L'Hypnose pour la Colère chez l'Enfant

Dix-huit heures trente. Ce n'était pas la bonne assiette, ou la fermeture éclair qui coince, ou simplement l'heure.

Et voilà : les cris, le corps par terre, quelque chose qui vole. Vous essayez de parler, il n'entend rien. Vous essayez de le prendre, il se débat. Au bout de quinze minutes, il pleure dans vos bras sans savoir pourquoi, et vous êtes vidé.

Ce qui pèse n'est pas seulement la crise. C'est ce qu'elle laisse. La honte au supermarché, sous le regard des autres. La phrase de votre belle-mère. La culpabilité d'avoir crié plus fort que lui. Et cette question qui revient le soir : est-ce que je m'y prends mal.

Non. Un enfant qui se met en colère n'est pas un enfant mal élevé, et vous n'êtes pas un mauvais parent. C'est l'une des situations les plus partagées de la vie de famille, et l'une dont on parle le moins honnêtement.

Un ciel d'orage, nuages sombres et éclaircie

Avant tout, trois repères.

Les crises de colère du jeune enfant sont normales. Une étude sur près de 1 500 enfants d'âge préscolaire montre que 84 % d'entre eux font des crises. Un enfant de cet âge n'a pas encore les moyens de réguler ce qu'il ressent.

Parlez-en à votre médecin ou à votre pédiatre si les colères sont très fréquentes ou très violentes, si elles apparaissent brutalement chez un enfant qui allait bien, si elles se produisent aussi à l'école, si votre enfant se fait mal ou fait mal aux autres, ou si vous êtes inquiet. La colère est souvent un signal, et il vaut mieux chercher ce qu'elle signale. Au Québec, une ligne prioritaire existe pour les parents d'enfants de 0 à 17 ans : le 811, option 1, joignable jour et nuit.

Si un enfant est en danger ou se confie à vous : au Québec, la Direction de la protection de la jeunesse de votre région, joignable 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et le 911 en cas d'urgence. En France, le 119, Allô enfance en danger, gratuit et ouvert jour et nuit, et qui n'apparaît sur aucun relevé téléphonique détaillé.

La colère de l'enfant, ce qui est normal et ce qui l'est moins

La colère est une émotion utile. Elle signale qu'un besoin n'est pas satisfait, qu'une limite a été franchie, ou qu'on est dépassé. Chez l'enfant, elle a en plus une fonction d'apprentissage : c'est en la traversant, accompagné, qu'il apprend peu à peu à faire autrement.

Pourquoi un jeune enfant a-t-il tant de mal ? Parce que la capacité à réguler ses émotions n'est pas innée : elle se construit lentement, pendant toute l'enfance puis l'adolescence, et les régions du cerveau qui la soutiennent continuent de mûrir jusqu'au début de l'âge adulte. Un enfant de quatre ans ressent aussi intensément qu'un adulte, avec beaucoup moins de moyens pour faire redescendre la vague et beaucoup moins de mots pour la nommer. Ce n'est pas un défaut de caractère, c'est un outil en cours de fabrication.

C'est aussi pourquoi les crises se concentrent en fin de journée : la fatigue, la faim et l'accumulation réduisent le peu de régulation disponible.

Le repère le plus utile n'est pas l'âge, c'est la qualité de la crise

On lit partout que les crises sont normales « entre deux et cinq ans ». C'est vrai, et ce n'est pas le repère le plus utile, parce qu'il ne dit rien à un parent dont l'enfant a six ans.

L'étude la plus précise sur le sujet, menée auprès de près de 1 500 enfants d'âge préscolaire, donne un repère bien plus parlant. Environ 84 % des enfants font des crises de temps en temps, mais seulement 9 % en font tous les jours. Et surtout, ce qui distingue l'ordinaire du préoccupant n'est pas la fréquence : ce sont les crises imprévisibles, très longues, ou destructrices. Une colère qui éclate pour un motif qu'on peut comprendre, et qui finit, appartient au développement. Une colère qui surgit sans raison saisissable, qui dure très longtemps ou qui casse est celle dont il faut parler.

Ce qui relève du développement ordinaire :

  • Les crises du jeune enfant, souvent pour des motifs qui paraissent minuscules, et qui s'espacent avec l'âge.
  • Les colères de fin de journée, de retour de garderie ou d'école.
  • Une régression passagère après un changement : déménagement, naissance, entrée à l'école, séparation.

Ce qui mérite d'être regardé de plus près :

  • Des colères qui s'aggravent au lieu de s'espacer avec l'âge.
  • Des colères qui apparaissent brutalement chez un enfant qui allait bien.
  • Un enfant qui se fait mal, qui blesse les autres, ou qui casse régulièrement.
  • Des colères présentes à l'école autant qu'à la maison.
  • Une tristesse, un repli, des troubles du sommeil ou des maux de ventre qui s'y ajoutent.

Le Gouvernement du Québec range d'ailleurs « fait des colères excessives » parmi les signes qui justifient de consulter un professionnel lorsqu'ils persistent et affectent le fonctionnement de l'enfant à la maison, à l'école ou avec ses amis.

Une correction utile : le modèle des trois cerveaux

Beaucoup de contenus sur la parentalité, et l'ancienne version de cette page, expliquent la colère de l'enfant par le « cerveau reptilien », le « cerveau limbique » et le « néocortex ». Ce modèle, dit du cerveau triunique, ne correspond pas à ce que l'on sait aujourd'hui.

Soyons précis, parce que la nuance compte. Les structures existent bel et bien et leur inventeur était un vrai chercheur. Ce qui est faux, c'est l'empilement : le cerveau ne s'est pas constitué en trois couches ajoutées l'une sur l'autre au fil de l'évolution. Tous les vertébrés possèdent les mêmes grandes régions cérébrales, y compris un équivalent du cortex, et même le cortex préfrontal n'a rien d'une exclusivité humaine. Ce qui est faux aussi, c'est le partage des rôles : aucune zone n'est le siège des émotions pendant qu'une autre serait celui de la raison. Émotion et pensée travaillent ensemble.

Si ce modèle survit, c'est qu'il colle à l'expérience vécue : on se sent bel et bien parfois débordé par une émotion qu'on ne contrôle pas. Cette expérience est réelle. C'est son explication qui ne l'est pas, et l'explication exacte est tout aussi rassurante : la régulation est un apprentissage long, pas un étage du cerveau qui manquerait.

La colère est souvent un signal

C'est le point le plus utile de cette page. Avant de chercher à faire baisser la colère, il vaut la peine de chercher ce qu'elle dit. Plusieurs pistes méritent d'être examinées, souvent les plus simples d'abord. Aucune ne se classe par ordre de fréquence, et personne ne peut dire laquelle concerne votre enfant.

Le sommeil. Une expérience de privation de sieste chez de très jeunes enfants a mesuré, après une seule nuit écourtée, une baisse de 34 % des réactions positives et une hausse de 31 % des réactions négatives. L'effectif est petit, dix enfants, mais le lien est direct et facile à tester chez soi. Voir L'Hypnose pour les Troubles du Sommeil.

Les écrans, avec une précision honnête : les très grandes études de suivi trouvent bien un lien avec les difficultés de comportement, mais il est petit, et il va dans les deux sens. Un enfant en difficulté émotionnelle consomme davantage d'écrans, autant que l'inverse. Ce n'est pas la cause miracle qu'on présente parfois.

Les difficultés de langage. C'est la piste la mieux documentée de toute cette liste : une méta-analyse portant sur plus de 63 000 enfants trouve que ceux qui ont un trouble du langage présentent plus de difficultés de comportement que les autres, avec un écart d'ampleur moyenne, et cet écart grandit avec l'âge. C'est une association, pas une cause démontrée, et c'est au médecin d'apprécier s'il y a lieu d'évaluer.

Les difficultés scolaires ou d'apprentissage, y compris une dyslexie ou un trouble de l'attention non repérés : un enfant qui n'y arrive pas et qui ne sait pas le dire finit souvent par le montrer autrement. Le harcèlement produit exactement le même tableau, avec une colère qui explose à la maison, seul endroit sûr.

Les événements de la vie familiale : une séparation, un deuil, une naissance, la maladie d'un proche, un déménagement. Voir L'Hypnose pour la Tristesse, la Séparation et le Deuil.

Et certaines particularités du développement, dont les troubles de l'attention et les profils autistiques, qui se manifestent fréquemment par des débordements émotionnels. Ils relèvent d'une évaluation spécialisée, et la repérer tôt change beaucoup de choses.

Le sujet plus large de l'accompagnement des enfants est traité sur L'Hypnose pour Enfants. Pour les adultes, voir L'Hypnose pour la Gestion de la Colère.

Consultez votre médecin ou votre pédiatre devant l'un des signes listés plus haut. Il pourra écarter ce qui se prend en charge autrement, notamment un trouble du sommeil, une douleur chronique, une difficulté d'apprentissage ou un trouble du neurodéveloppement, et vous orienter vers un psychologue s'il l'estime nécessaire. Un accompagnement en hypnose ne remplace aucune de ces évaluations et ne doit jamais les retarder.

Si votre enfant parle de mourir, se fait mal volontairement, ou si vous êtes vous-même à bout au point de craindre vos réactions, appelez sans attendre les numéros figurant en haut de cette page. Être à bout ne fait pas de vous un mauvais parent, et demander de l'aide est exactement la bonne décision.

L'impact des colères sur la famille

Un jeune enfant, le visage caché derrière ses mains

La maison s'organise autour des crises. On anticipe, on contourne, on cède parfois pour avoir la paix, et on s'en veut d'avoir cédé. Les parents s'épuisent, et se retrouvent souvent en désaccord sur la conduite à tenir, ce qui ajoute une tension de couple à la tension éducative. La fratrie encaisse, entre l'attention absorbée par l'un et la peur des éclats, et il arrive qu'un frère ou une sœur se fasse très discret pour ne pas en rajouter.

L'enfant lui-même souffre, et c'est ce qu'on oublie le plus facilement. Après la crise, il se sent souvent honteux, sans savoir expliquer ce qui lui est arrivé. Beaucoup d'enfants disent qu'ils n'ont pas réussi à s'arrêter, ce qui est littéralement vrai.

Le regard extérieur achève le tableau, entre les conseils non demandés et les remarques à la sortie de l'école.

Les approches reconnues en dehors de l'Hypnose

Le point d'entrée est votre médecin ou votre pédiatre.

  • Les programmes de soutien à la parentalité. Chez les enfants dont les difficultés de comportement dépassent ce qui est attendu pour leur âge, c'est l'approche la mieux documentée : les recommandations britanniques les proposent en première intention chez les 3 à 11 ans. Précisons ce que cela ne dit pas : pour les crises ordinaires du jeune enfant, aucune autorité ne recommande de prise en charge, parce qu'elles relèvent du développement. Le principe surprend souvent : on y travaille surtout avec les parents, parce que c'est par eux que passe le changement chez un jeune enfant. Ce n'est pas un jugement sur vos compétences.
  • Le psychologue de l'enfant, en particulier si un événement de vie est en cause.
  • Une évaluation spécialisée si votre médecin l'estime nécessaire, en cas de question sur un trouble de l'attention, du langage, des apprentissages ou du neurodéveloppement.
  • L'école, qui voit votre enfant autrement et dispose souvent d'informations précieuses, y compris sur d'éventuelles moqueries.
  • L'orthophonie, quand l'enfant peine à mettre des mots : le lien entre difficultés de langage et difficultés de comportement est bien établi, et c'est au médecin de dire s'il y a lieu d'évaluer.
  • Le travail sur le sommeil et les écrans, qui ne coûte rien et qui vaut d'être essayé avant tout le reste.

L'hypnose se place en complément de ces approches.

L'Hypnose pour la colère de l'enfant : objectifs et bénéfices

Commençons par ce que l'hypnose ne fait pas.

Elle ne supprime pas la colère, qui est une émotion nécessaire, y compris chez un enfant. Elle ne rend pas un enfant docile, et ce ne serait pas un progrès. Elle ne remplace ni un avis médical, ni une évaluation spécialisée, ni un suivi psychologique. Elle ne règle pas une situation familiale difficile, et elle ne répare pas ce qui se passe à l'école.

Et surtout : elle ne se pratique jamais contre la volonté d'un enfant.

Ce qu'un accompagnement vise

  • Mettre des mots et des images sur ce qu'il ressent. Beaucoup d'enfants n'ont aucun vocabulaire pour décrire ce qui monte. Lui donner une image, la sienne, est déjà un changement considérable.
  • Lui donner un outil à lui. Un geste, une respiration, une image, qu'il peut utiliser seul, à l'école, sans dépendre d'un adulte. C'est souvent ce dont il est le plus fier.
  • Repérer la montée plus tôt, avant le point de non-retour.
  • Réduire l'intensité, sans supprimer l'émotion.
  • Réparer l'image qu'il a de lui. Un enfant qu'on a beaucoup grondé finit par se croire méchant. Ce point est souvent le plus important.

La méthode : c'est l'enfant qui invente

Avec un enfant, une séance d'hypnose ne ressemble pas à une séance d'adulte. On ne reste pas immobile, les yeux fermés, pendant une heure : on raconte une histoire, on joue, on dessine, et l'enfant bouge s'il en a besoin.

Les images viennent de lui. Si un enfant décrit sa colère comme un volcan, on cherche ensemble ce qui pourrait calmer ce volcan, et c'est lui qui trouve : de l'eau qui coule, un super-héros qui saute dedans, un bouton d'arrêt. Le praticien n'apporte pas le symbole, il aide l'enfant à construire le sien. C'est ce qui fait que l'outil lui appartient réellement, et qu'il s'en sert ensuite sans nous.

Le dessin sert souvent à fixer tout cela à la fin de la séance, et l'enfant repart avec.

Ce que les parents ont à faire, et qui n'est pas rien

Il faut le dire franchement, parce que beaucoup de familles arrivent en espérant le contraire : on ne dépose pas un enfant en séance comme on dépose une voiture au garage.

Chez un jeune enfant, la plus grande partie du changement passe par les adultes qui l'entourent : la façon dont la crise est accueillie, ce qui se passe après, la régularité du sommeil, la cohérence entre les deux parents. C'est pourquoi la fin de chaque séance est consacrée à un échange avec vous, pour que l'image trouvée par l'enfant serve aussi à la maison.

Et il y a un point de départ qui vous concerne seul. Le praticien ne doit jamais être présenté comme une menace ni comme une punition. « Si tu continues, on t'emmène chez quelqu'un » compromet tout le travail avant même la première séance. Présentez plutôt la démarche pour ce qu'elle est : quelqu'un qui raconte des histoires et qui aide à trouver des trucs. Montrez-lui la photo ou la vidéo du praticien, et laissez-le dire s'il a envie d'y aller.

Ce que dit la recherche

Il faut être direct : il n'existe aucun essai clinique évaluant l'hypnose sur les colères de l'enfant. La seule publication qui s'en approche est une étude de cas unique, en protocole expérimental, qui ne permet aucune généralisation.

Ce qui est documenté pour les difficultés de comportement chez l'enfant, ce sont les programmes de soutien à la parentalité, et encore une fois chez les enfants dont le comportement dépasse ce qui est attendu pour leur âge. Si les colères de votre enfant pèsent lourd sur la vie familiale, c'est la première piste à explorer avec votre médecin.

L'hypnose auprès des enfants est par ailleurs une pratique ancienne et bien décrite, mais inégalement selon les indications, et autant le dire précisément. Les données les plus solides concernent les douleurs abdominales fonctionnelles : une revue de 33 essais portant sur plus de 2 600 enfants conclut à un bénéfice, avec une certitude modeste. Viennent ensuite la douleur et la détresse lors des gestes médicaux, avec des effets importants mais une qualité de preuve faible et de petits effectifs, et l'anxiété lors des soins. En revanche, sur l'énurésie, souvent citée comme un point fort de l'hypnose, la revue Cochrane parle de preuves faibles reposant sur de petits essais isolés, et les recommandations britanniques la classent parmi les sujets à rechercher, pas parmi les traitements.

Les enfants sont généralement très réceptifs à cette approche, parce que l'imaginaire est leur terrain naturel. Nous proposons donc un appui, utile et modeste, à l'intérieur d'un dispositif dont le médecin et les parents restent les pièces principales.

Un exemple d'accompagnement

*Exemple illustratif. Le prénom est modifié, les propos sont rapportés avec l'accord des parents, et le cheminement décrit n'engage que l'enfant qui l'a vécu.*

Une vieille bouilloire en métal posée sur une cuisinière

Noé, sept ans, faisait des crises presque tous les soirs depuis plusieurs mois. Ses parents avaient tout essayé, y compris des choses qu'ils regrettaient. Le premier entretien s'est fait avec eux d'abord, et ils ont eux-mêmes rapporté deux choses : Noé dormait environ une heure de moins qu'avant depuis le déménagement, et sa maîtresse avait signalé qu'il était « ailleurs » en classe, ce qui ne lui ressemblait pas.

Nous ne cherchons pas la cause d'une colère, ce n'est pas notre rôle. Nous leur avons simplement suggéré d'en parler à leur médecin, comme nous le faisons systématiquement, et ils l'ont fait. Une fois le rendez-vous pris, et avec leur accord, le travail avec Noé a commencé.

Quand on lui a demandé à quoi ressemblait sa colère, il a répondu tout de suite : à la bouilloire de sa grand-mère, celle qui siffle sur la cuisinière. D'abord rien, puis un petit bruit qu'on entend à peine, puis le sifflement qui remplit toute la cuisine et qu'on ne peut plus arrêter.

Personne ne lui avait soufflé cette image. C'est la sienne, et elle disait déjà l'essentiel : il existe un moment, avant, où le bruit est encore petit.

Le travail a porté là. Repérer le premier sifflement, celui qu'on entend à peine. Et trouver ce qu'il pouvait faire à ce moment-là, ce qu'il a cherché lui-même : chez sa grand-mère, on retire la bouilloire du feu avant qu'elle hurle. Il l'a dessinée à la fin de la séance et l'a emportée.

> « Avant, j'entendais juste le grand bruit. Maintenant j'entends le petit d'avant. Des fois j'arrive à l'enlever du feu, des fois non. » > Noé, prénom modifié

Ses parents décrivent des crises moins fréquentes et plus courtes. Le dessin est resté aimanté sur le réfrigérateur, et il leur arrive à tous de parler de la bouilloire. Chaque situation est différente, et le cheminement de Noé ne préjuge en rien de ce que vivra votre enfant.

Le déroulement d'une séance d'Hypnose avec un enfant

Une séance dure environ quarante-cinq minutes, pour ne pas dépasser la capacité d'attention d'un enfant, et elle se découpe en quatre temps.

Le lien, et il n'est pas facultatif. Le premier quart d'heure sert à faire connaissance, à jouer un peu, à comprendre ce que l'enfant aime. Sans confiance, rien ne se passe. C'est aussi le moment où le praticien vérifie que l'enfant sait pourquoi il est là et qu'il est d'accord pour y être.

L'histoire. L'enfant choisit un lieu qu'il a envie de visiter, et le praticien l'y accompagne. C'est là que se construisent les images et les ressources définies avec lui.

L'ancrage. Un temps pour fixer le symbole trouvé, souvent par un dessin que l'enfant emporte, parfois par un geste qu'il pourra refaire à l'école.

Le retour aux parents. Les dernières minutes vous sont consacrées, pour que vous sachiez quelle image votre enfant a construite et comment vous pouvez y faire référence à la maison, sans la transformer en injonction.

Le rythme. Après une première séance, on laisse en général passer deux semaines pour voir comment l'enfant s'approprie l'outil. La suite se décide à ce moment-là, avec vous et avec lui. Personne ne peut annoncer un nombre de séances d'avance.

Prendre rendez-vous

Deux fauteuils face à face dans un bureau clair de Solutions Hypnose

Avant de choisir, montrez à votre enfant la photo et la vidéo de présentation du praticien, et laissez-le dire s'il a envie de rencontrer cette personne. C'est sa séance, et son accord compte autant que le vôtre. Nos praticiens formés à l'accompagnement des enfants reçoivent à Montréal, Québec, Laval, Sherbrooke, Gatineau, Paris, Lille, Montpellier, Strasbourg et Casablanca, et par vidéo partout dans le monde.

La vidéo fonctionne étonnamment bien avec les enfants, souvent mieux qu'on ne l'imagine : ils sont chez eux, dans leur univers, avec leurs objets à portée de main. Cela dépend toutefois de l'âge et du tempérament, et il vaut mieux en parler au praticien avant. Voir les consultations par vidéo.

Une question avant de vous décider ? Écrivez-nous. Si un autre interlocuteur nous semble plus adapté à la situation de votre enfant, nous vous le dirons.

Où souhaitez-vous consulter ?

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Questions fréquentes sur l'Hypnose pour la Colère chez l'Enfant

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Où trouver de l'aide.

Au Québec : votre médecin ou votre pédiatre en premier lieu, et le 811, option 1, qui offre une ligne prioritaire aux parents d'enfants de 0 à 17 ans, jour et nuit. Info-Social 811, option 2 pour un conseil psychosocial, jour et nuit. Première Ressource, aide aux parents, gratuit et confidentiel, au 1 866 329-4223, lundi et mardi de 8 h à 21 h, du mercredi au vendredi de 8 h à 17 h. Pour un adolescent, Tel-jeunes au 1 800 263-2266, et Tel-jeunes Parents (anciennement LigneParents) au 1 800 361-5085, tous deux de 8 h à minuit. En cas de danger pour un enfant, la DPJ de votre région, jour et nuit, ou le 911.

En France : votre médecin traitant, le 119, Allô enfance en danger, gratuit et ouvert jour et nuit. Pour un adolescent, Fil Santé Jeunes au 0 800 235 236, pour les 12-25 ans, tous les jours de 9 h à 23 h. En cas de détresse, le 3114, jour et nuit.

Sources et références

Ressources

Références scientifiques

Et les articles voisins

L'hypnose telle que pratiquée par les membres de Solutions Hypnose est une approche d'accompagnement complémentaire. Elle ne constitue ni un acte médical, ni un diagnostic, ni une psychothérapie au sens réglementaire, et elle ne remplace en aucun cas une consultation, un suivi ou un traitement prescrit par un professionnel de la santé.

Nos praticiens n'évaluent pas et ne traitent pas les troubles mentaux ou les maladies. Ils ne demandent jamais l'arrêt ou la modification d'un traitement en cours : cette décision relève exclusivement de votre médecin.

Aucun résultat ne peut être garanti. Les témoignages et exemples présentés sur cette page décrivent des expériences individuelles et ne préjugent pas de ce que vous vivrez.

En cas de détresse importante, de symptômes physiques inexpliqués ou de pensées suicidaires, contactez sans délai un médecin, les services d'urgence ou une ligne d'aide.

Sabine Chapuis

Page rédigée par Sabine Chapuis
hypnothérapeute
partenaire de Solutions Hypnose.

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