L'Hypnose pour la Honte et la Culpabilité

Il y a une chose que vous n'avez dite à personne.

Elle remonte à des années, peut-être à l'enfance. Vous n'y pensez pas tous les jours, et puis un mot, une odeur, une conversation anodine, et c'est là, intact, avec la même chaleur dans la poitrine qu'au premier jour.

Vous avez développé un savoir-faire : changer de sujet, arrondir une date, laisser croire à une version plus simple. Cela demande une vigilance permanente, et cette vigilance vous coûte plus cher que l'événement lui-même.

Le plus dur n'est pas le souvenir. C'est ce qu'il vous fait conclure sur vous : que si les gens savaient, ils vous verraient autrement. Alors vous gardez une distance, y compris avec ceux que vous aimez.

Ce mécanisme est connu, il porte un nom, et il se reconnaît d'une personne à l'autre. La honte se nourrit du silence : c'est ce qui la rend si difficile à traverser seul, et c'est aussi par là qu'on en sort.

Une silhouette de profil dans la pénombre, le visage non visible

Si votre honte vient de ce que quelqu'un vous a fait.

Violences sexuelles, violences dans le couple, maltraitance dans l'enfance, harcèlement : la honte est l'une des conséquences les plus constantes de ces situations, et l'une des plus injustes. Elle appartient à la personne qui a agi, pas à vous, même si ce n'est pas du tout ce que vous ressentez aujourd'hui.

Des ressources existent, gratuites et confidentielles, et plusieurs se joignent par écrit si parler vous est impossible.

Au Québec : Info-aide violence sexuelle 1 888 933-9007, pour toute personne quels que soient son âge et son identité de genre, avec clavardage · SOS violence conjugale 1 800 363-9010, 24 h sur 24, texto au 438-601-1211 · Info-Social 811, option 2, 24 h sur 24.

En France : 3919, Violences Femmes Info · Viols Femmes Informations 0 800 05 95 95, du lundi au vendredi de 10 h à 19 h · 119, enfance en danger, 24 h sur 24, et qui n'apparaît sur aucun relevé téléphonique · 116 006, aide à toutes les victimes, 7 jours sur 7 de 9 h à 19 h.

En cas de détresse ou de pensées suicidaires : au Canada, 9-8-8, en appel ou en texto, 24 h sur 24 ; au Québec également 1 866 277-3553 ou un texto au 535353 ; en France, 3114, 24 h sur 24, gratuit.

Dans ces situations, l'accompagnement relève d'abord de professionnels formés. L'hypnose peut venir plus tard, à côté, et jamais à la place.

Qu'est-ce que la honte ?

La honte est une émotion sociale. Elle apparaît quand nous croyons avoir été vus, ou pouvoir être vus, comme diminués aux yeux des autres. Tout le monde la connaît, et elle n'a rien d'anormal.

La distinction avec la culpabilité est la clé de ce sujet

  • La culpabilité porte sur un acte : j'ai fait quelque chose de mal. Elle est inconfortable et plutôt utile, parce qu'elle pousse à réparer, à s'excuser, à changer un comportement.
  • La honte porte sur la personne entière : je suis quelqu'un de mauvais. Elle ne propose aucune réparation possible, puisque ce n'est pas un acte qui est en cause mais soi. Elle pousse donc à disparaître, à se cacher, parfois à attaquer pour se protéger.

C'est souvent ce qui fait que la culpabilité s'apaise quand on répare, alors que la honte, elle, s'installe. Une méta-analyse portant sur plus de cent études et vingt-deux mille participants retrouve d'ailleurs un lien plus fort entre la honte et les symptômes dépressifs qu'entre la culpabilité et eux.

Cette distinction n'est pas une loi pour autant. D'autres travaux montrent que ce qui pousse à se cacher tient peut-être moins à la honte elle-même qu'à la crainte d'être rejeté, et que certaines personnes en honte cherchent au contraire à réparer. Retenons-en l'essentiel, qui ne varie pas : la culpabilité laisse une porte de sortie, la honte n'en propose aucune tant qu'elle porte sur la personne entière.

Une émotion et un état. La honte peut être une réaction brève, celle du moment gênant, ou devenir un état durable qui colore le rapport à soi pendant des années. C'est la seconde forme qui amène à consulter.

Distinctions utiles

  • La gêne est passagère, sociale et sans conséquence sur l'image de soi.
  • L'humiliation est infligée par d'autres. La différence compte : dans l'humiliation, on estime généralement ne pas l'avoir méritée, alors que la honte comporte une adhésion au jugement.
  • Les remords portent sur un acte et appellent une réparation, comme la culpabilité.
  • La peur de rougir est une crainte d'être vu rougissant, et non la honte elle-même, même si les deux se rencontrent souvent. Voir L'Hypnose pour l'Éreutophobie.
  • Le syndrome de l'imposteur partage avec la honte la peur d'être démasqué, mais il porte sur la compétence plutôt que sur la personne. Voir L'Hypnose pour le Syndrome de l'Imposteur.

Le sujet plus large du rapport aux émotions est traité sur L'Hypnose pour la Gestion des Émotions.

La honte qui ne vous appartient pas

Un point que presque aucune page ne pose, et qui change tout pour une partie des lecteurs.

On peut avoir honte de ce qu'on a fait. On peut aussi avoir honte de ce qui nous a été fait, de ce que l'on est, ou de ce dont on a hérité : une agression, des violences, une pauvreté, une maladie, une origine, un corps, l'alcoolisme d'un parent, un parcours scolaire.

Dans tous ces cas, la honte a été déposée en vous par autre chose que vous. Elle est parfaitement réelle et elle n'est pas légitime. Une partie du travail consiste simplement à rendre cette honte à qui de droit, ce qui n'est ni une figure de style ni un exercice facile, mais qui est possible.

Une honte envahissante accompagne souvent une humeur durablement basse, et les travaux disponibles relèvent une association entre honte intense et idées suicidaires, sans permettre de dire que l'une cause l'autre. Cela suffit pour ne rien laisser passer.

Si vous vous reconnaissez dans ce que décrivent les ressources publiques sur la dépression, au Québec comme en France, parlez-en à un médecin sans attendre. Ces éléments s'évaluent et se prennent en charge, et ce n'est ni à vous ni à nous de le faire.

Toute décision concernant un traitement appartient exclusivement au médecin qui vous l'a prescrit. Les numéros figurent en haut et en bas de cette page.

L'impact de la honte au quotidien

Une porte entrouverte laissant passer la lumière du dehors

Le secret organise la vie. C'est le mécanisme central : la honte pousse à cacher, et le fait de cacher entretient la honte, puisqu'on ne découvre jamais que la réaction redoutée n'aurait pas eu lieu. Plus le silence dure, plus la révélation paraît impossible, et plus la honte grossit. C'est une machine qui tourne toute seule, sans que rien de nouveau ne se produise, et qui se nourrit précisément de ce qui devait la contenir.

Les relations s'appauvrissent. On reste à distance, on ne se livre pas, on se sent seul au milieu des autres. C'est souvent ce qui pousse enfin à consulter, bien plus que l'événement d'origine.

L'estime de soi s'effondre, parce que la honte parle de la personne et non de l'acte. Voir L'Hypnose pour la Confiance en Soi.

Le corps répond : la chaleur au visage, la gorge serrée, le regard qui fuit, l'envie physique de se réduire.

Et surtout, la boucle avec les conduites. C'est le point le plus important pour un site comme le nôtre. La honte pousse à se soulager, et les moyens de se soulager produisent à leur tour de la honte : l'alcool, la nourriture, les achats, les écrans. Chaque tour de boucle resserre le nœud. C'est pourquoi une approche fondée sur la culpabilisation ne fonctionne pas dans ces domaines, et aggrave souvent les choses, et c'est pourquoi nos pages Alimentation et Alcool le disent explicitement.

La honte parentale mérite aussi d'être nommée : celle de ne pas se sentir à la hauteur, très présente après une naissance. Voir L'Hypnose pour le Post-Partum.

Et la honte d'un proche, plus rarement dite : celle de l'enfant d'un parent qui buvait, du conjoint d'une personne condamnée, du frère ou de la sœur de quelqu'un dont on ne parle pas. Elle obéit aux mêmes règles, et elle n'appartient pas davantage à celui qui la porte.

Les approches reconnues en dehors de l'Hypnose

Le point d'entrée est votre médecin si l'humeur est durablement basse, et une ressource spécialisée si la honte est liée à des violences.

  • La psychothérapie, qui est l'approche principale sur ce sujet. Plusieurs courants travaillent spécifiquement la honte : les thérapies cognitives et comportementales, les mieux documentées, et les approches centrées sur la compassion, développées précisément pour des personnes en forte honte et très dures envers elles-mêmes. Ces dernières sont plus récentes et moins étayées, mais les essais disponibles vont dans le bon sens sur l'autocritique.
  • Les prises en charge spécialisées du psychotraumatisme, quand la honte fait suite à des violences. En France, le Centre national de ressources et de résilience oriente, en précisant lui-même qu'il n'est pas un centre de soin. Au Québec, votre médecin ou le 811 option 2 sont le point d'entrée.
  • Les groupes de parole. L'idée qui les sous-tend est simple : la honte supporte mal l'expérience d'être entendu sans être rejeté. C'est une observation clinique constante plutôt qu'un mécanisme mesuré, mais la recherche sur le fait de mettre des mots sur ce qu'on garde pour soi, elle, existe, et ses effets, modestes, vont dans ce sens.
  • Un accompagnement spécialisé si la honte est prise dans une conduite addictive ou alimentaire.
  • Parler à une personne de confiance, ce qui n'est pas une méthode mais reste, pour beaucoup, la première rupture du silence.

L'hypnose se place en complément de ces approches.

L'Hypnose pour la honte : objectifs et bénéfices

Commençons par ce que l'hypnose ne fait pas.

Elle n'efface pas ce qui s'est passé. Elle ne supprime pas la honte, qui est une émotion humaine normale et qui a sa place. Elle ne remplace ni un suivi médical si l'humeur s'est dégradée, ni une prise en charge spécialisée en cas de violences. Elle ne délivre aucun pardon, ni de vous-même ni de personne. Et elle ne règle pas une situation en une séance, quoi qu'en laissent croire certains récits, y compris celui que portait la version précédente de cette page.

Ce qu'un accompagnement vise

  • Séparer l'acte de la personne. C'est le mouvement central : ramener un « je suis » vers un « j'ai fait » ou « il m'est arrivé ». Cette bascule ne se décrète pas intellectuellement, et c'est précisément pour cela qu'un travail en hypnose peut y aider.
  • Desserrer la charge émotionnelle attachée à un souvenir précis, sans avoir à le raconter en détail si vous ne le souhaitez pas. Un travail symbolique ou métaphorique est possible, et souvent plus supportable.
  • Rompre le silence à votre rythme, en commençant par un interlocuteur et un niveau de détail que vous choisissez.
  • Rendre la honte à qui elle appartient, lorsqu'elle a été déposée en vous par quelqu'un d'autre.
  • Adoucir le discours intérieur, qui est presque toujours plus dur que ce que n'importe qui d'autre vous dirait.
  • Distinguer ce qui relève de la réparation, quand il y a lieu, de ce qui relève de l'autopunition, qui ne répare rien et ne finit jamais.

Ce que nous ne ferons pas : chercher des souvenirs

C'est un point que nous tenons à poser clairement, parce qu'il est rarement dit et qu'il engage la responsabilité de tout le secteur.

Nous n'utilisons pas l'hypnose pour retrouver des souvenirs oubliés. La raison est documentée depuis longtemps, et elle fait consensus bien au-delà du milieu de l'hypnose : l'hypnose augmente la confiance qu'une personne accorde à ce qu'elle se remémore, sans augmenter pour autant l'exactitude de ce souvenir. Autrement dit, elle rend plus certain, pas plus juste.

Le phénomène porte un nom, le durcissement de la mémoire. La Cour suprême du Canada le décrit comme « la constatation la plus constante dans toutes les études sur les différents effets de l'hypnose », et ajoute que « ce processus n'est pas détectable et serait irréversible ». La British Psychological Society écrit de son côté que l'hypnose ne doit pas être employée en thérapie en partant du principe qu'elle peut retrouver des souvenirs dont la personne n'a aucun souvenir. Ce n'est donc pas une prudence maison : c'est la position professionnelle établie.

Sur un sujet comme la honte, où le passé est presque toujours en cause, cette confusion pourrait faire des dégâts considérables, dans une famille comme dans une vie.

Une conséquence pratique, si une démarche judiciaire est possible

Elle doit être connue de toute personne concernée par des violences, et la règle n'est pas la même partout.

Au Canada et au Québec, la Cour suprême a jugé en 2007, dans l'arrêt R. c. Trochym, que « tant qu'une partie n'a pas réfuté la présomption », le témoignage recueilli après une séance d'hypnose « ne doit pas être admis en preuve ». Elle précise que le juge « ne doit pas admettre la preuve portant sur des sujets abordés pendant la séance d'hypnose, même si le témoin ne modifie pas son témoignage ». Cette décision visait une hypnose demandée par des enquêteurs, et aucun tribunal n'a encore tranché le cas d'une hypnose faite en cabinet. Le risque n'est donc pas certain, mais il est sérieux, et il ne se rattrape pas après coup.

En France, il n'existe pas de règle équivalente. La Cour de cassation a annulé des auditions sous hypnose menées dans le cadre d'une instruction, mais elle n'a rien dit d'une séance faite en cabinet. Le risque y est d'une autre nature, celui des faux souvenirs induits, qui peut être opposé à votre parole devant un tribunal.

Dans les deux cas, la conduite à tenir est la même : parlez-en à un avocat ou à une association d'aide aux victimes avant d'entreprendre quoi que ce soit. Nous préférons perdre une consultation que compromettre une procédure.

Ce que nous travaillons, c'est ce que vous savez déjà et ce que vous en faites aujourd'hui. Pas l'exhumation de ce qui manque.

Ce que dit la recherche

Deux constats, dits comme ils sont.

Sur la honte elle-même, les travaux de référence sont ceux qui distinguent honte et culpabilité et qui documentent leurs effets opposés : la culpabilité est associée à des conduites de réparation, la honte à l'évitement, à une agressivité défensive, et à davantage de difficultés psychologiques. Cette littérature fonde tout le raisonnement de cette page.

Sur l'hypnose et la honte, il n'existe aucun essai clinique qui prenne la honte pour cible. Nous n'en connaissons pas un seul, et nous ne le dissimulerons pas. Ce qui est documenté tourne autour, à distance variable : une méta-analyse de 2019 sur l'hypnose et l'anxiété, qui rapporte une baisse nettement plus marquée chez les personnes accompagnées en hypnose que dans les groupes témoins, sur dix-sept essais, et de meilleurs résultats quand l'hypnose accompagne une autre approche plutôt qu'employée seule ; un essai randomisé de 2023 où une forme d'hypnothérapie améliore l'autocompassion chez des femmes en dépression, ce qui touche de près au discours intérieur dont parle cette page ; et un essai randomisé de 2026 où l'hypnothérapie fait aussi bien qu'une thérapie cognitive et comportementale centrée sur le trauma sur les symptômes de stress post-traumatique. Rien de tout cela ne dit que l'hypnose traite la honte. Cela dit qu'elle travaille sur des terrains voisins.

Nous proposons donc un appui, sur un sujet où la psychothérapie reste l'approche principale, et où la première étape est souvent simplement d'en parler à quelqu'un.

Un exemple d'accompagnement

*Exemple illustratif. Le prénom est modifié et le cheminement décrit n'engage que la personne qui l'a vécu.*

Un sac à dos de toile porté à la main, sur un chemin d'herbe

Bernard consultait pour son anxiété et pour sa consommation d'alcool, qui avait augmenté depuis plusieurs années. Ce qui est apparu au fil des entretiens, et qu'il n'avait jamais dit, c'était un revers professionnel ancien, connu de deux personnes seulement. À tout le monde d'autre, il avait présenté une version plus simple de sa vie, et il tenait cette version depuis. Il évitait certaines réunions de famille pour ne pas avoir à en parler.

C'est lui qui a trouvé l'image, et nous l'avons gardée pendant tout l'accompagnement : un sac à dos qu'il portait depuis dix ans, dans lequel il avait mis une pierre chaque fois qu'il avait dû arrondir sa version des faits. Il ne pouvait plus le poser, puisque personne ne savait qu'il le portait.

Le travail s'est fait en plusieurs étapes, et sur plusieurs mois. D'abord sur le discours intérieur, qui ne parlait plus d'un échec mais de ce qu'il était. Puis sur le sac, pierre par pierre : lesquelles lui appartenaient vraiment, lesquelles il avait ramassées pour d'autres. Enfin, à son initiative et bien plus tard, sur le fait d'en parler à quelqu'un de son entourage. Sa consommation d'alcool a été suivie en parallèle par son médecin, ce que nous lui avions demandé dès le premier entretien.

> « Je croyais que j'avais honte d'avoir échoué. En fait j'avais honte d'avoir menti pendant dix ans pour le cacher. Le sac, ce n'était pas la faillite. C'étaient les dix ans. » > Bernard, prénom modifié

Il n'a pas posé le sac d'un coup, et il dit qu'il le porte encore certains jours. Il le trouve simplement moins lourd, et il sait maintenant ce qu'il y a dedans. Chaque situation est différente, et le cheminement de Bernard ne préjuge en rien de ce que vous vivrez.

Le déroulement d'une séance d'Hypnose sur ce sujet

L'entretien. Ce que vous voulez bien en dire, et rien de plus. Sur ce sujet précisément, vous n'avez pas à raconter les faits pour être accompagné : il suffit que nous sachions dans quelles situations cela se manifeste et ce que cela vous fait conclure sur vous. Nous aborderons aussi votre humeur, votre sommeil, et l'existence d'un suivi médical ou psychologique.

L'objectif. Formulé ensemble, modeste et concret. Rarement « ne plus avoir honte », plus souvent : pouvoir aller au repas de famille de dimanche, ou cesser de me traiter comme je le fais quand j'y repense.

L'induction. Un état naturel d'attention focalisée que vous connaissez déjà sans le nommer. Vous restez conscient, vous entendez tout, vous pouvez parler et vous arrêter quand vous le souhaitez. Vous n'êtes jamais contraint de dire ou de revivre quoi que ce soit.

Le travail. Il porte le plus souvent sur la séparation entre l'acte et la personne, sur le discours intérieur, et sur la charge émotionnelle attachée à une situation. Il peut se faire de façon symbolique, sans nommer les faits, ce qui convient à beaucoup de personnes sur ce sujet. Si la charge dépasse ce que ce cadre permet, nous nous arrêtons et nous vous orientons : c'est prévu, et ce n'est pas un échec.

Le retour et l'exercice. Un échange sur ce que vous avez vécu, et un exercice d'autohypnose à emporter. Les séances suivantes se règlent sur ce que vous observez entre-temps.

Le nombre de séances se définit lors du premier entretien. Sur ce sujet, la durée dépend beaucoup de l'ancienneté de ce qui est en jeu, et personne ne peut l'annoncer d'avance.

Une limite, que nous préférons poser d'avance. Ce que vous nous dites reste entre nous. Une seule exception existe, et elle ne dépend pas de nous : lorsqu'un enfant est actuellement en danger, la loi oblige toute personne qui l'apprend à le signaler, au Québec comme en France.

Cela ne concerne pas ce que vous avez vécu enfant. Cela concerne un enfant qui, aujourd'hui, se trouverait dans cette situation. Si c'est votre cas, nous en parlerons avec vous plutôt qu'à votre place.

Prendre rendez-vous

Deux fauteuils face à face dans un bureau clair de Solutions Hypnose

Le premier entretien sert notamment à vérifier que l'hypnose est la bonne ressource pour votre situation. Si un autre interlocuteur nous semble plus adapté, nous vous le dirons, et nous le ferons volontiers : sur ce sujet, c'est même le cas assez souvent, et cela ne vous fait rien perdre. Rien ne vous empêche de revenir ensuite, et beaucoup de personnes font exactement ce chemin-là : un premier interlocuteur, puis un autre, dans l'ordre qui convient à leur situation plutôt que dans celui qu'elles avaient imaginé.

En cabinet, nos praticiens reçoivent à Montréal, Québec, Laval, Sherbrooke, Gatineau, Paris, Lille, Montpellier, Strasbourg et Casablanca. En visioconférence, où que vous soyez dans le monde, ce qui permet aussi de commencer sans avoir à se déplacer. Le mode d'emploi est ici.

Une question avant de vous décider ? Écrivez-nous en disant seulement ce que vous voulez bien dire.

Où souhaitez-vous consulter ?

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Questions fréquentes sur l'Hypnose pour la Honte et la Culpabilité

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Où trouver de l'aide.

Au Québec : Info-Social 811, option 2, gratuit et confidentiel, 24 h sur 24 · Info-aide violence sexuelle 1 888 933-9007 · SOS violence conjugale 1 800 363-9010, texto au 438-601-1211.

En France : 3919, Violences Femmes Info · Viols Femmes Informations 0 800 05 95 95, du lundi au vendredi de 10 h à 19 h · 119, enfance en danger · 116 006, aide à toutes les victimes, 7 jours sur 7 de 9 h à 19 h.

En cas de détresse ou de pensées suicidaires : au Canada 9-8-8, en appel ou en texto ; au Québec 1 866 277-3553 ou texto au 535353 ; en France 3114, 24 h sur 24.

Sources et références

Sur la honte et la culpabilité

Sur les prises en charge

Sur l'hypnose

Sur la mémoire et le cadre judiciaire

  • R. c. Trochym, 2007 CSC 6. Cour suprême du Canada. Les passages cités sont aux paragraphes 44 et 61.
  • *The Nature of Hypnosis*. British Psychological Society (2001), rapport d'un groupe de travail de la division de psychologie clinique. En anglais. C'est la source de la recommandation de ne pas employer l'hypnose pour retrouver des souvenirs.

Ressources institutionnelles

Et les articles voisins

L'hypnose telle que pratiquée par les membres de Solutions Hypnose est une approche d'accompagnement complémentaire. Elle ne constitue ni un acte médical, ni un diagnostic, ni une psychothérapie au sens réglementaire, et elle ne remplace en aucun cas une consultation, un suivi ou un traitement prescrit par un professionnel de la santé.

Nos praticiens n'évaluent pas et ne traitent pas les troubles mentaux ou les maladies. Ils ne demandent jamais l'arrêt ou la modification d'un traitement en cours : cette décision relève exclusivement de votre médecin.

Aucun résultat ne peut être garanti. Les témoignages et exemples présentés sur cette page décrivent des expériences individuelles et ne préjugent pas de ce que vous vivrez.

En cas de détresse importante, de symptômes physiques inexpliqués ou de pensées suicidaires, contactez sans délai un médecin, les services d'urgence ou une ligne d'aide.

Annie Mayrand

Page rédigée par Annie Mayrand
hypnothérapeute et coach PNL
partenaire de Solutions Hypnose.

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