dessus de vos forces. Le nombre de séances se définit lors du premier entretien.

Prendre rendez-vous

Deux fauteuils face à face dans un bureau clair de Solutions Hypnose

Si vous n'avez pas encore de diagnostic, ou si votre médecin ignore votre démarche, commencez par là. Nous vous le dirons au premier entretien plutôt que de vous prendre un rendez-vous de plus. Et si l'activité physique adaptée ne vous a jamais été proposée, c'est la question à poser à votre médecin avant toute autre : c'est la seule intervention que les quatre autorités citées sur cette page placent en première intention.

En cabinet, nos praticiens reçoivent à Montréal, Québec, Laval, Sherbrooke, Gatineau, Paris, Lille, Montpellier, Strasbourg et Casablanca. En visioconférence, où que vous soyez dans le monde. Le mode d'emploi est ici.

Une question avant de vous décider ? Écrivez-nous en décrivant votre situation.

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Questions fréquentes sur l'Hypnose et la Fibromyalgie

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Où trouver de l'aide.

En cas de détresse, d'abord. Au Québec, la ligne québécoise de prévention du suicide, 1 866 APPELLE (277-3553), texto au 535353 et clavardage sur suicide.ca, gratuite et confidentielle, jour et nuit, partout au Québec, en français et en anglais. Partout au Canada, la ligne d'aide en cas de crise de suicide 9-8-8, par appel ou par texto, jour et nuit, en français et en anglais. Info-Social au 811, option 2 pour un soutien psychosocial, gratuit, jour et nuit. En France, le 3114, gratuit, jour et nuit, en métropole et outre-mer.

Pour du soutien et de l'information au Québec : la Société québécoise de la fibromyalgie fédère une quinzaine d'associations régionales, dont plusieurs tiennent une ligne d'écoute. Pour vérifier qu'un professionnel détient bien un permis de psychothérapeute, l'Ordre des psychologues du Québec tient le registre officiel.

En France : FibromyalgieSOS tient une ligne d'écoute animée par des bénévoles au 09 70 09 22 22, appel non surtaxé, du lundi au jeudi seulement. Fibromyalgie France informe et représente les personnes concernées, et ne publie pas de ligne téléphonique.

Une distinction à garder en tête : ces associations sont des ressources de soutien et d'information, tenues pour l'essentiel par des bénévoles. Ce ne sont pas des lignes de crise. Un vendredi soir, ce sont les numéros du premier paragraphe qui répondent.

Sources et références

Ressources institutionnelles

Références scientifiques

Et les articles voisins

L'hypnose telle que pratiquée par les membres de Solutions Hypnose est une approche d'accompagnement complémentaire. Elle ne constitue ni un acte médical, ni un diagnostic, ni une psychothérapie au sens réglementaire, et elle ne remplace en aucun cas une consultation, un suivi ou un traitement prescrit par un professionnel de la santé.

Nos praticiens n'évaluent pas et ne traitent pas les troubles mentaux ou les maladies. Ils ne demandent jamais l'arrêt ou la modification d'un traitement en cours : cette décision relève exclusivement de votre médecin.

Aucun résultat ne peut être garanti. Les témoignages et exemples présentés sur cette page décrivent des expériences individuelles et ne préjugent pas de ce que vous vivrez.

En cas de détresse importante, de symptômes physiques inexpliqués ou de pensées suicidaires, contactez sans délai un médecin, les services d'urgence ou une ligne d'aide.

Réjeanne LeBlanc

Page rédigée par Réjeanne LeBlanc
hypnothérapeute et coach PNL
partenaire de Solutions Hypnose.

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