L'Hypnose par Vidéo avec les enfants
Vous avez trouvé un praticien qui vous convient, et il est à trois heures de route. Ou votre agenda ne tient plus. Ou votre enfant est justement du genre à ne pas vouloir entrer dans un cabinet inconnu.
Et une objection vient tout de suite : comment mon enfant pourrait-il se concentrer devant un écran alors qu'il ne tient pas en place cinq minutes ? C'est la question la plus fréquente, et la réponse surprend souvent : à l'écran, il y a moins d'objets à manipuler et moins de manières de détourner la conversation qu'en cabinet.
Cette page traite du format vidéo seulement : comment préparer la séance, quel cadre poser à la maison, à partir de quel âge, et quand la vidéo ne convient pas. Ce que l'hypnose apporte aux enfants et les motifs de consultation sont expliqués sur notre page L'Hypnose pour les enfants.
Pourquoi ça fonctionne, parfois mieux qu'en cabinet
L'enfant est chez lui. Il connaît la pièce, les bruits, les odeurs. Il n'a pas eu à entrer dans un lieu inconnu, ni à patienter dans une salle d'attente. Pour un enfant anxieux, c'est un obstacle en moins dès le départ.
L'écran est son terrain. Les enfants d'aujourd'hui parlent à leurs grands-parents, à leurs amis et parfois à leur classe par écran. Ce n'est pas un dispositif étrange pour eux, c'est un usage ordinaire.
Et, contre toute attente, ils sont souvent plus concentrés. C'est ce que rapportent les praticiens de l'équipe : dans un cabinet, il y a des objets à manipuler, une fenêtre, une plante, mille manières de détourner la conversation. À l'écran, le cadre est plus resserré, et l'attention aussi.
Pour la famille, il y a le reste. Pas de trajet, des horaires plus souples, un suivi qui tient malgré une maladie, des vacances ou un imprévu. Et l'accès à un praticien formé au travail avec les enfants, même s'il exerce loin de chez vous.
Ce qu'on sait, et ce qu'on ne sait pas. Sur l'hypnose par vidéo avec les enfants précisément, la recherche est muette : pas d'essai publié, pas de série de cas. Ce qui est documenté se situe un cran à côté, du côté des suivis psychologiques par visioconférence avec les jeunes : une méta-analyse de 2025 portant sur douze essais n'y trouve aucune différence avec le présentiel, mais ses auteurs précisent que les données restent préliminaires et portent surtout sur l'anxiété et la déprime. Nous nous appuyons donc sur l'expérience de nos praticiens, pas sur des études qui porteraient sur ce cadre exact.
Le cadre à poser à la maison

C'est la partie la plus importante de cette page, et celle qui manque presque partout. En cabinet, le cadre existe tout seul : un lieu professionnel, un parent en salle d'attente, une porte qui n'est jamais tout à fait fermée. À la maison, ce cadre est à recréer, et c'est à nous de vous dire comment. Les repères qui suivent sont ceux que l'Ordre des psychologues du Québec pose pour la télépratique avec un mineur, et nous les appliquons.
Un adulte est présent dans le logement, pendant toute la séance. Éveillé, joignable, et votre enfant le sait. Ce n'est pas une formalité administrative : un enfant qui sait qu'un parent est à côté se détend mieux.
La séance se fait dans une pièce de vie plutôt que dans une chambre, ou dans une chambre avec la porte entrouverte. Le salon en dehors des heures de passage, la salle à manger, un bureau : l'objectif est un endroit calme, pas un endroit fermé.
Vous pouvez venir à tout moment, et votre enfant doit le savoir aussi. Cela ne perturbera pas la séance.
Vous êtes présent au début, pour l'entretien, et à la fin pour le retour. Entre les deux, beaucoup d'enfants préfèrent parler seuls, et c'est légitime : on peut rester à portée sans être dans le champ.
Aucun enregistrement de la séance ne sera fait sans votre accord explicite, et jamais par l'enfant seul.
Aucun contact entre le praticien et votre enfant en dehors des séances. Pas de messages, pas de réseaux sociaux. Les échanges passent par vous.
Et côté technique, vérifiez avec le praticien quelle plateforme est utilisée et ce qu'il advient des données. Vous avez le droit de poser la question, et une réponse claire fait partie du sérieux.
Au Québec, la Loi 25 exige un consentement clair, donné à des fins précises, et les renseignements d'un enfant de moins de 14 ans ne peuvent être recueillis auprès de lui sans l'accord du parent. En France, les données de santé doivent être hébergées chez un prestataire certifié.
Préparer la séance
Le point essentiel : votre enfant doit être d'accord. Montrez-lui la photo ou la vidéo de présentation du praticien, ou de plusieurs, et laissez-le choisir la personne qu'il a envie de rencontrer. S'il n'est pas prêt, ne forcez pas : ce sera peut-être pour plus tard.
Expliquez-lui ce qui va se passer, simplement. Qu'il va parler avec quelqu'un, qu'il ne va pas dormir, qu'il pourra arrêter s'il veut, et que vous serez à côté.
Côté matériel :
- un endroit calme, où personne n'entrera par hasard ;
- une bonne connexion, et l'appareil branché sur secteur pour éviter une coupure en pleine séance ;
- une caméra et un micro qui fonctionnent, testés avant, pas à l'heure du rendez-vous ;
- un casque ou des écouteurs si la maison est animée ;
- l'écran à hauteur d'yeux, l'enfant assis confortablement ;
- les notifications coupées sur l'appareil utilisé.
Et si la connexion lâche en pleine séance ? Cela arrive, ce n'est pas grave. Le praticien rappelle, et la séance reprend. Convenez à l'avance d'un numéro de téléphone de secours : cela évite l'inquiétude des deux côtés.
Le déroulement
Il suit les mêmes étapes qu'en cabinet.
L'entretien, avec vous et l'enfant, pour comprendre la situation et fixer un objectif.
Le travail avec l'enfant. Contrairement aux adultes, il n'y aura souvent pas d'induction formelle du type « ferme les yeux et détends-toi », surtout avec un enfant agité ou simplement curieux. Le premier objectif est de créer le lien et de découvrir son monde : ses personnages, ses animaux, ses histoires. C'est ensuite avec ce matériel que le travail se fait.

Le retour se fait généralement avec vous, pour vous donner les clés des images utilisées afin que le travail se poursuive à la maison. Certains enfants, et surtout les adolescents, préfèrent que leurs parents ne soient pas trop impliqués : dans ce cas le retour reste court, et c'est à respecter. La durée est plus courte qu'avec un adulte : comptez 30 à 45 minutes selon l'âge, et un enfant qui décroche au bout de vingt minutes n'a pas raté sa séance pour autant.
Quand la vidéo ne convient pas
Avant 6 ans, nous recommandons le cabinet. La rencontre, le jeu, le dessin partagé passent mal par écran à cet âge. C'est notre repère, pas une norme officielle : aucun ordre professionnel ne publie d'âge plancher pour la visioconsultation. Certaines de nos praticiennes reçoivent plus jeune, à partir de quatre ans, et le réglage change alors : le parent reste devant l'écran avec l'enfant et participe à la séance, qui prend la forme d'un jeu à trois.
Certains enfants n'accrochent pas, tout simplement, et c'est très bien. Si le lien ne se crée pas au bout d'une séance ou deux, le cabinet sera plus adapté.
Et certaines situations demandent d'abord autre chose. Nous ne remplaçons ni le pédiatre, ni le médecin de famille, ni un psychologue pour enfant. En cas de refus scolaire, de symptômes physiques répétés, de retrait marqué, de troubles du sommeil installés, ou après un événement grave, commencez par un médecin. Nos hypnothérapeutes ne posent aucun diagnostic.
Prendre rendez-vous

Dites-nous l'âge de votre enfant et ce qui vous amène. Si le format vidéo ne nous semble pas adapté, ou si votre situation relève d'abord d'un médecin, nous vous le dirons. Posez-nous votre question ou prenez rendez-vous. Montrez ensuite la présentation du praticien à votre enfant : c'est lui qui décide. Le mode d'emploi de la consultation par vidéo répond aux questions pratiques côté adulte, et la séance se tient où que vous soyez dans le monde : c'est précisément ce que ce format rend possible.
Si c'est l'anxiété qui domine, voyez notre page sur l'anxiété chez l'enfant ; si c'est l'école, celle sur le stress scolaire. Nos praticiens qui reçoivent les enfants consultent à Lachute, Saint-Jérôme, Laval, Repentigny, Montréal, La Prairie, Beloeil et Québec, ainsi qu'à Paris 11, Brunoy, Lille, Strasbourg et Saverne.
Où souhaitez-vous consulter ?
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Anne-Géraldine Lavielle
Saverne - Strasbourg (67)
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Charlotte de Joybert
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Laval - Sainte-Rose
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Questions fréquentes sur l'Hypnose par Vidéo avec les enfants
6 ans en général. En dessous, nous recommandons le cabinet : à cet âge, le jeu, le dessin et la rencontre passent mal par écran. Certaines de nos praticiennes reçoivent dès quatre ans, le parent restant alors devant l'écran avec l'enfant.
Souvent oui, et parfois mieux qu'en cabinet. Il y a moins d'objets à manipuler et moins de manières de détourner la conversation. Le praticien adapte le format, et il n'y aura pas forcément de moment « yeux fermés ».
Vous êtes présent au début et à la fin. Entre les deux, beaucoup d'enfants préfèrent parler seuls. Mais vous devez rester dans le logement, éveillé et joignable, et votre enfant doit le savoir.
Oui, à tout moment. Cela ne pose aucun problème, et votre enfant doit le savoir également.
Une pièce de vie calme plutôt qu'une chambre, ou une chambre porte entrouverte. L'objectif est un endroit sans passage, pas un endroit fermé.
Pas sans votre accord explicite. Demandez au praticien quelle plateforme il utilise et ce qu'il advient des données : c'est une question légitime, et une réponse claire fait partie du sérieux.
Le praticien rappelle et on reprend. Prévoyez un numéro de téléphone de secours à l'avance : cela évite l'inquiétude des deux côtés.
Ne le forcez pas. Montrez-lui la présentation de plusieurs praticiens et laissez passer du temps. Un enfant amené contre son gré ne s'engagera pas.
Cela se discute lors du premier contact. Nous ne donnons pas de chiffre à l'avance.
Le format vidéo convient très bien, et beaucoup le préfèrent. Voyez notre page sur l'hypnose et le coaching pour adolescents.
Sources et références
Sur le cadre d'une séance à distance avec un mineur
- Points de repère en télépsychologie — Ordre des psychologues du Québec. « Dans le cas de personnes mineures, déterminez où sera l'adulte lors de la session. » La même page demande que la personne dispose d'un espace privé et confidentiel, qu'on confirme que personne n'enregistre sans consentement préalable, et qu'un plan d'urgence soit établi.
- Consentement aux services — Ordre des psychologues du Québec, citant le Code civil : « Le mineur de 14 ans et plus peut, néanmoins, consentir seul à ces soins. » En dessous, c'est le titulaire de l'autorité parentale. Nous demandons de toute façon l'accord du parent et celui de l'enfant.
Sur la protection des données
- Principaux changements aux lois sur la protection des renseignements personnels — Commission d'accès à l'information du Québec. « Les renseignements personnels concernant un mineur de moins de 14 ans ne peuvent plus être recueillis auprès de celui-ci sans le consentement du titulaire de l'autorité parentale ou du tuteur. »
- Télémédecine : comment protéger les données des patients ? — CNIL, France. L'hébergement des données de santé doit respecter les conditions de l'article L. 1111-8 du code de la santé publique, c'est-à-dire un hébergeur certifié.
Sur l'accompagnement des jeunes par visioconférence
- von Wirth, E., Willems, L., Döpfner, M., & Kohl, L. T. (2025). *Effectiveness of videoconference-delivered psychotherapy for children, adolescents, and their parents: A meta-analysis of randomized controlled trials*. Journal of Telemedicine and Telecare, 31(4), 463-474. doi.org/10.1177/1357633X231199784 — aucune différence avec le présentiel sur douze essais, mais un effet concentré sur les troubles internalisés et des données que les auteurs qualifient de préliminaires.
- Child & Adolescent Telepsychiatry — American Psychiatric Association. « Satisfaction has been rated as very high by parents, teens, and referring providers », et une base de preuves qualifiée de *developing*.
- Ådnanes, M., Kaasbøll, J., Kaspersen, S. L., & Krane, V. (2024). *Videoconferencing in mental health services for children and adolescents receiving child welfare services: a scoping review*. BMC Health Services Research. pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11177372 — fatigue d'écran, attention plus courte et distractions accrues font partie des difficultés rapportées par les cliniciens.
Sur l'hypnose à distance
- *The Emerging New Reality of Hypnosis Teletherapy* (2023). International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37040191 — l'état de la question chez l'adulte ; les enfants n'y sont pas traités, ce qui dit assez l'état de la recherche sur ce point.
L'hypnose telle que pratiquée par les membres de Solutions Hypnose est une approche d'accompagnement complémentaire. Elle ne constitue ni un acte médical, ni un diagnostic, ni une psychothérapie au sens réglementaire, et elle ne remplace en aucun cas une consultation, un suivi ou un traitement prescrit par un professionnel de la santé.
Nos praticiens n'évaluent pas et ne traitent pas les troubles mentaux ou les maladies. Ils ne demandent jamais l'arrêt ou la modification d'un traitement en cours : cette décision relève exclusivement de votre médecin.
Aucun résultat ne peut être garanti. Les témoignages et exemples présentés sur cette page décrivent des expériences individuelles et ne préjugent pas de ce que vous vivrez.
En cas de détresse importante, de symptômes physiques inexpliqués ou de pensées suicidaires, contactez sans délai un médecin, les services d'urgence ou une ligne d'aide.
Page rédigée par Sandra Djina Ravalia
hypnothérapeute et art-thérapeute
partenaire de Solutions Hypnose.